PARIS : Arnaud BRODZKI : « Le million d’euros n’est pas un…
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PARIS : Arnaud BRODZKI : « Le million d’euros n’est pas un objectif marketing, c’est un seuil d’usage »
La startup française Eyst Technology confirme son ascension en franchissant le cap du million d’euros de flux de sinistres traités via sa solution.
L’assurance technologique française poursuit sa structuration. Quelques mois après avoir bouclé une levée de fonds de 1,4 million d’euros en octobre 2025, Eyst Technology annonce avoir franchi une étape déterminante de son développement en ce début d’année 2026. L’entreprise, spécialisée dans l’indemnisation instantanée en marque blanche, a dépassé le million d’euros de flux de sinistres traités via sa plateforme de paiement dirigé.
Ce volume transactionnel valide la pertinence d’une infrastructure métier conçue spécifiquement pour répondre aux exigences complexes des assureurs. Il ne s’agit plus de phases de tests théoriques, mais bien d’une utilisation intensive par des gestionnaires sur des cas réels. « Le million d’euros n’est pas un objectif marketing. C’est un seuil d’usage. Il marque le moment où une solution cesse d’être un “nice to have” pour devenir un réflexe opérationnel », a expliqué Arnaud Brodzki, CEO de Eyst.
Une réponse aux besoins d’indemnisation sans avance de frais.
Fondée en 2022, la startup a développé un outil SaaS (Software as a Service) qui permet aux compagnies d’assurance et aux mutuelles de moderniser radicalement l’expérience de leurs bénéficiaires. La plateforme intervient en amont du remboursement traditionnel pour permettre aux assurés de régler des prestations sans avoir à avancer les fonds. Cette approche s’avère particulièrement pertinente dans les situations d’urgence du quotidien, qu’il s’agisse de dossiers d’assistance, de sinistres IARD (Incendie, Accidents, Risques Divers) ou de parcours de santé.
Pour les acteurs du secteur, dont des noms majeurs comme Generali qui collaborent déjà avec la structure, l’enjeu est double. Il s’agit d’une part d’améliorer la satisfaction client en supprimant la friction financière, et d’autre part de renforcer la sécurité des transactions. La traçabilité des paiements offerte par la solution constitue en effet un levier efficace pour limiter la fraude, un problème récurrent dans la gestion des sinistres.
Orchestrer les paiements : cartes virtuelles et virements.
La force du modèle proposé par Eyst Technology (https://eyst.io/) réside dans sa capacité à ne pas opposer les méthodes de paiement, mais à les orchestrer au sein d’une interface unique. La plateforme combine l’usage de cartes de paiement virtuelles fléchées — générées instantanément lors de la demande — et les virements bancaires instantanés. Cette flexibilité permet de proposer le mode de règlement le plus adapté à la typologie du sinistre et à l’expérience attendue.
L’outil est désormais considéré comme pleinement opérationnel et déployé à grande échelle. La technologie garantit que les fonds alloués sont utilisés de manière fléchée par l’assuré, assurant ainsi une fiabilité opérationnelle indispensable aux grands comptes.
Une intégration technique accélérée.
Pour favoriser cette adoption rapide, la startup a misé sur une architecture technique qui supprime les barrières à l’entrée. La solution a été pensée pour permettre aux assureurs de tester le service sans intégration informatique lourde, validant ainsi le « product-market fit » sans frais initiaux.
Une fois l’usage confirmé, le passage à l’industrialisation se fait via un mode « plug & run ». L’API (interface de programmation) développée par Eyst centralise toutes les étapes de création d’une carte de paiement en un seul appel et notifie l’assureur des transactions en temps réel. Cette simplification permet une intégration technique qui ne mobilise pas les équipes informatiques des assureurs plus de cinq jours, évitant ainsi les ruptures organisationnelles souvent redoutées lors de l’adoption de nouveaux outils digitaux.
Performance et simplicité opérationnelle.
L’atteinte de ce million d’euros de flux traités en janvier 2026 confirme que la solution répond à une attente forte du marché. La startup, soutenue par des investisseurs privés ainsi que par les réseaux Paris Business Angels et InsurAngels, ambitionne désormais de devenir un acteur de référence en Europe.
La priorité reste l’efficacité concrète pour les gestionnaires de sinistres. « Contrôle d’usage, traçabilité des flux, rapidité d’exécution et simplicité opérationnelle expliquent aujourd’hui l’adoption croissante de notre modèle par les équipes sinistres et d’assistance. Notre priorité est très concrète : permettre aux équipes des assureurs de payer vite, bien, et simplement, sans complexifier leur quotidien, tout en améliorant l’expérience de l’assuré », a conclu Arnaud Brodzki.