
PARIS : Art et Solidarité – Le salon Solid’Art de retour au Carreau du Temple
Du 2 au 5 avril au Carreau du Temple, le Secours Populaire organise la 5e édition de Solid’Art pour financer des vacances pour des enfants.
Pour la cinquième année consécutive, le Secours populaire de Paris transforme le Carreau du Temple en une vaste galerie d’art solidaire. Du jeudi 2 au dimanche 5 avril 2026, le salon Solid’Art réunit 110 artistes contemporains autour d’une cause commune : offrir des moments d’évasion aux enfants issus de familles précaires. L’événement, en accès libre et gratuit, attend près de 8 000 visiteurs pour découvrir 1 500 œuvres et participer à un riche programme d’animations.
Une œuvre achetée, un enfant en vacances
Le concept de Solid’Art est simple et percutant. Pour chaque œuvre vendue, l’artiste invite l’acquéreur à réaliser un don du même montant, ou plus, au profit du Secours populaire. Les fonds ainsi collectés financent intégralement des initiatives comme la « Journée des Oubliés des Vacances », qui permet à des milliers d’enfants de profiter d’une journée à la mer. « Les fonds collectés permettront aux enfants des familles soutenues par le Secours populaire de partir en vacances, d’accéder à la culture, aux loisirs et aux sports », explique Abdelsem Ghazi, directeur du Secours populaire de Paris.
Le besoin reste criant : en France, un enfant sur trois ne part toujours pas en vacances. Grâce à la générosité des donateurs et des artistes, l’édition 2025 avait permis de récolter 205 000 €, finançant ainsi 4 000 journées de vacances. L’association rappelle qu’un don de 50 € suffit à offrir une journée d’évasion à un enfant. Les dons peuvent être effectués sur le site du Secours populaire de Paris (https://don.secourspopparis.org).
Une sélection artistique riche et engagée
Sous la présidence de l’animatrice Daphné Bürki, un jury de professionnels a sélectionné un panorama varié de la création actuelle. Peinture, sculpture, photographie, street art ou encore sérigraphie seront représentés. Parmi les artistes présents figurent des noms reconnus comme BEBAR, L’ATLAS, Nasty, ou encore le photographe Thibaut Derien, aux côtés de galeries et éditeurs tels que LUMAS ou les Éditions Anagraphis.
« Les artistes sont l’âme de Solid’Art et deviennent, le temps du salon, les ambassadeurs du Secours populaire dans une démarche d’accès à la culture », souligne Florian Neveu, commissaire de l’événement. Une vision partagée par la marraine du salon, Daphné Bürki, pour qui « la solidarité est en chacun de nous ; il suffit parfois de la réveiller ».
LOREM, un parrain issu du street art
Cette 5ème édition est parrainée par LOREM, une figure montante de l’art urbain. Connu pour son concept « Servez-Vous », il transforme des objets abandonnés dans la rue en œuvres d’art qu’il géolocalise ensuite sur les réseaux sociaux pour que des passants puissent se les approprier. Son engagement trouve un écho naturel dans la philosophie du salon. « Savoir qu’une œuvre peut offrir des vacances à un enfant, c’est donner un sens humain et solidaire à la création et c’est ce qui m’a toujours animé », confie l’artiste. Il réalisera une sérigraphie exclusive pour l’occasion et une performance lors du vernissage.
Performances et ateliers pour tous
Solid’Art se veut un lieu de rencontre et d’échange. Tout au long des quatre jours, le public pourra assister à des créations en direct et participer à des ateliers. Le vernissage, le jeudi 2 avril à 18h, sera marqué par une performance de LOREM et la remise du Prix Street Art par le Fonds Renault pour l’Art et la Culture. Le programme inclut également des live paintings de Marta Lapeña ou Sébastien Allart, un atelier immersif du « souvenir » par Tom Geleb et le slameur Slone Sawyer, des initiations à la sérigraphie, ainsi que des séances de dédicaces avec des artistes comme MAYE ou Charlélie Couture.
L’événement se tiendra au Carreau du Temple, 4 rue Eugène Spuller dans le 3ème arrondissement de Paris.

