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PARIS : Bruno MOREL (Emmaüs) : « Participer à la bataille c…

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PARIS : Bruno MOREL (Emmaüs) : « Participer à la bataille culturelle pour une société plus solidaire »

À moins d’un an de l’élection présidentielle, Emmaüs France engage ses 300 structures dans un plan d’action contre l’extrême droite.

Pour la première fois de son histoire, le Mouvement Emmaüs a voté, lors de son Assemblée Générale annuelle, une motion faisant de la lutte contre les idées de l’extrême droite une priorité. Dans un contexte politique jugé préoccupant, à l’approche de l’élection présidentielle de 2027, les 300 groupes et près de 40 000 acteurs du Mouvement s’engagent dans une mobilisation d’ampleur pour défendre le modèle d’une société solidaire.

« Une menace directe » pour le Mouvement et les plus démunis

Fidèle à ses combats historiques pour la défense des plus précaires, Emmaüs France alerte sur ce qu’il qualifie de « menace directe » pour son avenir et, plus largement, pour les politiques sociales et les libertés publiques. Le Mouvement redoute des coupes budgétaires dans les dispositifs d’insertion et d’hébergement d’urgence, des refus d’agréments publics, mais surtout des conséquences dramatiques pour les personnes qu’il accueille, notamment les exilés et les plus démunis.

Selon le texte de la motion, l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite se traduirait par « un affaiblissement de l’État de droit », « un détricotage de dispositifs sociaux essentiels », l’application de la préférence nationale à de nombreuses politiques publiques et une « dépriorisation des enjeux de transition écologique ».

« Dans un contexte d’extrême droitisation des idées au sein de la société, nous observons déjà les conséquences sur les personnes en situation de précarité, les libertés associatives et les politiques publiques de lutte contre la pauvreté. Il était primordial qu’un mouvement de solidarité tel qu’Emmaüs se positionne et participe à la bataille culturelle pour défendre et promouvoir un modèle de société plus solidaire et écologique, qui profite à tous », déclare Bruno Morel, Président d’Emmaüs France.

Un plan d’action pour la « bataille culturelle »

Le vote de cette motion s’accompagne d’un plan d’actions concret que les 300 groupes Emmaüs s’engagent à déployer dans les prochains mois. La première étape consistera à inciter massivement aux inscriptions sur les listes électorales et au vote.

Le Mouvement entend également « dénoncer l’imposture sociale de l’extrême droite », notamment en analysant ses votes au Parlement et ses discours publics. Une action de sensibilisation inédite est prévue avec la publication de quatre numéros d’un journal dystopique, intitulé « Le journal de dans un an ». Cette fiction d’anticipation vise à illustrer concrètement les conséquences qu’aurait l’application du programme de l’extrême droite si elle accédait au pouvoir. La première édition, jointe au communiqué, imagine un système carcéral en surchauffe, la privatisation de l’audiovisuel public ou encore l’exclusion des étrangers des aides et logements sociaux. « Ce journal n’est pas encore paru. Il ne tient qu’à nous qu’il ne paraisse jamais », précise l’édito.

Enfin, le plan prévoit l’organisation d’événements (portes ouvertes, tables rondes, manifestations culturelles), la mise en place d’une veille sur les dérives locales pour y apporter des réponses, y compris juridiques, et la création d’alliances avec d’autres organisations de la société civile partageant ce combat.

À propos d’Emmaüs France

Fervent défenseur d’une société où chacun a sa place, Emmaüs est à la fois une fabrique d’innovations sociales et un front engagé qui milite en faveur d’une société plus juste et plus écologique.

Le Mouvement Emmaüs rassemble aujourd’hui près de 40 000 personnes (bénévoles, compagnes et compagnons, salariés permanents et en insertion) réparties dans 300 structures sur tout le territoire français.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).