NICE : Julien PICOT : « Le prix d’un slogan, 50 milli…
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NICE : Julien PICOT : « Le prix d’un slogan, 50 millions et des services publics sacrifiés »
Le conseiller d’opposition Julien Picot dénonce la baisse d’impôts voulue par Éric Ciotti, une mesure qu’il juge démagogique et coûteuse.
Dans un communiqué daté du 6 avril 2026, Julien Picot, secrétaire départemental du Parti Communiste Français des Alpes-Maritimes et conseiller municipal d’opposition à Nice, a vivement attaqué la politique fiscale de la nouvelle majorité conduite par Éric Ciotti. Il accuse l’exécutif municipal de prendre une décision dangereuse pour les finances de la ville, motivée par une simple « promesse de campagne démagogique ».
Une perte de recettes de 50 millions d’euros
Au cœur de cette critique se trouve la baisse annoncée de la taxe foncière et de la taxe sur les résidences secondaires. Pour Julien Picot, cette mesure représente un manque à gagner colossal pour le budget de la collectivité. « Plus de 50 millions d’euros de recettes en moins. Rien que ça », ironise-t-il, qualifiant cette somme de « paille » pour une équipe qui, selon lui, « semble considérer le budget municipal comme un jeu de roulette russe ».
Le conseiller municipal d’opposition estime que cette initiative revient à « affaiblir volontairement les finances de la ville » dans un contexte déjà tendu. « Baisser la taxe foncière et celle sur les résidences secondaires dans une ville déjà sous tension financière ? Il fallait oser. Et ils vont le faire », poursuit-il, dénonçant une décision politique qu’il juge irresponsable.
Un scénario de démantèlement des services publics
Julien Picot dresse un tableau particulièrement sombre des conséquences directes de cette politique fiscale. Pour lui, la suite des événements est inéluctable et déjà connue. « La suite, elle, est déjà écrite », prévient-il. Selon ses prédictions, la baisse des recettes entraînera une cascade de répercussions négatives pour les habitants et les agents de la ville.
Il anticipe ainsi la fermeture de services publics, la suppression de postes, une dégradation notable des conditions de travail pour le personnel municipal et l’abandon de « projets utiles » pour la communauté. Cette spirale négative marquerait, d’après son analyse, le début d’un affaiblissement structurel des capacités d’action de la municipalité.
Vente du patrimoine et future hausse fiscale
À plus long terme, le secrétaire départemental du PCF 06 prédit un épuisement rapide des marges de manœuvre financières. Une fois cette situation atteinte, il ne resterait qu’une seule solution à la municipalité pour combler les déficits : la vente des actifs de la ville. « Lorsque les marges de manœuvre auront disparu, ce qui arrivera rapidement : la ville vendra son patrimoine », affirme-t-il.
Il craint ainsi que les « bijoux de famille » des Niçois, tels que des appartements, des terrains ou divers biens publics, ne soient « liquidés pour compenser une décision aussi prévisible que contestable ».
Enfin, Julien Picot décrit ce qu’il considère comme l’ultime étape de cette stratégie : une augmentation des impôts en cours de mandat pour tenter de sauver des services publics devenus exsangues. « On baisse aujourd’hui pour mieux les augmenter demain… », conclut-il, résumant ce qu’il perçoit comme un cycle absurde : « moins de recettes aujourd’hui, moins de services demain, et un patrimoine bradé après-demain… avant le retour discret, mais bien réel, d’une augmentation fiscale ».
via Press Agence.


