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NICE : Julien PICOT : « Jean-Marc GOVERNATORI ou l’art de s…

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NICE : Julien PICOT : « Jean-Marc GOVERNATORI ou l’art de se vendre au plus offrant »

Le secrétaire départemental du PCF06 fustige le ralliement de Jean-Marc Governatori à Éric Ciotti, dénonçant une manœuvre opportuniste sans convictions.

La scène politique niçoise connaît une nouvelle secousse en ce début de mois de février 2026. Alors que les alliances se cristallisent en vue des prochaines échéances électorales, le rapprochement annoncé entre Jean-Marc Governatori et Éric Ciotti suscite de vives réactions. Julien Picot, secrétaire départemental du Parti Communiste Français des Alpes-Maritimes (PCF06) et numéro 2 sur la liste « Unis pour Nice », signe un communiqué au vitriol pour dénoncer ce qu’il qualifie d’imposture politique.

Une alliance jugée contre-nature.

Pour le représentant communiste, ce ralliement marque une rupture définitive avec les valeurs que Jean-Marc Governatori prétendait porter. Julien Picot ne mâche pas ses mots, évoquant un spectacle politique affligeant : « À chaque élection, on pensait avoir tout vu. Et pourtant, Jean-Marc Governatori nous prouve que le ridicule n’a pas de plafond, seulement un tremplin ».

L’objet du courroux réside dans l’association entre une figure se revendiquant de l’écologie et le représentant de la droite dure locale. « Cette fois, il saute à pieds joints dans les bras d’Éric Ciotti. Oui, le pseudo-écologiste autoproclamé rallie l’extrême-droite niçoise », s’indigne Julien Picot, avant d’ajouter avec ironie : « Le recyclage, ce n’est décidément pas son fort ».

Le narcissisme comme moteur politique.

Au-delà de l’alliance de circonstance, c’est la personnalité et la méthode de Jean-Marc Governatori que le secrétaire départemental du PCF06 pointe du doigt. Il décrit un homme politique mu par une ambition exclusivement personnelle, loin de toute construction collective.

« Governatori, c’est un peu comme un vieux disque rayé qu’on ressort à chaque scrutin : toujours la même mélodie, celle du moi, je, me, mien », analyse Julien Picot. Selon lui, cette démarche est symptomatique d’une absence de fond : « Pas de convictions, pas de projet collectif, juste une obsession narcissique pour sa propre image ». Le verdict est sans appel pour celui qui, selon le PCF06, « prétend sauver la planète » mais finit inlassablement par ne sauver que « sa place sur une liste ».

Le cynisme dénoncé.

Pour les membres de la liste « Unis pour Nice », ce rapprochement n’est toutefois pas une surprise totale, mais l’aboutissement logique d’une dérive politique. Julien Picot y voit la rencontre inévitable entre deux visions compatibles par leur nature même. « Quand on a fait de la politique un miroir, on finit toujours par se refléter dans la droite la plus dure », déclare-t-il, qualifiant cette union de fusion entre « un millionnaire et un réactionnaire ».

Le communiqué insiste sur les véritables motivations supposées de ce ralliement : « Le cynisme comme boussole, l’ambition personnelle comme carburant ».

Un fossé idéologique creusé.

En conclusion, Julien Picot tient à marquer la différence fondamentale entre les manœuvres d’appareils et les urgences sociales qui frappent le territoire. Il oppose l’attitude de Jean-Marc Governatori aux combats menés par la gauche locale : « Pendant que nous nous battons pour le logement, le climat, la justice sociale, Governatori se bat pour rester dans la lumière ».

Pour le PCF06, ce ralliement constitue une trahison des engagements passés. « Quitte à trahir ses pseudo-engagements, autant le faire avec panache : en rejoignant ceux qui méprisent tout ce qu’il prétendait défendre hier », assène Julien Picot. L’élu communiste referme son propos en condamnant une nouvelle page dans le « roman de l’imposture », écrite selon lui « avec l’encre des opportunistes ».