PARIS : Albert de Monaco dans « Les Maîtres du monde » aux…
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PARIS : Albert de Monaco dans « Les Maîtres du monde » aux Éditions Eyrolles
Albert de Monaco parmi les « maîtres du monde », en tant qu’éminente figure du soft power.
Pascal Boniface signe le chapitre PORTRAIT « Albert de Monaco, un prince iconoclaste et engagé » de l’ouvrage collectif, qu’il a dirigé, Les Maîtres du monde – 20 portraits décryptés par les meilleurs spécialistes.
-Le fils d’un power people couple
-Un incontestable compétiteur
-Un acteur engagé de la protection de l’environnement
-Le sport comme outil géopolitique

EXTRAIT :
Albert de Monaco est un chef d’État certes visible et riche, mais l’opulence de la principauté, celle de ses habitants, n’en fait pas une superpuissance économique. Le hard power de l’État monégasque est à l’échelle de la taille de son territoire. Spectaculaire, mais relativement limité. C’est par d’autres moyens que le prince Albert a donné à l’État qu’il dirige une visibilité et un prestige inespérés par rapport à sa surface territoriale et à son poids économique. Cela fait de lui l’un des citoyens du monde les plus connus, et de la principauté un État immédiatement identifié. Qui peut en dire de même parmi les chefs d’État et de gouvernement des 193 pays membres de l’ONU ? En termes de notoriété, ni Monaco ni son prince ne sont dans les limbes du classement. Certes, le soft power ne procure pas une puissance décisionnelle. Le prince Albert ne peut stopper le réchauffement climatique, mais il exerce une influence réelle dans le grand débat d’idées internationales, antichambre de la décision.
La vie du prince héritier d’un État minuscule et richissime, dont la famille régnante fait les choux gras de la presse people, pourrait être faite de luxe et de futilités. Elle pourrait se résumer à des réceptions mirifiques, des opérations de charité et des apparitions publiques soigneusement mises en scène, le tout régi par un protocole draconien et quelque peu étouffant. Le quotidien d’Albert de Monaco correspond en partie à cela. Mais, « noblesse oblige », il a voulu se forger son propre destin, tracer sa voie, échapper au prévisible et être utile au bien commun. Il aurait pu ne pas être souverain : sa sœur Caroline est son aînée. Les règles successorales de la principauté n’obligeant pas à un règne masculin, c’est son père Rainier – plus que lui-même – qui a voulu Albert pour successeur. Pour éviter un parcours linéaire et sans aucun risque, la pratique sportive intense s’est imposée, façon pour le prince Albert de se réapproprier son destin. Pour prouver que la fortune pouvait être mise au service d’une cause d’intérêt général, il a choisi la protection du climat.
Les Éditions Eyrolles présentent
LES MAÎTRES DU MONDE
Fédérer – Gouverner – Soumettre
20 portraits décryptés par les meilleurs spécialistes
par Didier Billion, Camille Boulenguer, Christian Chesnot, Olivier Da Lage, Guillaume Delacroix, Jean de Gliniasty, Emmanuel Lincot, François Mabille, Georges Malbrunot, Marie-Cécile Naves, Victor Pelpel, Marianne Péron-Doise, Stéphane Quéré, Anne-Cécile Robert, Caroline Roussy, Gwenaëlle Sauzet, Denis Sieffert, Julia Tasse, Christophe Ventura
sous la direction de Pascal Boniface
G0102084
EAN : 9782416020841
ISBN13 : 978-2-416-02084-1
23,5 x 29,5
256 pages
34 €
PARU LE 2 octobre
Chefs d’État visionnaires, magnats de la tech, leaders d’opinion, militants : les meilleurs spécialistes décryptent la galaxie du pouvoir au 21ème siècle, et dressent le PORTRAIT DE 20 PERSONNALITÉS INCONTOURNABLES réparties en 5 grandes catégories – les hors-la-loi, les multi-alignés, les figures du soft power, les représentants du « Sud global », les lanceurs d’alerte.
Une somme illustrée, limpide, à l’intention du grand public – adolescent comme adulte – curieux de l’actualité internationale. Un éclairage original sur l’état du monde.
Qui dirige le monde ? Alors que la multiplication des crises et des conflits, de plus en plus sanglants, donne l’impression d’un monde sans maître, qui sont les acteurs qui comptent vraiment sur la scène internationale ?
La puissance s’est émiettée, mais également diversifiée dans son expression et ses manifestations. Autrefois concentré entre les mains de quelques dirigeants, le pouvoir s’exerce désormais de manière plus diffuse, à travers une multitude d’acteurs aux influences diverses.
Les chefs d’État des grandes puissances n’en sont plus les seuls dépositaires, ils doivent prendre en compte des leaders de pays moins importants mais parvenant à faire passer un message fort, des représentants de la société civile qui, grâce aux moyens modernes de communication, peuvent atteindre un large public.
