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PARIS : Anissa PUTOIS (PETA) : « Le gouvernement français t…

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PARIS : Anissa PUTOIS (PETA) : « Le gouvernement français trahit la loi de 2021 »

L’association PETA dénonce le transfert des deux dernières orques de Marineland vers un parc espagnol, y voyant une trahison de la loi.

L’avenir des deux dernières orques du parc Marineland d’Antibes suscite une vive polémique. Suite à l’annonce de Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, de leur prochain transfert vers un delphinarium en Espagne, l’organisation de défense des droits des animaux PETA a vivement réagi, dénonçant une décision qui va à l’encontre de l’esprit de la législation française. Pour l’association, cette délocalisation n’est qu’un moyen de déplacer le problème de l’exploitation des cétacés plutôt que de le résoudre.

Une trahison de l’esprit de la loi

Au cœur de la controverse se trouve la loi de 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale, qui interdisait notamment la reproduction des cétacés en captivité en France et prévoyait la fin de leur présentation au public. Pour PETA, envoyer Wikie et Keijo au Loro Parque, en Espagne, constitue une violation de l’objectif de cette loi. « Le gouvernement français trahit la loi de 2021 en autorisant le transfert de Wikie et Keijo […] Transférer ces êtres intelligents et sensibles dans une autre prison aquatique, plutôt que vers une solution respectueuse de leurs besoins naturels, est injustifiable », a déclaré Anissa Putois, responsable des campagnes et de la communication pour PETA France.

L’association militait pour le placement des deux orques dans un sanctuaire marin, une alternative qui, selon elle, aurait été la seule réponse éthique après des années d’exploitation. « Après des années d’exploitation, un sanctuaire était le minimum que méritaient Wikie et Keijo », poursuit le communiqué de l’organisation. La conclusion de PETA est sans appel : « La France doit mettre fin, comme elle s’est engagée à le faire, à l’exploitation des cétacés, pas l’exporter ».

Loro Parque : une destination controversée

Le choix du delphinarium espagnol Loro Parque comme nouvelle résidence pour les orques est particulièrement critiqué par l’association. PETA qualifie l’établissement de « delphinarium bien connu pour les souffrances infligées aux cétacés captifs », s’appuyant sur un dossier documentant les conditions de vie des animaux (https://www.peta.org.uk/features/loro-parque/). L’organisation rappelle un bilan jugé alarmant : « Au moins quatre orques sont mortes prématurément au Loro Parque ».

De plus, PETA souligne que le parc espagnol continue de faire se reproduire des orques, une pratique qui entre en « totale contradiction avec l’objectif de la loi française de 2021 qui interdit leur reproduction ».

La captivité, un « enfer » pour les cétacés

PETA France rappelle que la prise de conscience du public, notamment depuis le documentaire *Blackfish*, a mis en lumière les conséquences désastreuses de la captivité sur ces mammifères marins. L’association oppose la vie des orques à l’état sauvage — où elles tissent des liens sociaux complexes, coopèrent et parcourent jusqu’à 140 kilomètres par jour — à leur existence dans les parcs marins.

Enfermées dans des bassins exigus, souvent avec des congénères incompatibles, elles « souffrent physiquement et psychologiquement et meurent bien avant leur espérance de vie naturelle, qui peut atteindre entre 60 et 70 ans pour les mâles, et entre 80 et 90 ans pour les femelles ».

Un combat de longue haleine

Cette prise de position s’inscrit dans une campagne menée depuis de nombreuses années par PETA et d’autres associations contre les delphinariums. Des manifestations ont régulièrement été organisées, incluant la mise en scène d’un cimetière symbolique devant Marineland pour les orques qui y sont mortes. L’actrice Pamela Anderson, soutien de longue date de PETA, avait également participé à une action médiatisée pour interpeller les autorités sur le sort des animaux du parc.

Fidèle à sa devise, « les animaux ne nous appartiennent pas et nous n’avons pas à les utiliser pour nos divertissements », PETA affirme qu’elle continuera son combat jusqu’à ce que tous les cétacés soient libérés. L’organisation invite le public à s’informer sur ses campagnes via son site PETAFrance.com (https://www.petafrance.com) et ses réseaux sociaux.