PARIS : Architecture – Quand les périphéries réinvent…
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PARIS : Architecture – Quand les périphéries réinventent la ville à la Galerie Callot
Le Plus Petit Cirque du Monde et l’École d’architecture Paris-Malaquais inaugurent une exposition inédite explorant la revitalisation des territoires en marge par l’alliance de la recherche urbaine et de la performance artistique.
C’est une rencontre entre deux mondes que tout semble opposer mais que l’urgence urbaine rassemble : l’académisme d’une grande école d’architecture parisienne et l’effervescence d’un tiers-lieu culturel de banlieue. Le jeudi 19 février 2026, la Galerie Callot, située dans le 6ème arrondissement de Paris, ouvrira ses portes pour le vernissage de l’exposition « Périphéries – S’engager avec le déjà-là ».
Cet événement marque une étape clé dans le programme « Patrimoines et Architectures des Périphéries », piloté par Le Plus Petit Cirque du Monde (PPCM), basé à Bagneux (Hauts-de-Seine). L’objectif est ambitieux : changer de regard sur les banlieues, non plus perçues comme des zones de relégation, mais comme des laboratoires de l’architecture de demain.
Un voyage à travers quatre territoires
L’exposition, visible jusqu’au 13 mars, propose un parcours photographique et audiovisuel retraçant quatre projets de recherche-action menés entre 2020 et 2025. Ces initiatives ont été déployées dans des contextes géographiques et culturels très variés : à Eleusis (Grèce), capitale européenne de la culture 2023, à Timișoara (Roumanie), à Oulu (Finlande) et à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe).
Sous le commissariat de Dimitra Kanellopoulou, maîtresse de conférences à l’Ecole d’architecture Paris-Malaquais, et d’Amine Slimani, fondateur de RDTA Studio, l’exposition met en lumière une méthodologie singulière. Il s’agit de croiser les outils d’analyse urbaine rigoureux avec des résidences artistiques et des ateliers de participation citoyenne. « Ces projets témoignent de la manière dont les disciplines architecturales, urbaines et artistiques peuvent mobiliser au-delà de leur champ les cultures et pratiques populaires », expliquent les organisateurs.
Valoriser le « déjà-là »
Le titre de l’exposition, « S’engager avec le déjà-là », résume la philosophie portée par le PPCM, labellisé Centre Culturel de Rencontre en 2023. Plutôt que de faire table rase du passé pour imposer une modernité venue d’en haut, l’approche consiste à reconnaître la vitalité existante des périphéries urbaines. Il s’agit de valoriser leurs passés, souvent industriels ou issus des grands ensembles, pour imaginer leur futur.
Le PPCM (https://www.lepluspetitcirquedumonde.fr), installé dans un bâtiment remarquable en bois à Bagneux, incarne cette démarche au quotidien. Il interroge les liens entre patrimoine, création artistique et transformation urbaine, cherchant à faire de ces zones des lieux de « fabrication prioritaire des patrimoines ».
Une année 2026 riche en événements
Cette exposition parisienne n’est que le prélude d’une année dense pour le programme. Le 3 avril 2026 se tiendra la restitution du projet « Lycée de demain », une réflexion sur les espaces éducatifs menée avec les jeunes. Suivront en juin l’exposition « Prendre Place » et, en septembre, la manifestation annuelle « Le Grand Voyage », une randonnée urbaine valorisant le patrimoine polymorphe de la banlieue parisienne.
Le vernissage du 19 février est ouvert aux professionnels et à la presse sur inscription (http://r.jigsaw.postculture.org/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsFVLT1V9O1yiWLhTF23RR/tdKzp6wtNjo_). Pour le grand public, l’exposition sera accessible du 20 février au 13 mars 2026 à la Galerie Callot (1 rue Jacques Callot, Paris).
Plus d’informations sur le site de l’agence Jigsaw (https://jigsaw.family).

