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PARIS : Art Paris 2024 – Vera MOLNAR à la Galerie V…

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Floriane Dumont
11 Mar 2024

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PARIS : Art Paris 2024 – Vera MOLNAR à la Galerie Vérart Véronique Smagghe

Vera Molnár, artiste d’origine hongroise, installée en France à partir de 1947, vient de disparaître à presque cent ans.

Foire régionale et cosmopolite, orientée vers la découverte, Art Paris 2024 affiche une forme olympique pour sa 26ème édition qui se tient du 4 au 7 avril au Grand Palais Éphémère : 136 galeries d’art moderne et contemporain de 25 pays triées sur le volet, une sélection toujours plus exigeante et un renforcement de la présence internationale. Deux thématiques distinguent également cette édition  : Fragiles utopies. Un regard sur la scène française et Art & Craft, portées respectivement par les commissaires d’exposition invités Éric de Chassey et Nicolas Trembley. Les secteurs Promesses pour les jeunes galeries et Solo Show défrichent les nouveaux talents et revisitent les figures historiques. En 2024, Art Paris s’engage davantage dans le soutien à la scène française en lançant avec BNP Paribas Banque Privée, partenaire premium officiel de la foire, le Prix BNP Paribas Banque Privée. Un regard sur la scène française d’une dotation de 30 000 euros.

FRAGILES UTOPIES

Un regard sur la scène française

VERA MOLNÁR, GALERIE VERART VÉRONIQUE SMAGGHE

Dans l’histoire de l’abstraction de la seconde moitié du XXe siècle, le recours à l’ordinateur a souvent signifié la volonté de concevoir des œuvres qui seraient plus parfaites que celles élaborées à la main, préfigurant un monde où la mécanisation et la rationalisation s’imposeraient à l’ensemble de l’humanité de façon prescriptive pour la guider impérieusement vers un bonheur qu’elle serait incapable d’atteindre par elle-même. Vera Molnár, artiste d’origine hongroise installée en France à partir de 1947 et qui vient de disparaître à presque cent ans, a toujours fait le contraire, depuis qu’elle s’est mise à utiliser l’ordinateur, à la fin des années 1960. Celui-ci lui permet avant tout d’explorer les possibilités presque illimitées de principes mis en œuvre de façon systématique sur lesquels reposait déjà son travail antérieur de géométrie abstraite, de pousser la règle jusqu’au moment où celle-ci produit du dérèglement. Cette Structure de quadrilatères part ainsi d’une figure stable et censément parfaite, le carré, répétée avec des variations systématiques qui finissent par la faire basculer dans un désordre apparent, qui n’est en réalité qu’une sorte d’ordre de niveau supérieur, jubilatoire et libérant.