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PARIS : Bruno CANTEGREL : « Le signal sur les meublés nous interpelle, un risque structurel se dessine »
Le baromètre Monsieur Hugo de mars 2026 confirme une baisse des retards de loyers mais révèle une concentration record des incidents sur les locations meublées.
Après un début d’année marqué par un pic de retards de paiement post-fêtes, le marché locatif français retrouve un semblant de normalité en mars 2026. Selon le 4ème baromètre de la plateforme de gestion Monsieurhugo.com, basé sur un échantillon de 1 206 loyers prélevés automatiquement, le taux d’incidents est retombé à 2,3 %, son plus bas niveau depuis décembre 2025. Cependant, cette accalmie masque une tendance de fond préoccupante : la fragilisation croissante des locataires de logements meublés, qui représentent désormais 84 % des retards constatés.
Un retour à la normale après l’effet des fêtes
La décrue amorcée en février se confirme nettement. Avec seulement 28 incidents sur 1 206 prélèvements, le taux de retard de 2,3 % en mars marque une baisse significative par rapport aux 2,88 % de février et surtout au pic de 3,47 % enregistré en janvier. Cette trajectoire descendante sur trois mois consécutifs indique que l’impact des dépenses de fin d’année sur les budgets des ménages est désormais résorbé.
L’étude souligne l’efficacité du prélèvement automatique comme rempart contre les impayés. Le taux de succès de 97,7 % sur la plateforme contraste fortement avec la moyenne nationale, où les retards de paiement à J+5 avoisinent les 20 % en gestion traditionnelle, selon les données d’Imodirect. L’écart est donc de 1 à 9, un avantage considérable pour les propriétaires à l’heure où la trêve hivernale, qui s’est achevée le 31 mars 2026, permet de réactiver les procédures de recouvrement.
Le Grand Est toujours en tête, l’Auvergne-Rhône-Alpes sur le podium
La géographie des retards évolue. Si le Grand Est conserve sa première place avec 28,6 % des incidents, confirmant une tendance observée depuis janvier, un fait marquant est à noter : l’irruption de la région Auvergne-Rhône-Alpes dans le top 3, avec 14,3 % des cas. Cette entrée s’expliquerait par un tissu économique en mutation et une hausse des loyers dans des villes comme Saint-Étienne ou Annecy, supérieure à celle des revenus.
À l’inverse, l’Île-de-France poursuit son recul dans le classement, signe, selon l’étude, d’une meilleure résistance des revenus à l’inflation dans les zones très denses.
Locations meublées : la fragilisation se confirme
Le signal d’alarme le plus fort de ce baromètre concerne le segment du meublé. Pour le quatrième mois consécutif, sa part dans les incidents de paiement augmente, passant de 68 % en décembre 2025 à un record absolu de 84 % en mars 2026. Cette progression n’est plus un phénomène saisonnier mais bien un indicateur structurel de la vulnérabilité des locataires de meublés : profils plus précaires (CDD, intérim), dépendance aux aides et loyers en moyenne 10 à 20 % plus élevés.
Parallèlement, 80 % des retards concernent des logements de trois pièces et plus, un autre record. Les studios, pour le troisième mois d’affilée, ne comptent aucun incident, confirmant que les locataires de petites surfaces, aux charges plus faibles, absorbent mieux les imprévus financiers. Le loyer moyen d’un incident s’établit à 743 €, dessinant le portrait d’un ménage logé dans un T3 meublé en région, où le loyer pèse lourdement dans le budget.
« Mars confirme que notre technologie de prélèvement automatique fait mieux que résister à la réalité du marché — elle la devance. Avec 2,3 % de retards contre près de 20 % au national, l’écart est de 1 à 9. Mais le signal sur les meublés nous interpelle : 84 % des incidents, quatre mois de hausse d’affilée. Pour les propriétaires de meublés, la sortie de trêve hivernale au 1er avril est un tournant. Ceux qui n’ont pas automatisé leur encaissement de loyer risquent de découvrir les retards trop tard pour agir dans les délais légaux », analyse Bruno Cantegrel, fondateur de Monsieur Hugo.
À propos de Monsieur Hugo
Lancée en 2017 par l’investisseur immobilier Bruno Cantegrel, Monsieur Hugo est une plateforme SaaS de gestion locative conçue pour les particuliers et les petits investisseurs. Sa mission est de fournir une alternative technologique aux agences traditionnelles en automatisant jusqu’à 95 % des tâches administratives et techniques.
La plateforme permet de sécuriser la gestion tout en réduisant les coûts. L’abonnement, fixé à 33 € TTC par mois, inclut l’accès complet aux outils ainsi que la prise en charge des litiges, des impayés, des pannes et des fuites. Plus d’informations sont disponibles sur le site officiel : https://www.monsieurhugo.com.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

