Skip to main content

NICE : La section archéologique du musée diocésain de Tropea

Print Friendly, PDF & Email
Floriane Dumont
29 Nov 2023

Partager :

NICE : La section archéologique du musée diocésain de Tropea

La section archéologique du musée diocésain de Tropea propose un parcours chronologiquement subdivisé en trois salles, témoignant de la continuité des établissements humains dans la zone du rocher de Tropea.

Ce rocher fait face à la mer Tyrrhénienne, dans une position stratégique pour la navigation vers les îles Éoliennes et constitue la pointe du fertile promontoire de Mont Poro.

Du Néolithique à l’Âge du Fer

La première salle présente des pièces documentant l’occupation du territoire du Néolithique (Ve millénaire av. J.-C.) à l’Âge du Fer (IXe siècle av. J.-C.). Les pièces comprennent un petit vase et des fragments d’un vase plus grand. Y sont également exposés des objets retrouvés dans la vieille ville, près de la cathédrale, y compris une matrice de fonte de javelot, qui démontre la production locale de ces armes plutôt que leur importation.

L’Âge de la Grande Grèce

Une autre petite salle au premier étage est consacrée à l’Âge de la Grande Grèce (Ve et IVe siècle av. J.-C.), période durant laquelle une petite colonie s’était installée sur le rocher. Les vitrines sont organisées en fonction de la topographie et contiennent des céramiques à figures rouges et à glaçure noire avec des décorations raffinées de palmettes et d’ovules. Sont également exposées des boucles de ceintures en bronze en forme de cigales, éléments typiques de l’armure défensive des Brettes, qui enterraient les armes des défunts dans leurs tombes.

La nécropole paléochrétienne

La dernière salle est consacrée à la découverte la plus importante, le cimetière paléochrétien (du Ve au VIIe siècle) découvert sous la place devant le musée et la cathédrale. Cette nécropole, découverte en 1926 par Pasquale Toraldo et fouillée systématiquement en 1980 et 2001, consiste en une série dense de fosses creusées dans la roche de la falaise et recouvertes de mortier et de barils de briques. Ces tombes, appelées « cupides », présentent des similitudes remarquables avec celles trouvées en Algérie et en Tunisie et sont encore uniques dans la région de la Calabre.

SOURCE : Chambre de Commerce Italienne – Novembre 2023