PARIS : Assiste-t-on vraiment à une montée du climatoscepti…
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PARIS : Assiste-t-on vraiment à une montée du climatoscepticisme en France ?
Le 25e baromètre de l’Agence de la transition écologique (Ademe) sur les représentations du changement climatique montre qu’il existe plusieurs formes de climatoscepticisme en France.
Si une déclinaison radicale et idéologique existe, la majorité des Français (62 %) est convaincue de la réalité et des causes anthropiques des désordres climatiques. La priorité n’est donc pas de convaincre, mais de porter des mesures à la hauteur des enjeux, aussi bien à l’échelle de l’État que des collectivités et des entreprises.
Le changement climatique n’est plus un phénomène lointain dans le temps ou dans l’espace. Il fait désormais partie de notre quotidien : plus d’un Français sur deux déclare désormais avoir déjà subi les conséquences du réchauffement climatique là où il habite, alors qu’ils n’étaient que 28 % il y a dix ans.
Les enjeux environnementaux et le changement climatique font partie des principales préoccupations des Français, notamment depuis 2019. Ils ont pris la mesure de l’urgence climatique et ont bien conscience des nécessaires changements de modes de vie et de production.
Si une large majorité des Français est convaincue qu’il y a actuellement un changement climatique et qu’il est dû à l’activité humaine, certains chiffres du baromètre de l’Ademe, qui sonde tous les ans, depuis 25 ans, l’opinion des Français sur le changement climatique, pourraient laisser penser à une hausse du climatoscepticisme.
Mais qu’entend-on vraiment par ce terme ? Comment l’opinion des Français vis-à-vis du changement climatique a-t-elle évolué ces dernières années ? Comment expliquer cette hausse récente des personnes pensant que le changement climatique est un phénomène naturel ? Qui sont ces personnes et quels sont les enjeux pour l’action climatique ?
De fait, les données de ce baromètre sur le changement climatique, que je conduis avec l’aide de Daniel Boy et l’institut de sondage OpinionWay, montrent que la hausse récente observée est à nuancer, tout comme le profil de climatoscepticisme.
Quelles formes de climatoscepticisme ?
Notre étude révèle qu’il existe plusieurs types de climatosceptiques qui ne sont pas représentés dans les mêmes proportions au sein de la population. Il y a :
- ceux qui nient la réalité même du changement climatique, et qui ne représentent que 2 % de la population ;
- ceux qui n’ont pas d’avis et ne se prononcent pas (6 %) ;
- et ceux qui considèrent que c’est un phénomène naturel comme il y en a toujours eu (30 %).
SOURCE : ADEME INFOS.
