PARIS : Art Paris 2024 – Mathilde DENIZE, à la Galeri…
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PARIS : Art Paris 2024 – Mathilde DENIZE, à la Galerie Perrotin
Pendant longtemps, la peinture, sous la forme du tableau, n’a joué qu’un rôle secondaire dans le travail de Mathilde Denize.
Foire régionale et cosmopolite, orientée vers la découverte, Art Paris 2024 affiche une forme olympique pour sa 26ème édition qui se tient du 4 au 7 avril au Grand Palais Éphémère : 136 galeries d’art moderne et contemporain de 25 pays triées sur le volet, une sélection toujours plus exigeante et un renforcement de la présence internationale. Deux thématiques distinguent également cette édition : Fragiles utopies. Un regard sur la scène française et Art & Craft, portées respectivement par les commissaires d’exposition invités Éric de Chassey et Nicolas Trembley. Les secteurs Promesses pour les jeunes galeries et Solo Show défrichent les nouveaux talents et revisitent les figures historiques. En 2024, Art Paris s’engage davantage dans le soutien à la scène française en lançant avec BNP Paribas Banque Privée, partenaire premium officiel de la foire, le Prix BNP Paribas Banque Privée. Un regard sur la scène française d’une dotation de 30 000 euros.
FRAGILES UTOPIES
Un regard sur la scène française
MATHILDE DENIZE, PERROTIN
Pendant longtemps, la peinture, sous la forme du tableau, n’a joué qu’un rôle secondaire dans le travail de Mathilde Denize. Celle-ci assemblait surtout des objets trouvés, souvent de rebut, qu’elle transformait à l’occasion, comme pour les sauver de la négligence avec laquelle on les traite généralement, les associant les uns avec les autres, ou avec des moulages de partie du corps, en configurations plus ou moins amples. Même si cela est en partie faux techniquement, il lui a fallu en passer par le vêtement pour pouvoir revenir au tableau. Elle reprend en effet des fragments de toile où les différentes couches de peinture se superposent et se confondent pour en faire des costumes, qui peuvent à l’occasion, lors de performances, être portés, mais sont également présentés au mur, évoquant leurs possibles vies passées et futures. C’est le même principe de recomposition et d’assemblage de fragments picturaux qui gouverne l’exécution de tableaux d’apparence plus traditionnelle. Ils ne proposent jamais une forme stable mais évoquent des présences fantomatiques, ouvertes de l’intérieur et qui glissent l’une dans l’autre, avec une fausse tranquillité qui évite l’affirmation péremptoire et préfère toujours la suggestion et la fluidité.


