PARIS : Actifs immatériels – La valeur invisible qui…
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PARIS : Actifs immatériels – La valeur invisible qui décuple le prix des entreprises
Une étude Finantis Value révèle comment marques, logiciels ou données, bien que non inscrits au bilan, redéfinissent la hiérarchie économique.
Comment expliquer qu’un portefeuille de marques puisse être valorisé 2,99 millions d’euros dans un cas, et à peine 2 931 euros dans un autre ? Cette dissymétrie, loin d’être anecdotique, illustre une mutation profonde de la finance d’entreprise : la valeur se déplace massivement des actifs tangibles vers des ressources immatérielles. Marques, logiciels, algorithmes, bases de données ou savoir-faire secrets deviennent les véritables moteurs de la performance économique.
Selon une analyse du cabinet Finantis Value, qui a accompagné la valorisation de plus de 750 millions d’euros d’actifs de ce type depuis sa création en 2017, la comptabilité classique ne suffit plus à expliquer les écarts de valorisation observés lors des cessions ou levées de fonds. La capacité d’une entreprise à générer des revenus futurs repose désormais sur des actifs invisibles, à condition qu’ils soient juridiquement sécurisés et économiquement exploités.
La marque : un actif conditionné à son exploitation
La valeur d’une marque ne réside pas dans son simple dépôt, mais dans son usage commercial réel et mesurable. L’étude de Finantis Value l’illustre avec des exemples frappants. Dans le secteur agroalimentaire, un portefeuille de marques de pommes biologiques, soutenu par une exploitation active et une protection internationale, a été valorisé à 2,99 millions d’euros. À l’inverse, les marques d’une autre société, laissées en sommeil sans perspective de revenus, n’ont été estimées qu’à 2 931 euros.
Dans d’autres secteurs, l’histoire devient un actif monétisable. Un savoir-faire en tissage artisanal remontant au 15ème siècle a ainsi permis de soutenir une valorisation de groupe estimée entre 6,69 et 9,03 millions d’euros. Cependant, le réalisme reste de mise. « La valorisation d’une marque n’apparaît pas recevable au regard des faits et réalisations connus si elle est déconnectée de son exploitation réelle », précise le cabinet dans son analyse. Une estimation peut ainsi être rejetée si elle ne repose pas sur une substance économique vérifiable.
Quand le logiciel et les algorithmes prennent le pouvoir
Dans les industries technologiques, la valeur migre silencieusement du matériel vers le logiciel. Alors que les actifs physiques engendrent des coûts proportionnels à la production, l’immatériel permet une croissance exponentielle sans augmentation équivalente des charges.
Un système de cobotique (robot collaboratif) capable de mémoriser et reproduire des gestes complexes a ainsi été valorisé à 13,3 millions d’euros. La valeur ne réside pas dans la machine, mais dans l’intelligence logicielle qui la pilote. Dans des secteurs de pointe comme l’aérospatial, les analyses de contribution montrent que la licence logicielle peut représenter jusqu’à 50 % de la valeur générée par un produit final, reléguant le matériel au rang de simple support.
Données et savoir-faire, le capital discret
L’accumulation de données qualifiées constitue un autre gisement de valeur stratégique. Dans le domaine biopharmaceutique, une base de données issue d’études cliniques multicentriques a été estimée à une valeur maximale de 9,2 millions d’euros en vue de négociations.
Le savoir-faire, lorsqu’il est documenté et reproductible, devient également un actif cessible. Un processus de diagnostic structuré dans le secteur de la formation a par exemple été estimé à 155 700 euros, tandis qu’une expertise pointue en cybersécurité pour le secteur bancaire a été valorisée entre 184 000 et 219 000 euros.
L’impact social, un catalyseur de valeur mais pas une garantie
Les critères d’investissement intègrent de plus en plus la capacité d’une entreprise à répondre à des enjeux sociétaux. Toutefois, l’impact social agit comme un multiplicateur de valeur plutôt qu’une garantie. Des technologies portables dédiées à la sécurité individuelle peuvent atteindre des valorisations de 60 à 80 millions de dollars. À l’inverse, un projet de mode adaptée aux femmes en situation de handicap, bien que socialement pertinent, se situe dans une fourchette de 846 000 à 1 million de dollars. La valorisation finale reste conditionnée par la taille du marché, la profondeur technologique et la capacité à générer des profits mesurables.
C’est sur ce champ d’expertise que s’est spécialisé le cabinet Finantis Value (https://finantisvalue.com), dirigé par Sylvie Gamet, seule femme en France à détenir la certification internationale CVA (Certified Valuation Analyst). L’enjeu pour les dirigeants est désormais de savoir identifier et quantifier cette valeur invisible qui, bien qu’absente des bilans, structure durablement leur trajectoire. Des exemples et méthodologies sont détaillés sur la page dédiée à la valorisation des actifs immatériels (https://www.finantisvalue.com/valorisation-financiere-actifs-immateriels/).


