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NICE : Julien PICOT (PCF) : « L’alliance d’Éric Ciotti avec…

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NICE : Julien PICOT (PCF) : « L’alliance d’Éric Ciotti avec l’extrême droite est une faute politique majeure »

Le PCF des Alpes-Maritimes dénonce vivement l’alliance nouée par Éric Ciotti avec l’extrême droite pour les élections municipales à Nice.

La scène politique niçoise est en ébullition suite à l’annonce d’une alliance entre Éric Ciotti et l’extrême droite dans la perspective des prochaines élections municipales. Dans un communiqué daté du 20 février 2026, Julien Picot, secrétaire départemental de la fédération du Parti Communiste Français des Alpes-Maritimes, a condamné avec la plus grande fermeté cette décision, la qualifiant de « faute politique de la plus haute gravité ». Pour le dirigeant communiste, ce rapprochement constitue un reniement des valeurs fondamentales de la République.

Une trahison des valeurs républicaines.

Selon Julien Picot, en choisissant de s’allier avec l’extrême droite, Éric Ciotti franchit une ligne rouge inacceptable. Le communiqué dénonce une stratégie qui consiste à « adopter les thèses du Rassemblement national », une démarche perçue non pas comme une manœuvre habile, mais comme un véritable suicide politique. Le secrétaire du PCF06 emploie une métaphore forte pour décrire les conséquences de ce pacte : « il reçoit en réalité le baiser de la mort : nul ne pactise impunément avec la haine, et ceux qui s’y abandonnent finissent toujours cannibalisés par elle ». Cette analyse suggère que l’alliance, loin de renforcer la position d’Éric Ciotti, pourrait au contraire l’affaiblir durablement en le coupant de sa base républicaine traditionnelle.

Le choix de la division et de la nostalgie.

Le Parti Communiste reproche à l’élu niçois de choisir délibérément « le camp de la violence et de l’outrance ». Cette stratégie, selon Julien Picot, ne fait qu’« attiser les divisions au sein d’une société figée dans la nostalgie d’une France fantasmée ». La critique porte sur une vision politique jugée passéiste et clivante, qui chercherait à exacerber les tensions plutôt qu’à rassembler les citoyens. Le communiqué met en garde contre le danger d’une société où l’identité de chaque individu primerait sur son appartenance à la communauté nationale. « Rien ne serait pire qu’une société où chaque Niçoise et chaque Niçois serait réduit à sa religion, sa couleur de peau ou son origine », alerte le texte, qui y voit une « dérive qui nie l’humanité et menace notre vivre-ensemble ».

Un appel à défendre le pacte républicain.

Face à cette orientation politique, la fédération du PCF06 réaffirme son attachement indéfectible aux principes fondateurs de la Nation. « Nous vivons dans une République une et indivisible, où la laïcité, la fraternité et l’égalité demeurent les piliers de notre vie commune », rappelle Julien Picot. Le communiqué insiste sur le fait que « la violence, la peur et la stigmatisation n’y ont aucune place ». Les communistes se positionnent ainsi en défenseurs d’un modèle républicain inclusif et apaisé, en opposition frontale avec la stratégie de tension qu’ils attribuent à leurs adversaires.

L’alternative humaniste et sociale.

En conclusion, Julien Picot esquisse le projet porté par sa formation politique. Se décrivant comme « ancrés dans le présent, engagés pour la dignité et la justice sociale », les communistes affirment penser « aux générations futures ». Leur ambition est de préserver l’héritage républicain de toute dégradation.    « Nous refusons que notre République soit abîmée par la haine et la division », proclame le secrétaire départemental. L’objectif final est de                  « transmettre un idéal fidèle à sa promesse : humaine, solidaire et fraternelle », une vision qui s’inscrit en contrepoint total de l’alliance politique qu’ils dénoncent aujourd’hui.