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PARIS : Antony DERBES : « Finance : le travail a changé d’o…

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PARIS : Antony DERBES : « Finance : le travail a changé d’orbite, la régulation tarde à décoller »

Dans une tribune, Antony Derbes, président d’Open Lake Technology, alerte sur le décalage croissant entre la régulation financière et les nouveaux usages du travail.

Dans une tribune publiée ce jour, Antony Derbes, président d’Open Lake Technology, dresse un constat sans appel : alors que le travail dans le secteur financier a connu une transformation silencieuse mais radicale, les cadres réglementaires, eux, restent ancrés dans un modèle dépassé. Cette dichotomie expose les institutions financières à des risques de conformité et à des angles morts critiques. « Il y a des transformations qui ne s’annoncent pas. Elles ne font pas de bruit », écrit-il, soulignant que ce décalage est devenu « trop visible pour être ignoré ».

Un modèle de contrôle devenu obsolète

Historiquement, la régulation financière s’est construite sur un paradigme de contrôle et de traçabilité stricte : des communications centralisées, enregistrées, et liées à un poste de travail physique identifié. Ce système fonctionnait dans un monde où les interactions professionnelles suivaient des circuits prévisibles. Or, ce monde n’existe plus. « Aujourd’hui, une conversation professionnelle peut naître sur un smartphone, se prolonger sur une messagerie instantanée, se déplacer vers une visioconférence, puis se conclure sur une plateforme collaborative », explique Antony Derbes.

Ces nouveaux usages, accélérés par la crise sanitaire, ont rendu les échanges professionnels continus, fragmentés et hybrides. Le paradoxe est total :               « Jamais les échanges n’ont été aussi nombreux, aussi rapides, aussi stratégiques, et pourtant, ils n’ont jamais été aussi difficiles à appréhender dans leur globalité ». En continuant de vouloir encadrer des objets physiques (lignes fixes, postes de travail) plutôt que des flux de communication, la régulation actuelle se trouve en décalage avec la réalité opérationnelle et fragilise l’intégrité même des interactions qu’elle prétend garantir.

L’humain, nouveau centre de gravité de la régulation

Pour le président d’Open Lake Technology, le véritable basculement réside dans le déplacement du centre de gravité : il n’est plus le poste de travail, mais l’individu lui-même. « Ce sont désormais les parcours de communication qui structurent l’activité, et non les dispositifs techniques qui les supportent », insiste-t-il. Dès lors, la question n’est plus de contrôler chaque outil séparément, mais de suivre de manière cohérente les interactions qui circulent entre eux.

Ce changement de perspective implique de passer d’une régulation des équipements à une régulation des usages. Ignorer ou marginaliser des outils omniprésents comme le smartphone, point de convergence entre vie personnelle et professionnelle, revient à « accepter une perte de visibilité et de    maîtrise ». La solution n’est donc pas de freiner ces évolutions, mais de les accompagner.

Pour une approche unifiée et une conformité intégrée

La réponse ne peut résider dans l’accumulation de solutions de contrôle disparates. Antony Derbes plaide pour « une approche unifiée, capable de réconcilier les différents environnements de communication et d’exercer une gouvernance cohérente, indépendante des outils eux-mêmes ». L’objectif est de transformer la conformité, souvent perçue comme une contrainte, en une dimension fluide et naturelle des processus de travail quotidiens.

Il s’agit non pas d’alléger les exigences réglementaires, mais de les repositionner pour qu’elles soient réellement pertinentes face aux pratiques actuelles. « Le défi est considérable, mais il ouvre également une opportunité : celle de repenser en profondeur l’articulation entre technologie, usages et cadre réglementaire », conclut-il.

Cette analyse est portée par Open Lake Technology (https://www.open-lake.com), une entreprise qui développe une suite logicielle conçue pour aider les directions des systèmes d’information à répondre à ces nouveaux besoins de conformité, de supervision et de compréhension des usages sur les systèmes de communications unifiées.