PARIS : Assurance – L’IA et la donnée s’imposent face au risque climatique
Face à l’explosion des coûts liés au climat, l’intelligence artificielle et la donnée deviennent les armes essentielles des assureurs pour réduire le déficit de couverture.
Le changement climatique ne relève plus de la prospective, il dicte désormais la réalité économique du secteur de l’assurance. En ce début d’année 2026, les experts Judith Neumann et Alain Nohra de chez Guidewire dressent un bilan sans concession : les assureurs subissent une pression inédite, coincés entre l’explosion des sinistres et la nécessité d’adapter leurs modèles technologiques.
Un constat économique alarmant
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les données compilées par l’Agence européenne pour l’environnement, les pertes économiques liées aux événements climatiques ont été multipliées par cinq depuis les années 1980, passant de 8,6 à 44,9 milliards d’euros par an en Europe (https://www.eea.europa.eu/en/analysis/indicators/economic-losses-from-climate-related).
Pourtant, la réponse assurantielle peine à suivre la cadence des catastrophes. À l’échelle de l’Union européenne, seule une fraction marginale de ces dommages est couverte : environ 25 %. Ce « protection gap » (écart de couverture) révèle de profondes disparités sur le continent. Une étude récente souligne que cet écart atteint 83 % en Italie, contre 37 % en Allemagne (https://www.allianz.com/content/dam/onemarketing/azcom/Allianz_com/economic-research/publications/specials/en/2025/april/2025-04-15-climate-adaptation.pdf).
Outre le manque de couverture, le financement de l’adaptation climatique accuse un retard critique. Alors que les besoins sont estimés à 387 milliards de dollars par an d’ici 2030, à peine plus de 63 milliards étaient mobilisés quatre ans plus tôt.
La technologie au service de la résilience
Pour faire face à cette nouvelle donne, l’industrie se tourne massivement vers la technologie. L’intégration de nouveaux flux de données — météorologiques, imagerie satellitaire, capteurs IoT — couplée à la puissance de l’intelligence artificielle, permet désormais d’affiner les modèles de risque.
« Ces outils améliorent la qualité des modèles climatiques et libèrent du temps pour des actions à plus forte valeur ajoutée, notamment en matière de durabilité », analysent les experts de Guidewire. L’objectif est double : ingérer des volumes massifs de données pour anticiper les sinistres et automatiser les processus pour gagner en réactivité lors des catastrophes.
Le virage de l’économie circulaire
L’autre levier majeur identifié pour 2026 est l’adoption de l’économie circulaire dans la gestion des sinistres, notamment automobile. Sous l’impulsion de la réglementation européenne favorisant le droit à la réparation, le remplacement systématique laisse place à la remise en état.
Cette approche répond aussi à une logique financière stricte. Une étude de France Assureurs (https://www.franceassureurs.fr/espace-presse/transition-vers-le-vehicule-electrique-quels-impacts-pour-lassurance-quelles-propositions-pour-preserver-une-assurance-automobile-accessible-a-tous/) révèle que l’indemnisation des accidents impliquant des véhicules électriques coûte en moyenne 11 % plus cher que pour les véhicules thermiques. Dans ce contexte, le recours aux pièces de réemploi devient indispensable pour contenir l’inflation du coût du risque.
Guidewire (https://www.guidewire.com), leader mondial des plateformes logicielles pour l’assurance IARD, se positionne au cœur de cette transformation en fournissant les infrastructures nécessaires pour rendre ces données climatiques et opérationnelles immédiatement exploitables par les compagnies d’assurance.