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NICE : Gens du voyage, « un non-respect inacceptable des en…

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NICE : Gens du voyage, « un non-respect inacceptable des engagements et des garanties apportées »

La Métropole Nice Côte d’Azur dénonce avec la plus grande fermeté le non-respect manifeste des engagements pris par les représentants des groupes de gens du voyage en amont de leur installation sur les terrains réquisitionnés par arrêté préfectoral à Saint-Laurent-du-Var.

Alors que la réquisition du préfet des Alpes-Maritimes du 17 juin 2025 prévoyait l’accueil d’un maximum de 120 familles, correspondant selon l’administration à 120 résidences mobiles, ce sont 198 caravanes et 74 véhicules supplémentaires qui se sont installés dès les premières heures du dispositif, démontrant une rupture nette avec les engagements actés lors de la phase de médiation assurée par l’association Soliha.

Pire encore, une quinzaine de caravanes se sont illégalement implantées sur des parcelles agricoles exploitées, au-delà des terrains réquisitionnés, empêchant un agriculteur d’accéder à ses citronniers et de procéder à la récolte de ses courgettes en pleine saison estivale. Ces comportements traduisent un mépris évident des engagements pris et des termes de la réquisition préfectorale que la commune de Saint-Laurent-du-Var avait contestée devant le Tribunal administratif.

La Métropole rappelle qu’elle a, conformément aux réquisitions préfectorales, engagé d’importants moyens pour évacuer plus de 300 m³ de déchets, rendre accessibles les terrains, assurer l’arrivée d’eau et d’électricité, et sécuriser les abords, y compris une maison menaçant ruine et un abri pour animaux. Ces efforts ont été engagés dans un esprit de responsabilité républicaine, mais ils sont aujourd’hui détournés au détriment des riverains, des agriculteurs et de l’ordre public.

Cette situation valide les craintes exprimées par la Ville de Saint-Laurent-du-Var devant le Tribunal administratif de Nice, laquelle avait relevé à juste titre devant la juridiction que les terrains réquisitionnés étaient d’une configuration peu adaptée, en raison de la présence de déchets, de leur proximité avec des habitations et des cultures, et des risques avérés de conflits d’usage.

Par ailleurs, le choix de ce site sur lequel se sont donc installés près du double des caravanes prévues s’avère totalement inadapté en termes d’accessibilité routière. L’arrivée des premiers groupes plusieurs heures avant l’heure prévue est venue congestionner le trafic hier en fin d’après-midi en pleines heures de pointe.

Alors même que la Métropole et la commune avaient déféré à la réquisition préfectorale et à la décision de justice en préparant ces terrains dans l’urgence, cet afflux incontrôlé de caravanes et d’installations sauvages remet profondément en question le fondement même des garanties apportées par l’État et les médiateurs.

La Métropole appelle solennellement les services de l’État à faire respecter les limites fixées par leurs propres arrêtés, à procéder sans délai à la mise en conformité des installations, et à tirer toutes les conséquences de cette situation inacceptable, notamment en matière d’indemnisation des exploitants lésés et de maintien de l’ordre public.