PARIS : Benoît GALY : « La valeur d’un bien ne se lir…
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PARIS : Benoît GALY : « La valeur d’un bien ne se lira plus seulement à son code postal »
Une étude de Green-Acres révèle que le marché des résidences secondaires abordables redessine la France, les acheteurs privilégiant l’espace.
Loin des clichés d’un luxe inaccessible, la résidence secondaire est devenue une réalité pour une part croissante des Français. Selon un observatoire exclusif publié ce lundi 18 mai 2026 par la plateforme immobilière Green-Acres, près d’une recherche sur quatre (23 %) en France concerne désormais un bien de villégiature à moins de 150 000 €. Loin d’être un marché de repli, ce segment affiche une croissance robuste de 7,6 % sur un an, talonnant la dynamique du marché global (+8,6 %).
Cette démocratisation repose sur un arbitrage radical qui redéfinit la géographie du désir immobilier : pour un budget équivalent, les acheteurs font un choix clair entre un studio de 32 m² dans les Alpes-Maritimes ou une maison de 100 m² en Corrèze. Le rêve immobilier ne se contracte pas, il change de territoire.
Un arbitrage entre géographie et mètres carrés
Pour concrétiser leur projet, les acquéreurs à budget maîtrisé optimisent leurs critères sans renoncer à l’essentiel. Avec un budget médian de 93 500 €, soit trois fois inférieur à la moyenne du marché (289 000 €), ils continuent de plébisciter la maison individuelle (79 % des recherches, contre 77 % tous budgets confondus). Le compromis sur la surface habitable reste mesuré, avec 91 m² en moyenne contre 135 m² pour le marché global.
Le véritable levier d’ajustement est le prix au mètre carré. En s’orientant vers des territoires moins tendus, ces acheteurs accèdent à un prix médian de 965 €/m², soit plus de deux fois moins que la moyenne nationale (2 024 €/m²). Le compromis ne se fait donc pas sur la qualité de vie, mais sur le code postal. « Ce marché n’est pas celui du renoncement, mais celui des priorités. Les acheteurs ne se demandent plus ‘que puis-je m’offrir ?’, mais ‘quelle vie est-ce que je veux construire ?’ », analyse Benoît Galy, CEO de Green-Acres.
La campagne, refuge des budgets maîtrisés
La carte de France de la résidence secondaire abordable est avant tout une carte rurale. Près de deux acheteurs sur trois (64 %) concentrent leurs recherches sur la campagne et l’intérieur des terres, loin devant le littoral (30 %) et la montagne (6 %). Cette préférence s’explique par une équation surface-prix imbattable. Pour un budget quasi identique (89 000 € à la campagne contre 99 000 € sur le littoral), un acquéreur peut s’offrir une maison de 98 m² avec 1 300 m² de terrain dans l’arrière-pays, contre un bien de 75 m² avec un jardin de 784 m² en bord de mer. La campagne est ainsi le territoire où le rêve de la maison se réalise le plus facilement (90 % des recherches), tandis que la côte impose plus souvent le choix de l’appartement (33 %).
Le grand écart : un studio dans le Var ou une maison dans la Creuse
Le classement des départements les plus recherchés pour ce type de biens révèle une France à deux vitesses. Des bastions de l’hyper-ruralité comme la Nièvre, la Creuse ou la Corrèze cohabitent avec des zones ultra-prisées telles que les Alpes-Maritimes et le Var. Cette dualité illustre deux stratégies d’achat radicalement opposées.
D’un côté, le pied-à-terre d’emplacement : dans les Alpes-Maritimes, un budget médian de 112 000 € permet d’acquérir un studio de 32 m² à 3 423 €/m². De l’autre, la maison d’espace : en Corrèze, 56 000 € suffisent pour une maison de 100 m² à 776 €/m². L’étude souligne qu’au prix d’un petit appartement dans l’arrière-pays niçois, un acheteur peut s’offrir deux maisons en Corrèze.
D’Agde à Ruffec : deux visions de l’immobilier plaisir
À l’échelle des communes, cet arbitrage devient encore plus saisissant. Le classement des villes les plus demandées est dominé par deux archétypes. D’un côté, Agde (Hérault) s’impose comme la championne du studio de vacances, où un budget de 105 000 € donne accès à un bien de 36 m². De l’autre, Ruffec (Charente) symbolise la maison de bourg, où un budget quasi identique (103 550 €) permet d’acquérir une maison de 104 m² avec 1 681 m² de terrain. Le budget d’un studio au Cap d’Agde permet donc d’acheter une maison presque trois fois plus grande avec un immense jardin en Charente.
Ce marché, loin d’être une simple niche, s’affirme comme une composante structurelle de la demande immobilière de loisir. « Nous assistons à la fin du marché immobilier unique. La valeur d’un bien ne se lira plus seulement à son code postal, mais à sa capacité à répondre à un projet de vie précis. Cette intelligence géographique des acheteurs est une lame de fond qui va durablement redéfinir les territoires désirables de demain », conclut Benoît Galy.
À propos de Green-Acres
Fondée en 2004 par Benoît Galy, Green-Acres est une plateforme spécialisée dans l’« immobilier plaisir », proposant plus de 340 000 biens à vendre en France et dans une quarantaine d’autres pays. L’entreprise s’adresse à une audience de plus de 10 millions d’acheteurs par an, en quête d’une résidence secondaire ou d’un pied-à-terre à l’étranger. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.green-acres.fr