Si la puissance militaire, économique et politique demeure un levier majeur, L’INFLUENCE – qu’elle soit médiatique, technologique, culturelle ou idéologique – est devenue une force incontournable dans les rapports de pouvoir.
Vladimir Poutine, Kim Jong-un, Benyamin Netanyahou, Donald Trump, Paul Kagame, Elon Musk, El Mencho, Narendra Modi, Mohammed ben Salmane, Recep Tayyip Erdoğan, le pape, Albert de Monaco, Taylor Swift, Xi Jinping, Ousmane Sonko, Lula, Mia Mottley, Greta Thunberg, Julian Assange, #MeToo : Parcours, convictions, objectifs… Si les 20 PERSONNALITÉS présentées, aux profils divers, ne possèdent pas toutes la même puissance, toutes contribuent à influencer le processus de décision. Chacune de ces figures façonne ainsi, à sa manière, le paysage géopolitique, et redéfinit les grands équilibres mondiaux. Leur vision et leurs actions dessinent les contours du monde de demain, pour le meilleur ou pour le pire.
PASCAL BONIFACE est directeur-fondateur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et de l’école IRIS Sup’.
Il est l’auteur de près de 80 ouvrages sur les relations internationales et les questions stratégiques, dont la plupart font l’objet de rééditions régulières et de traductions.
Il décrypte aussi l’actualité internationale en vidéo sur sa chaîne YouTube et dans son podcast « Comprendre le monde ».
Retrouvez-le sur son site pascalboniface.com et sur les réseaux sociaux.
TABLE DES MATIÈRES
1 Les hors-la-loi
Le droit leur apparaît comme étant un obstacle insupportable à l’exercice de leur puissance, et celle-ci est suffisante pour leur permettre d’échapper aux sanctions infligées habituellement à ceux qui ne respectent pas les normes établies. Ils assument ouvertement d’être hors la loi, sûrs et fiers de leur impunité. Le droit, c’est pour les faibles. Il ne les concerne donc en aucune manière
–Vladimir Poutine, sauveur ou fossoyeur de la Russie ?
–Kim Jong-un : une dictature héréditaire et nucléaire
–Benyamin Netanyahou, l’insubmersible
–Donald Trump, un dictateur en démocratie
–Paul Kagame, l’allié encombrant de l’Occident
–Elon Musk, le conquérant
–El Mencho : la puissance des cartels, du Mexique au monde
2 Les multi-alignés
Qu’il est doux d’être volage. Pourquoi s’enfermer dans une alliance exclusive qui crée des obligations et n’apporte pas toujours des droits suffisants ? Multiplier les alliances est la meilleure garantie de n’être prisonnier d’aucune et de conserver une indépendance la plus large possible. Celle-ci est dès lors mise au service de l’intérêt national, le seul qui compte à leurs yeux.
–Narendra Modi, autocrate aux pieds d’argile
–Mohammed ben Salmane, le despote éclairé
–Recep Tayyip Erdoğan, une domination durable sur la scène politique turque
3 Les figures du soft power
« Le pape, combien de divisions ? » demandait Staline pour pointer l’impuissance du souverain pontife. L’« homme d’acier » privilégiait au plus haut point la puissance dure – comme le peuple soviétique l’a appris à ses dépens –, mais il appréciait aussi être aimé et se faire appeler le « Petit Père des peuples ». D’autres personnages comptent uniquement sur le soft power pour s’imposer sur la scène mondiale.
–Le pape, un chef spirituel face à un monde en crise
–Albert de Monaco, un prince iconoclaste et engagé
–Taylor Swift : entre puissance économique et influence culturelle
4 Les représentants du « Sud global »
Le « Sud global » n’est pas un bloc uni. Il y a de grandes différences de régimes, de puissance et même d’orientations diplomatiques. Mais si les États qui le composent n’ont pas un projet unique, ils partagent un rejet commun, celui d’un monde dominé et dirigé par l’Occident. Et ses leaders s’activent pour mettre fin à cette – très longue – parenthèse historique.
–Xi Jinping, l’héritier de Mao face à l’Occident
–Ousmane Sonko, le tribun qui change les règles du jeu
–Lula : le rêve d’un nouveau Brésil
–Mia Mottley, celle qui veut bouger l’ordre mondial
5 Les lanceurs d’alerte
Ils n’ont pas de pouvoir, mais ils ont beaucoup d’influence. Ils sont le – gros – caillou dans la chaussure des puissants. Ils les empêchent de nuire en toute quiétude à l’intérêt général. Ils réveillent les consciences par la force de leurs convictions et de leur argumentaire, par la solidarité et la justesse de leur cause. Ils sont héroïsés par les progressistes, diabolisés par les autres.
–Greta Thunberg, premier porte-voix de la génération climat
–Julian Assange, l’ennemi public n° 1
–#MeToo, l’onde de choc mondiale

