NICE : Julien PICOT : « Le prétendu front républicain à Nic…
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NICE : Julien PICOT : « Le prétendu front républicain à Nice est une chimère »
En réaction aux premiers sondages des municipales, Julien Picot déconstruit le mythe du front républicain et appelle au rassemblement de la gauche.
La campagne pour les élections municipales à Nice connaît une accélération notable avec la publication d’un premier sondage. Cette photographie de l’opinion a immédiatement suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique locale. Parmi les prises de position marquantes, celle de Julien Picot, Secrétaire départemental du PCF 06 et numéro deux de la liste « Unis pour Nice », se distingue par sa volonté de clarifier le paysage politique niçois. Pour le responsable communiste, les calculs électoraux ne doivent pas masquer la réalité du terrain et des alliances.
Une critique acerbe du paysage politique local
L’analyse portée par Julien Picot commence par un constat sévère sur la situation politique actuelle dans la capitale azuréenne. Selon lui, l’idée même d’un « front républicain » à Nice ne résiste pas à l’analyse des faits et des parcours politiques récents. « C’est une illusion politique, une posture de façade pour masquer les compromissions successives de ceux qui, hier encore, prétendaient défendre la République », affirme-t-il, pointant du doigt une certaine hypocrisie ambiante.
Le représentant de la liste « Unis pour Nice » n’hésite pas à mettre en parallèle les deux figures majeures de la droite locale, Éric Ciotti et Christian Estrosi. Pour Julien Picot, la frontière entre la droite traditionnelle et l’extrême droite est devenue poreuse, voire inexistante. Il dénonce « les mêmes visages et les mêmes réflexes », évoquant une « culture politique autoritaire et identitaire » partagée par les deux camps.
Les alliances passées et présentes pointées du doigt
Dans son argumentaire, le Secrétaire départemental du PCF 06 revient sur les trajectoires respectives des leaders de la droite niçoise pour étayer sa thèse de la « trahison de la digue républicaine ». Il cible particulièrement Éric Ciotti, rappelant que l’ancien chef de l’UMP, qui jurait autrefois ne jamais pactiser avec le Rassemblement National, en épouse désormais les thèses.
Le maire sortant, Christian Estrosi, n’est pas épargné par cette critique. Bien que rallié à la majorité présidentielle, son passé est rappelé avec insistance par Julien Picot. « Il a toujours multiplié les alliances locales avec des personnalités issues de la mouvance d’extrême droite », souligne-t-il, remémorant des affichages passés aux côtés de Jean-Marie Le Pen. Pour la gauche unie, cette confusion morale et politique disqualifie la droite locale à se prévaloir d’un quelconque front républicain.
La gauche unie comme seule alternative crédible
Face à ce qu’il qualifie de dérive, Julien Picot positionne la liste « Unis pour Nice » comme la « seule force républicaine authentique, cohérente et fidèle à ses valeurs ». L’objectif est clair : incarner une gauche républicaine, populaire et humaniste qui privilégie l’intérêt général sur les stratégies d’appareils.
Le programme défendu se veut ancré dans le quotidien des Niçois. Les priorités listées par le candidat couvrent les urgences sociales : le niveau des loyers et des salaires, l’état des écoles, l’offre de transports, ainsi que la sécurité et la dignité de chacun. « Une gauche qui protège, qui rassemble et qui agit », résume Julien Picot, insistant sur le sérieux du programme et la sincérité des valeurs portées par son rassemblement.
En se présentant comme la « première force de gauche à Nice », la liste revendique être la seule capable d’accéder au second tour, offrant ainsi une véritable alternative aux électeurs.
Un appel solennel à la mobilisation
La tribune se conclut par un appel vibrant adressé au « peuple de gauche » mais également aux abstentionnistes et aux déçus de la politique. Julien Picot insiste sur le caractère décisif du premier tour de scrutin. « Ne laissons pas nos voix s’éparpiller : chaque vote compte », martèle-t-il, mettant en garde contre le risque de voir la cinquième ville de France basculer à l’extrême droite.
Pour le numéro deux de la liste, l’enjeu dépasse le simple cadre municipal : il s’agit d’empêcher que Nice ne devienne « la honte du pays ». « Nice mérite mieux : une gauche républicaine, crédible et courageuse », conclut Julien Picot, invitant les citoyens à choisir l’espérance plutôt que le repli lors du scrutin à venir.


