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PALM BEACH : Victoire juridique pour Éric Lamaze

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PALM BEACH : Victoire juridique pour Éric Lamaze

Éric Lamaze remporte une victoire juridique majeure en Floride, rétablissant ses droits à une défense équitable.

Une décision marquante pour le cavalier olympique

Le champion olympique canadien Éric Lamaze a obtenu une victoire significative devant la cour d’appel de Floride. Le 1er mai, la Fourth District Court of Appeal of Florida a annulé un jugement par défaut rendu contre lui en novembre 2023. Ce jugement, prononcé par la Palm Beach County Circuit Court, l’avait condamné à verser plus de 1,4 million de dollars à d’anciens co-investisseurs dans une affaire de copropriété de deux chevaux. La cour d’appel a estimé que cette décision violait son droit fondamental à une défense équitable.

La condamnation initiale avait été prononcée le jour même où le retrait de l’avocat de M. Lamaze avait été autorisé, sans qu’il ait eu le temps de se faire représenter correctement. Le juge Mark W. Klingensmith a souligné que même les accusations de « fraude sur la cour » invoquées ne justifiaient pas une sanction aussi sévère. Selon lui, les fautes supposées de M. Lamaze, si elles sont avérées, auraient seulement entraîné le report d’une audience, et non une tentative de fausser le fond du litige.

Un litige complexe autour de chevaux de sport

Ce litige opposait Éric Lamaze à deux investisseurs, Lorna Guthrie et Jeffrey Brandmaier, concernant la vente de deux chevaux de sport. Condamné en son absence, alors qu’il faisait face à des ennuis de santé graves et à des difficultés juridiques complexes, Lamaze s’était vu geler ses comptes et autres avoirs, perdre ses chevaux, et sa réputation avait été durement attaquée.

Au cœur de cette affaire se trouvaient deux chevaux, dont la jument Nikka VD Bisschop, présentée comme surévaluée par les plaignants. Depuis, cette jument a non seulement contribué à la qualification olympique du Canada aux Jeux panaméricains de Santiago, mais elle vient tout juste d’être sacrée championne de France 2025 à Fontainebleau avec la cavalière française Nina Mallevaey. Ce succès sportif contredit toute idée de malversation.

Un retour à la vérité et à la justice

La cour d’appel de Floride, en annulant la condamnation prononcée contre Éric Lamaze, met fin au jugement par défaut rendu en son absence. Cette décision reconnaît que ses droits à une défense équitable n’avaient pas été respectés. C’est donc un retour à la case départ : Éric Lamaze retrouve ses droits, et l’affaire sera désormais jugée sur le fond, de manière contradictoire.

Pour mémoire, les deux premières instances dans cette affaire lui avaient donné raison, avant qu’il ne perde le droit de se défendre dans les circonstances troubles évoquées. Lamaze reconnaît aujourd’hui qu’à cette période confuse, des certificats médicaux inexacts avaient été transmis à la justice. Ces documents, obtenus à son insu par un avocat canadien pour l’affaire Azix auprès de son assistante, avaient ensuite été versés, hors de leur contexte, à la procédure américaine. Une erreur grave, dont il assume les conséquences, mais qui ne saurait justifier la privation de son droit fondamental à une défense équitable, comme vient de le reconnaître la cour d’appel.

Une reconstruction personnelle et professionnelle

Aujourd’hui, dans une phase active de reconstruction personnelle et professionnelle, Éric Lamaze a notamment séjourné en maison de repos, avant de reprendre une activité de coach et de remonter à cheval. Il souhaite tourner la page, mais également rétablir quelques vérités.

Il tient notamment à revenir sur l’affaire dite « Aziz », évoquée dans un précédent communiqué et contredite par un droit de réponse. En 2024, la Cour supérieure de justice de l’Ontario avait rendu un jugement condamnant Éric Lamaze à verser plus de 500 000 euros à la société Iron Horse Farm Inc., représentée par Karina Frederiks Aziz. Or, Éric Lamaze n’a jamais été notifié officiellement de ce jugement rendu contre lui, une procédure lors de laquelle il n’a pas pu se défendre pour les mêmes raisons que l’affaire précédente.

Des contre-vérités mises en lumière

Dans un communiqué diffusé le 29 octobre, Éric Lamaze avait apporté une série d’éléments vérifiables démontrant le caractère infondé ou mensonger des accusations, preuves vétérinaires à l’appui. Les plaignants avaient alors diffusé un droit de réponse truffé de contradictions, d’erreurs factuelles ou d’allégations contestables.

Par exemple, le droit de réponse affirmait que Madame Karina Aziz Frederiks était une cavalière expérimentée, ayant participé à plus de 1 200 compétitions. Cependant, sa biographie sur le site de la Fédération Équestre Internationale révèle qu’elle est 2263ᵉ mondiale, avec seulement 9 victoires en 12 ans sur des parcours à 1,35 m maximum. Elle n’a jamais participé à un CSI 4 ou 5*, ni à des épreuves supérieures à 1,45 m, à deux exceptions près.

Concernant le cheval Nosco de Blondel, le droit de réponse prétendait qu’elle n’avait jamais participé à une compétition avec lui. En réalité, elle ne l’a jamais monté en compétition et l’a renvoyé en Europe sous prétexte qu’il était dangereux. Ce cheval a ensuite été médaillé d’argent en Championnat d’Europe avec une jeune cavalière suédoise, Petronella Andersson.

Des affirmations contestables

Le droit de réponse mentionnait également des soins inadéquats prodigués au cheval Rominka, entraînant une dépréciation de sa valeur. Concernant Pepperkorn, il soulignait une névrectomie et un double puçage, des éléments qu’Éric Lamaze n’avait jamais détectés lors de la visite d’achat et qui n’étaient apparus qu’au moment du litige. Une enquête de Cheval Magazine avait également mis en lumière des incohérences dans les affirmations des plaignants.

Enfin, le droit de réponse affirmait que Monsieur Gregory Aziz n’avait jamais été condamné par la justice américaine. Pourtant, deux décisions publiques prouvent le contraire, notamment une condamnation à verser 21 millions de dollars et une mise sous bracelet électronique.

Un combat pour la vérité et la justice

Éric Lamaze n’entend pas entretenir de querelle, mais il estime qu’il est temps que certaines vérités soient dites. Ces procédures, engagées alors qu’il était dans un état de grande vulnérabilité, continuent de ternir sa réputation injustement. Ce combat judiciaire n’est pas seulement une question d’honneur, il est aussi une étape nécessaire pour retrouver une voix, une crédibilité et le droit de se projeter à nouveau.

Pour prendre connaissance de la décision de la cour d’appel de Floride dans son entier : www.law360.com/articles/2332716/fla-panel-reverses-default-judgment-in-prized-horses-suit

Dans un monde où la vérité et la justice sont parfois mises à l’épreuve, cette décision rappelle l’importance de défendre ses droits fondamentaux, même lorsque les chemins semblent les plus sinueux.