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NICE : Marc CONCAS : « L’inéligibilité de Pierre IPPOLITO s…

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NICE : Marc CONCAS : « L’inéligibilité de Pierre IPPOLITO sera prononcée s’il est élu »

Marc Concas, pour l’équipe de Christian Estrosi, dénonce une manœuvre de l’extrême droite et affirme l’inéligibilité de Pierre Ippolito.

À l’approche des élections municipales à Nice, la campagne prend une tournure juridique. Dans un communiqué daté du 19 février 2026, Maître Marc Concas, au nom de l’équipe de campagne de Christian Estrosi, a vivement réagi aux déclarations du candidat d’extrême droite, Pierre Ippolito, concernant la validation de sa liste. Selon Marc Concas, cette communication relève de l’« enfumage » et masque une situation d’inéligibilité manifeste qui pourrait avoir de lourdes conséquences après le scrutin.

Une validation formelle, pas un blanc-seing juridique

L’équipe de Christian Estrosi conteste fermement l’interprétation faite par son opposant d’une récente décision de justice. « Contrairement à ce qu’affirme le candidat de l’extrême droite, sa liste n’a en aucun cas été “validée” par le juge administratif », précise le communiqué. Il est rappelé que le tribunal administratif, tout comme le préfet, ne contrôle que la régularité formelle des listes déposées. La question de l’éligibilité de chaque candidat, quant à elle, ne relève pas de cette procédure préliminaire.

Cette analyse est corroborée par les propos du rapporteur public durant l’audience, qui a souligné que « cette question a vocation à être tranchée ultérieurement ». En clair, la véritable bataille juridique se jouera après l’élection, devant le juge de l’élection, qui est le seul compétent pour statuer sur le fond. La décision actuelle ne constitue donc en rien une garantie pour Pierre Ippolito et ses colistiers.

L’article L.231 du code électoral au cœur du litige

Le fond du problème repose sur une disposition précise du code électoral. L’équipe de campagne de Christian Estrosi s’appuie sur l’analyse des services de l’État, rappelant que « le préfet des Alpes-Maritimes l’a clairement indiqué, Pierre Ippolito se trouve dans une situation d’inéligibilité au regard de l’article L.231, alinéa 2, 6° du code électoral ».

Ce texte de loi vise à prévenir les conflits d’intérêts en rendant inéligibles les dirigeants d’entreprises ayant des liens contractuels importants avec la collectivité qu’ils briguent. Or, selon le communiqué, Pierre Ippolito est un « entrepreneur de services municipaux, titulaire de 17 marchés publics conclus avec la Ville de Nice et la Métropole Nice Côte d’Azur ». La loi exigeait qu’il cesse ses fonctions de dirigeant au moins six mois avant la date du scrutin, ce qu’il n’aurait pas fait.

Un risque majeur pour la liste et un appel à la clarté

Pour Marc Concas, Pierre Ippolito prend « le risque majeur de déposer une liste sur laquelle figure un candidat manifestement inéligible ». La stratégie est clairement énoncée : « Oui, il peut être candidat. Mais s’il est élu, son éligibilité sera examinée et son inéligibilité manifeste sera prononcée ».

Le camp Estrosi affiche sa confiance dans l’issue d’un futur contentieux électoral. « Nous faisons confiance à l’analyse juridique des services de l’État. La question sera soumise au juge de l’élection. Nous ne doutons pas qu’il donnera raison au préfet des Alpes-Maritimes », conclut le communiqué. Cette offensive vise à dénoncer ce qui est qualifié d’« opération de communication destinée à masquer une fragilité juridique évidente » et à exiger la clarté pour les électeurs niçois.