
TOULON : Brèves de syndicats
Et si le prochain choc stratégique était numérique ? s’interroge le président du Medef, Patrick Martin.
« Une attaque sur une chaîne logistique, une coupure de câble sous-marin ou une injonction juridique étrangère sur nos données critiques : ces scénarios sont désormais crédibles. Aujourd’hui, 72% du cloud européen est contrôlé par trois acteurs américains. 70% des données françaises sont hébergées hors d’Europe. Nous ne pouvons plus ignorer notre dépendance ». Le Medef appelle à un sursaut collectif européen et propose plusieurs axes d’action : une politique industrielle forte, un marché numérique unifié, un soutien à la formation, à la recherche, aux champions européens. « L’objectif n’est pas l’autarcie, mais la capacité de choisir librement notre avenir technologique. C’est une question de liberté, de résilience et de compétitivité. Le temps des constats est passé. Agir, c’est refuser la dépendance. Investir, c’est garantir notre souveraineté. Décider maintenant, c’est assurer l’avenir de nos entreprises et de nos citoyens ».
« Alors que le budget 2025 a déjà ajouté 13 Mds € de prélèvements, principalement sur les entreprises, il est impensable d’en demander davantage en 2026 », selon la CPME qui dit non à de nouveaux prélèvements sur les entreprises.
Le syndicat national plaide pour des mesures immédiates de réduction de dépenses afin « de rendre financièrement soutenable notre modèle social. Et supportable le poids de l’Etat et des collectivités territoriales. Pour être efficaces, ces mesures doivent s’inscrire dans les principes suivants : fixer une trajectoire pluri-annuelle de réduction des dépenses ; se concentrer prioritairement sur les réductions des dépenses publiques de fonctionnement et non sur les investissements ; privilégier les mesures d’économies récurrentes ; interdire les mesures de compensation des efforts budgétaires par une capacité à se refinancer par l’impôt (comme cela a été le cas avec le versement Mobilité régional en 2025). Toute entreprise est capable de réduire ses dépenses de 2,35 %. Pourquoi pas l’État ? ».
Source : UNION – La lettre patronale d’information(s).


