PARIS : Avenir de l’ostéopathie – Refus du stat…
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PARIS : Avenir de l’ostéopathie – Refus du statut d’auxiliaire médical et projet d’autorité indépendante
Les deux principaux syndicats d’ostéopathes, ODF et SFDO, unissent leurs forces pour définir le statut de la profession et sa régulation.
L’avenir de la profession d’ostéopathe se dessine autour d’une vision commune. À l’issue d’une réunion tenue à Paris le 7 mai dernier, les deux organisations représentatives des ostéopathes exclusifs, Ostéopathes de France (ODF) et le Syndicat Français Des Ostéopathes (SFDO), ont annoncé une convergence de leurs objectifs sur plusieurs dossiers stratégiques. Cette alliance vise à renforcer la structure de la profession tout en préservant ses principes fondamentaux.
Un statut à préserver, un modèle à inventer
Au cœur des discussions, le statut de la profession cristallise les attentes et les lignes rouges. Les deux syndicats réaffirment leur attachement indéfectible aux piliers de l’exercice de l’ostéopathie : l’accès direct pour les patients, l’autonomie professionnelle des praticiens et la liberté d’honoraires.
Dans ce contexte, l’intégration au statut d’auxiliaire médical, tel que défini dans le livre 3 du code de la santé publique, est unanimement rejetée. Une telle évolution placerait, selon eux, les ostéopathes dans une situation de subordination incompatible avec leur pratique. Tout en fermant cette porte, ODF et le SFDO se montrent ouverts à l’exploration d’autres voies statutaires. Ils conviennent cependant qu’une telle ambition passe par des modifications structurantes au sein même de la profession, un préalable indispensable avant de redéfinir son cadre légal.
Vers une Autorité publique indépendante pour réguler la profession
Face à la nécessité de renforcer la régulation de la formation et de l’exercice, les deux organisations soutiennent la création d’une Autorité publique indépendante (API). Cette structure est présentée comme une alternative moderne et adaptée à la mise en place d’un ordre professionnel classique. L’objectif est de mettre en place un cadre robuste garantissant la protection des usagers et la sécurité des professionnels. Les travaux conjoints portent désormais sur la définition précise de la gouvernance, du périmètre d’action et du calendrier de mise en œuvre de cette future autorité.
Un front commun face aux défis juridiques et économiques
La solidarité entre les deux syndicats s’exprime également sur le terrain juridique. Ostéopathes de France apporte son soutien officiel au recours contentieux engagé par le SFDO devant le tribunal administratif de Rennes. Cette action en justice vise à annuler une circulaire du conseil de l’Ordre des médecins du Morbihan interdisant le partage de locaux entre médecins et ostéopathes. L’enjeu est de taille : obtenir une jurisprudence qui sécuriserait cette pratique collaborative pour l’ensemble des praticiens sur le territoire national.
Enfin, une vigilance particulière est portée au remboursement des soins par les complémentaires santé. ODF et le SFDO s’inquiètent du risque de voir l’ostéopathie exclue du panier de soins des contrats dits « responsables ». Pour contrer cette menace, ils s’appuient sur une étude financée par Santéclair qui a démontré qu’une prise en charge ostéopathique permet de réduire de 50 % les arrêts de travail. Forts de ce résultat probant, les deux syndicats travaillent au cofinancement de nouvelles recherches pour continuer à objectiver les bénéfices de leur discipline.
Le SFDO et ODF ont annoncé qu’ils poursuivraient leurs échanges réguliers et tiendraient l’ensemble de la profession informé de l’avancement de ces dossiers cruciaux.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

