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NICE : Jeux d’hiver 2030 – Nice Front Populaire salue une décision de justice en faveur de la transparence

À la suite de l’ordonnance du Tribunal administratif de Marseille contraignant la Société de livraison des ouvrages olympiques à communiquer sur le projet des Jeux 2030, le rassemblement de la gauche niçoise se félicite d’une victoire juridique majeure pour le débat démocratique.

Le dossier des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) d’hiver 2030 connait un nouveau rebondissement judiciaire. Dans un communiqué publié ce vendredi, le groupe Nice Front Populaire (NiFP) a réagi à la décision rendue le 26 janvier 2026 par le Tribunal administratif (TA) de Marseille. La juridiction a donné raison aux associations citoyennes, au « Collectif JOP 2030 » et aux élus d’opposition qui réclamaient davantage de transparence sur l’organisation de l’événement.

Une obligation de publicité imposée à la SOLIDEO.

Le tribunal a ordonné à la SOLIDEO (Société de Livraison des Ouvrages Olympiques – Alpes2030), l’établissement public chargé de la réalisation des infrastructures pérennes, « d’assurer la publicité » du projet. Concrètement, l’organisme doit désormais indiquer s’il compte ou non saisir la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). Pour les requérants, cette décision s’appuie sur le Code de l’environnement et la Convention internationale d’Aarhus, un texte fondamental qui garantit l’accès à l’information et la participation du public au processus décisionnel en matière d’environnement. Selon Nice Front Populaire, ces obligations avaient été jusqu’ici « ignorées par la SOLIDEO, Christian Estrosi et Renaud Muselier ».

Un désaveu pour la gestion du dossier.

Pour l’opposition de gauche niçoise, ce jugement constitue « une victoire pour la démocratie » et vient valider les critiques formulées de longue date.

« Non seulement ce projet est destructeur de l’environnement, des paysages et de la biodiversité, non seulement il est ruineux pour les finances publiques et inégalitaire pour les territoires de notre région, mais il est également anti-démocratique », martèle le communiqué du NiFP.

Le groupe politique souligne que les populations locales n’ont jamais été véritablement associées aux décisions concernant ces Jeux d’hiver. Cette opacité constituait d’ailleurs le premier point de contestation soulevé par la liste dans sa déclaration de début janvier.

Vers l’ouverture d’un véritable débat public.

Cette décision de justice ouvre une nouvelle séquence. La mobilisation citoyenne a permis, selon le NiFP, que « la lumière puisse enfin être faite sur la réalité et les coûts de ce projet ». L’objectif affiché est désormais clair : obtenir la saisine de la CNDP pour qu’un débat public contradictoire puisse enfin se tenir. Le groupe prévient toutefois que si la SOLIDEO refuse cette saisine, les associations et le Collectif JOP 2030 ont déjà l’intention de solliciter eux-mêmes la Commission, une démarche confortée par l’ordonnance du 26 janvier.

L’appel au retrait de la ville de Nice.

Au-delà de la procédure administrative, l’enjeu reste politique. « Rien n’est joué », affirme Nice Front Populaire, qui maintient sa position radicale : il est encore possible de refuser les JOP 2030.

Le groupe appelle à poursuivre la mobilisation pour obtenir « le retrait de la ville de Nice de ce projet ».