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NICE : Insécurité routière, le préfet des Alpes-Maritimes durcit le barème des infractions
Lutte contre l’insécurité routière, le préfet des Alpes-Maritimes durcit le barème des infractions entraînant une suspension du permis de conduire.
Le bilan de l’accidentalité routière en 2024 dans le département des Alpes-Maritimes sera de nouveau mauvais avec un nombre d’accidents et de blessées toujours trop important. Il en est de même pour le nombre de personnes tuées sur nos routes en 2024 : 55 décès en 2024 contre 54 en 2023.



L’analyse de l’accidentalité routière démontre clairement la présence systématique des facteurs à risques récurrents tels la vitesse, la consommation d’alcools et de stupéfiants, les distracteurs tel que le téléphone au volant, dans les accidents qu’ils soient mortels ou pas. Les forces de sécurité intérieure, en charge des contrôles routiers, constatent elles aussi une aggravation des mêmes comportements à risques sur la route.
Cela se traduit d’ailleurs dans les chiffres des suspensions de permis : en 2024, le préfet des Alpes-Maritimes a pris 3 854 arrêtés de suspensions du permis de conduire en 2024 soit 4 fois plus
qu’en 2017 (911 arrêtés).
L’État départemental ne peut rester impuissant face à ce constat et ces comportements qui mettent certes en danger les conducteurs eux -mêmes mettent aussi en grave danger la grande majorité des usagers de la route responsables et prudents. Aussi, Hugues MOUTOUH, préfet des Alpes-Maritimes, a décidé de réviser l’actuel barème des suspensions du permis de conduire qui datait du 12 juillet 2021.
Fondées sur les dispositions du code de la route, les infractions suivantes seront donc davantage sanctionnées à partir du 1er février 2025 :
• les consommations d’alcools excessives (minimum 6 mois jusqu’à 10 mois contre 2 mois minimum) ;
• l’état d’ivresse manifeste ou refus de soumettre (8 mois contre 6 mois) ;
• les consommations de stupéfiants interdites (minimum 10 mois jusqu’à 11 mois, contre 6 mois) ;
• refus de soumettre sous consommation de stupéfiants (10 mois contre 6 mois) ;
• le dépassement des vitesses autorisées (6 mois qu’importe la vitesse dépassée contre 4 mois minimum) ;
• conduite avec le téléphone au volant, couplée d’une infraction (3 mois qu’importe l’infraction caractérisée contre 1 mois minimum) ;
• refus d’obtempérer (12 mois) ;
• accident mortel ou corporel couplée d’une infraction au code de la route (12 mois).


