NICE : Julien PICOT (PCF) : « Après l’échec des JO, i…
Partager :

NICE : Julien PICOT (PCF) : « Après l’échec des JO, il faut investir dans le sport pour tous »
Suite à l’annulation probable des épreuves des JO d’hiver 2030 à Nice, le PCF06 fustige un « échec » d’Éric Ciotti et exige une réorientation des budgets vers les équipements sportifs de proximité.
La perspective d’accueillir les épreuves de glace des Jeux Olympiques d’hiver « Alpes françaises 2030 » à Nice semble s’évanouir. Suite à l’annonce du Comité d’organisation de reconsidérer ce choix, le Parti Communiste des Alpes-Maritimes, par la voix de son secrétaire départemental Julien Picot, monte au créneau pour dénoncer un « échec cuisant » et proposer un changement radical de la politique sportive de la ville.
Un projet coûteux et un « échec cuisant » pour Éric Ciotti
Depuis le début, le PCF06 se dit attaché au principe des Jeux Olympiques mais alerte sur les coûts jugés « exorbitants » pour les finances locales. Le projet représentait une charge de 37 millions d’euros pour la ville de Nice, complétée par 48 millions d’euros à la charge de la Métropole Nice Côte d’Azur et du Département des Alpes-Maritimes.
Pour les communistes, cet abandon du projet niçois constitue une défaite personnelle pour Éric Ciotti.
Ils rappellent que ce dernier « s’est activé pour que ces épreuves soient maintenues, tout en tentant d’imposer ses lieux ».
La décision du Comité d’organisation est donc perçue comme un revers direct pour celui qui, selon Julien Picot, « voulait alourdir la charge financière pesant sur les Niçois ».
Le constat d’une ville sous-équipée en infrastructures sportives
Au-delà de la polémique sur les Jeux Olympiques, le PCF met en lumière un problème de fond : le manque d’équipements sportifs accessibles à l’ensemble de la population. Selon les chiffres avancés par le conseiller municipal et métropolitain, la capitale azuréenne souffre d’un déficit important en la matière.
Nice présenterait un taux d’équipement de seulement 1,8 pour 100 000 habitants, un chiffre bien en deçà de la moyenne nationale qui s’établit à 5,2 pour les villes de taille comparable. Ce constat alimente la critique d’une politique sportive qui aurait privilégié un événement prestigieux au détriment des besoins quotidiens des citoyens.
Réorienter les budgets vers les équipements de proximité
Face à cet « échec », le Parti Communiste formule une proposition claire : une réorientation complète des budgets initialement prévus pour les Jeux Olympiques.
La priorité, selon Julien Picot, doit être de « permettre à l’ensemble de la population de pratiquer des activités sportives, en privilégiant la proximité chaque fois que possible ».
Concrètement, le PCF demande que les fonds libérés par l’annulation des épreuves soient affectés à un « vaste plan de rénovation des infrastructures sportives de la ville ».
Cette démarche, insistent les communistes, devra être élaborée en étroite collaboration avec les principaux concernés, en « associant les utilisateurs » à la définition des besoins et des priorités.
L’objectif affiché est de combler le retard de Nice et de garantir un accès équitable au sport pour tous ses habitants.
via Presse Agence.
