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NICE : Julien PICOT : « Éric Ciotti veut gérer Nice mais ne…

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NICE : Julien PICOT : « Éric Ciotti veut gérer Nice mais ne gère déjà pas les collèges »

Le secrétaire départemental du PCF critique la gestion des collèges par le Département et remet en cause la crédibilité financière d’Éric Ciotti.

Alors que la question des infrastructures scolaires revient au centre des débats locaux, Julien Picot, secrétaire départemental du Parti Communiste Français (PCF) des Alpes-Maritimes et numéro 2 de la liste « Unis pour Nice », monte au créneau. Dans une déclaration publique, il pointe du doigt la responsabilité de la collectivité départementale face à la colère des parents d’élèves de la vallée du Paillon, tout en ciblant directement le bilan d’Éric Ciotti.

Une situation critique dans la vallée du Paillon

Le constat dressé par le représentant communiste fait écho à une mobilisation croissante des familles dans l’arrière-pays niçois. La surcharge des établissements scolaires du second degré est devenue, selon lui, une réalité incontournable qui pénalise le quotidien éducatif. « Alors que les parents d’élèves de la vallée du Paillon se mobilisent contre la surcharge dramatique des collèges, une évidence saute aux yeux : le département, chargé de leur gestion, a laissé la situation exploser », affirme Julien Picot.

Pour le candidat de la liste « Unis pour Nice », cette dégradation des conditions d’accueil n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une défaillance politique au niveau de l’exécutif départemental. Il décrit un tableau sombre de la réalité scolaire actuelle : « Quand on voit des élèves entassés dans des classes, des bâtiments saturés, des enseignants à bout, on se dit qu’il vaudrait mieux qu’Éric Ciotti se penche sérieusement sur cette situation intolérable ».

La gestion financière d’Éric Ciotti attaquée

Au-delà du constat de terrain, c’est la crédibilité gestionnaire d’Éric Ciotti que Julien Picot entend remettre en cause. Alors que ce dernier affiche ses ambitions pour la ville de Nice en promettant de « remettre de l’ordre » dans les finances municipales, le secrétaire départemental du PCF renvoie l’élu à son bilan à la tête des finances du Conseil départemental.

« Oui, le même Éric Ciotti qui prétend aujourd’hui pouvoir « remettre de l’ordre » dans les comptes de la ville de Nice, alors qu’il n’a jamais su le faire pour ceux du Conseil départemental des Alpes-Maritimes », tacle Julien Picot. Il insiste sur la situation comptable de la collectivité pour décrédibiliser les promesses actuelles : « Le même Éric Ciotti qui parle d’avenir et de bonne gestion… alors que le département est plombé par près d’un milliard d’euros de dette ».

Cette attaque vise à souligner ce que Julien Picot considère comme une contradiction majeure : la volonté d’Éric Ciotti de bâtir de nouvelles écoles à Nice alors qu’il serait, selon ses opposants, « incapable de donner de l’air aux collèges du Paillon ».

L’appel à une alternative politique

Face à ce qu’il qualifie de « promesses » sans lendemain, « à droite comme à l’extrême droite », Julien Picot estime que les électeurs niçois ne sont plus dupes. « Malheureusement, les Niçoises et les Niçois connaissent la chanson : beaucoup de promesses, peu de résultats », déplore-t-il.

En conclusion de cette prise de parole offensive, le numéro 2 de la liste de gauche réaffirme la position de son camp en vue des échéances électorales. Il présente la liste « Unis pour Nice » comme la « seule alternative crédible » pour les habitants, mettant en avant un programme axé sur la « défense du service public » et la volonté de répondre aux « besoins réels de la population », en opposition directe avec la stratégie portée par ses adversaires politiques.