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NIMES : Au Musée du Vieux Nîmes un duo posthume

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Floriane Dumont
7 Mar 2024

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NIMES : Au Musée du Vieux Nîmes un duo posthume

La Contemporaine de Nîmes est une nouvelle triennale de création contemporaine portée par la Ville de Nîmes.

Tous les trois ans à compter de 2024, un extrait de l’art d’aujourd’hui est présenté à travers la ville, autour d’une grande thématique. Espace public, monuments, sites patrimoniaux, musées, lieux culturels et du quotidien sont ainsi investis par des artistes reconnus et émergents de la scène française et internationale, de toutes disciplines et de toutes générations. Chaque édition de la Contemporaine est une invitation à découvrir et parcourir la création actuelle et Nîmes autrement, dans le cadre d’une programmation à la fois exigeante, généreuse et accessible.

JEANNE VICERIAL & PIERRE SOULAGES

AVANT DE VOIR LE JOUR

Avec la participation d’étudiantes et d’étudiants en métiers d’art et design mention mode du Lycée Ernest Hemingway

Le Musée du Vieux Nîmes est le théâtre d’un duo posthume entre la jeune artiste textile Jeanne Vicerial et un monument de la peinture récemment disparu : Pierre Soulages. Les recherches du peintre ont été particulièrement importantes dans le parcours de Jeanne Vicerial. En découvrant son travail, elle comprend que le noir associé à un geste répétitif ouvre des possibilités infinies. Car ce n’est pas de noir dont il est finalement question, mais de lumière et de portes vers d’autres mondes. Dans ce face à face inédit, Jeanne Vicerial a souhaité rendre un hommage au maître dans la ville qui l’a vu partir. Plusieurs de leurs œuvres entrent en dialogue au sein d’une installation multisensorielle qu’elle a entièrement créée sur place, et qui a nécessité d’habiter le musée pendant un mois avec son équipe et des étudiantes et étudiants en mode du Lycée Ernest Hemingway de Nîmes. L’expérience proposée aborde autant l’idée de renaissance et de métamorphose, que l’état d’antériorité qui précède la naissance, le dernier souvenir avant que ne commence la vie. Présences féminines et Outrenoirs rythment ce parcours du blanc vers le noir, puis du noir vers le blanc, tout en mettant en lumière les nombreux parallèles qui existent entre les pratiques des deux artistes. Fils et sillons laissés par le passage du pinceau semblent parfois même s’interchanger. Ici, ils incarnent à la fois le passage du temps et la fragilité des destinées.