NICE : Julien PICOT : « Éric Ciotti oublie qu’il est le mai…
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NICE : Julien PICOT : « Éric Ciotti oublie qu’il est le maire de tous les Niçois »
Le secrétaire départemental du Parti Communiste Français accuse le maire de Nice, Éric Ciotti, de pratiquer une « laïcité à géométrie variable ».
Dans une déclaration particulièrement acerbe publiée ce jeudi 7 mai 2026, Julien Picot, secrétaire départemental du PCF pour les Alpes-Maritimes, lance une offensive frontale contre le maire de Nice, Éric Ciotti. Au cœur de cette critique, une remise en cause de l’impartialité du premier magistrat de la ville et de son application du principe de laïcité, pilier du pacte républicain français. Le ton est donné dès les premières lignes : Éric Ciotti se comporterait non pas comme le maire de l’ensemble des citoyens, mais comme « l’animateur officiel des “valeurs” de la droite catholique azuréenne ».
Une laïcité à géométrie variable
Selon Julien Picot, le maire de Nice ferait preuve d’une sélectivité problématique dans son invocation de la laïcité. Il dénonce une attitude à double standard : « Quand il s’agit de parler de certaines religions, M. Ciotti redécouvre soudainement la laïcité. Mais lorsqu’il parade au rassemblement de l’enseignement catholique, celle-ci disparaît miraculeusement des radars républicains ». Cette accusation suggère que le principe de neutralité de l’État et de ses représentants serait instrumentalisé à des fins politiques, devenant un argument à charge contre certaines communautés religieuses tout en étant mis de côté lorsqu’il s’agit de soutenir des événements liés au catholicisme. Cette posture est perçue par le dirigeant communiste comme une entorse grave à l’équité que doit garantir un élu de la République envers toutes les convictions.
Le maire d’une communauté ou de tous les citoyens ?
Le secrétaire départemental du PCF06 poursuit sa critique en utilisant l’ironie pour souligner ce qu’il considère comme une dérive cléricale. « À ce rythme, le prochain conseil municipal débutera peut-être par une bénédiction et deux Ave Maria », raille-t-il dans son communiqué. Au-delà de la formule, cette phrase vise à illustrer le sentiment d’une confusion des genres entre les responsabilités publiques et les convictions personnelles ou communautaires du maire. Pour Julien Picot, cette attitude trahit la mission fondamentale d’un maire, qui est de représenter et de servir la totalité de ses administrés, sans distinction d’origine, de culture ou de croyance. En agissant de la sorte, Éric Ciotti ne serait plus le garant de l’unité de la cité, mais le promoteur d’une vision partiale et exclusive.
Un appel à l’impartialité républicaine
En conclusion de sa déclaration, Julien Picot réaffirme une exigence de neutralité et d’universalité dans l’exercice du pouvoir local. Il oppose deux visions du rôle de maire : celle, qu’il rejette, d’un « responsable politique en campagne cultuelle permanente », et celle qu’il appelle de ses vœux, incarnée par un « maire pour tous ». Cet appel vise à rappeler Éric Ciotti à ses devoirs de premier magistrat, l’exhortant à placer l’intérêt général et le respect scrupuleux des principes républicains au-dessus de toute considération partisane ou religieuse. Une prise de position qui témoigne des tensions politiques et idéologiques qui animent le débat public niçois.
