NICE : Mémoire et résilience – Des dessins de jeunes…
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NICE : Mémoire et résilience – Des dessins de jeunes rescapées de l’attentat exposés à la Villa Masséna
Dix ans après l’attentat, une exposition dévoile les dessins réalisés par de jeunes victimes lors d’ateliers d’art-thérapie menés avec le dessinateur Kristian.
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Dix ans après le tragique attentat qui a endeuillé la Promenade des Anglais le 14 juillet 2016, la Ville de Nice se prépare à des commémorations empreintes de sobriété et de mémoire. Au cœur de ce devoir de souvenir, une exposition exceptionnelle, intitulée « NICE, 10 ANS DE MÉMOIRE ET DE RÉSILIENCE », se tiendra du 3 au 27 juillet 2026 à la Villa Masséna. Elle mettra en lumière un projet d’art-thérapie unique, offrant un témoignage poignant sur la reconstruction d’adolescentes rescapées du drame.
L’art pour panser les maux
Quelques mois seulement après l’attaque, une initiative forte a vu le jour au sein de l’hôpital pour enfants de la Fondation Lenval. L’équipe de pédopsychiatrie, dirigée par la professeure Florence Askenazy, a contacté le dessinateur de presse niçois Kristian pour une mission singulière : suivre un petit groupe de jeunes filles victimes de l’attentat dans le cadre d’un atelier d’art-thérapie.
Pendant une année entière, ces rendez-vous hebdomadaires à la Maison des Adolescents de la Fondation Lenval ont permis à ces jeunes de poser sur le papier leurs émotions, leurs peurs, mais surtout leurs espoirs. À travers de simples dessins, elles ont pu exprimer leurs attentes pour leurs vies futures et entamer un long et difficile chemin vers la résilience, là où les mots manquaient parfois pour dire l’indicible.
Une expérience humaine bouleversante
Pour l’artiste, habitué à commenter l’actualité avec ses crayons, cette immersion dans l’intimité de la reconstruction post-traumatique fut une épreuve marquante. Il témoigne de l’intensité de cette aventure humaine.
« Ce fut l’expérience la plus bouleversante de ma vie », confie Kristian.
Cette collaboration a permis de constater la puissance du dessin comme outil thérapeutique, un langage universel capable de libérer la parole et de projeter vers l’avenir des jeunes vies brisées par la violence.
Une exposition à la croisée des mémoires
L’exposition à la Villa Masséna proposera une sélection de ces dessins d’adolescentes, œuvres d’une sincérité et d’une force rares. Ces témoignages intimes seront mis en perspective avec des dessins de presse réalisés par Kristian lui-même au lendemain du drame, offrant un double regard : celui, immédiat et public, de l’actualité, et celui, plus lent et personnel, de la reconstruction.
Le public pourra également découvrir de nombreux autres documents et témoignages recueillis au fil des ans, faisant de cet événement un lieu de mémoire collective et un hommage vibrant à la capacité de résilience de la jeunesse niçoise face à la tragédie. Une manière de ne jamais oublier, tout en regardant vers l’avenir.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

