NICE : Politique – Nice Front Populaire fustige la di…
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NICE : Politique – Nice Front Populaire fustige la division de la gauche et maintient sa candidature
Face au refus d’alliance réitéré par la liste Unis pour Nice, le groupe Nice Front Populaire dénonce une stratégie irresponsable et confirme le maintien de sa liste.
Alors que les élections municipales de 2026 approchent à grands pas, les tensions se cristallisent au sein de la gauche niçoise. Le mouvement « Nice Front Populaire » a diffusé, ce lundi 2 mars, un communiqué incisif pour déplorer l’absence d’unité entre les différentes forces progressistes et écologistes de la ville et de la Métropole Nice Côte d’Azur.
Le groupe, qui revendique avoir œuvré « sans relâche » pour un rassemblement large, constate aujourd’hui l’échec des négociations avec la liste concurrente « Unis pour Nice », composée du Parti Socialiste, du Parti Communiste Français et des Écologistes.
Une fin de non-recevoir pour l’union
Le point de rupture semble avoir été atteint en cette fin février. Selon le communiqué, la tête de liste d’Unis pour Nice, Juliette Chesnel-Le Roux, a fermé la porte à toute éventualité de fusion ou d’alliance pour le second tour lors d’une intervention sur BFM Nice Côte d’Azur le 27 février dernier. Une position qui aurait été confirmée ce lundi 2 mars par Julien Picot et Patrick Allemand dans les colonnes de Nice Matin.
Pour Nice Front Populaire, les justifications avancées par leurs concurrents relèvent d’arguments jugés « fallacieux ». Le groupe politique ne cache pas son amertume face à cette décision : « Nous prenons acte, à regret, de cette décision », indiquent les responsables du mouvement.
Le spectre d’une victoire de la droite
Au-delà des querelles d’appareils, Nice Front Populaire insiste sur les conséquences électorales de cette désunion. Pour le mouvement, l’abandon d’une démarche unitaire compromet les chances de l’opposition de remporter le scrutin face au maire sortant et à ses rivaux.
Le communiqué qualifie cette stratégie d’« irresponsable », estimant qu’elle « met en péril l’espoir de barrer la route à la droite-extrême de Christian Estrosi et à l’extrême droite d’Éric Ciotti ». Le groupe lance ainsi un appel direct aux 71 colistiers de la liste « Unis pour Nice » ainsi qu’aux adhérents de base des partis concernés (Écologistes, PS, PCF), les invitant à « revenir à la raison » et à « inverser le cours des choses ». Selon eux, l’histoire retiendra la responsabilité de cette désunion et ses répercussions sur la vie locale.
Maintien de la candidature au nom de la « rupture »
Malgré ce contexte difficile, Nice Front Populaire refuse de se retirer de la course. Le mouvement réaffirme son double engagement auprès des électeurs. D’une part, il maintient sa main tendue à l’ensemble des forces de gauche et de l’écologie pour tenter, jusqu’au bout, de construire un rassemblement. D’autre part, il assure qu’il ne se désistera pas.
« Nous maintiendrons notre liste pour offrir aux citoyens la possibilité de voter pour une gauche de rupture, solidaire et écologiste, fidèle aux valeurs et au programme du Nouveau Front Populaire », précise le texte.
Le programme défendu par le mouvement entend s’opposer frontalement à la politique menée par l’actuelle majorité municipale. Les thématiques mises en avant incluent la lutte contre une politique jugée « antisociale et écocide », le combat contre le « surtourisme », les problématiques de mal-logement ainsi que la xénophobie.
Pour illustrer sa démarche et appeler au dépassement des conflits internes, le mouvement conclut sa communication en citant le poète Louis Aragon : « Quand les blés sont sous la grêle / Fou qui fait le délicat / Fou qui songe à ses querelles / Au cœur du commun combat ».


