NICE : Culture – Zine ravive la flamme du chant et de…
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NICE : Culture – Zine ravive la flamme du chant et de la langue niçoise
L’artiste Zine, via son association Fin’amor e gai saber, propose des stages de chant et des cours pour redynamiser la culture et la langue niçoise.
À Nice, la préservation et la transmission du patrimoine culturel local trouvent un écho passionné dans les initiatives de l’artiste Zine. Portée par son association Fin’amor e gai saber, elle multiplie les actions pour faire vivre la langue et les traditions niçoises, loin d’une vision figée de folklore. Stages de chant, cours de langue, actions militantes et événements musicaux composent un programme riche destiné à tous ceux qui souhaitent se réapproprier cette culture vivante.
Le chant polyphonique comme expérience collective
Le prochain rendez-vous marquant est un stage de chant polyphonique prévu le 13 juin prochain. Conçu comme « un moment suspendu, pour revenir au corps, au souffle, à la voix », cet après-midi s’adresse à tous, sans aucun niveau prérequis. De 14h à 17h, les participants sont invités à un échauffement vocal suivi de la transmission de chants et d’une immersion dans la pratique collective.
L’objectif est simple : le plaisir brut de chanter ensemble.
« On y chante en polyphonie, sans pression. On y rit aussi, beaucoup. Et parfois, ça touche plus loin que prévu », explique Zine, qui insiste sur la convivialité de l’accueil dès 13h30 pour un temps d’échange autour d’un thé ou d’un café.
Face au succès des éditions précédentes, les places pour ce stage, proposées au tarif préférentiel de 20 euros, sont très limitées. Les inscriptions se font obligatoirement par courriel à finamoregaisaber@gmail.com.
Le niçois, une langue vivante à transmettre
Au-delà du chant, Zine place la langue au cœur de sa démarche. Avec sa formation « le niçois en accéléré », elle invite les non-locuteurs à s’initier pour devenir à leur tour des « passeurs de culture ». Pour elle, apprendre le niçois, c’est bien plus qu’une démarche linguistique.
« Les sonorités du niçois chantent. Elles racontent la mer, les montagnes, les marchés, les fêtes… C’est une langue pleine de couleurs, d’images, de musicalité », souligne-t-elle.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté de tisser un lien entre les générations et de semer des graines de fierté chez les plus jeunes.
« À une époque où l’oubli semble prendre de plus en plus de place, nous faisons le choix de remettre au cœur ce qui rassemble et ce qui fait grandir », affirme Zine.
Toutes les informations pour débuter l’apprentissage sont disponibles sur son site (https://9ucsd.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeGLdaZEPNigfXxL6TZMz/1WUXHJR3ye8A).
Des initiatives culturelles et militantes
L’engagement de Zine se manifeste également par d’autres événements singuliers. Prochainement, elle proposera une messe où des chants en nissart résonneront, en collaboration avec le prêtre Gil Florini. Le programme musical inclura des compositions originales, des adaptations de classiques comme l’« Ave Maria » de Gounod ou « Greensleeves », ainsi qu’une nouveauté 2026 basée sur un texte de Dédé Truqui.
Parallèlement, une pétition intitulée « On est pas des santons » a été lancée pour défendre une vision dynamique et contemporaine de l’identité niçoise. Ayant déjà recueilli près de 300 signatures en quelques semaines, l’action se poursuivra jusqu’à l’automne, témoignant d’une aspiration collective à ne pas voir la culture locale réduite à une simple image de carte postale.
La pétition est accessible en ligne (https://9ucsd.r.sp1-brevo.net/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeG13E8lXqEEDGTQsYfcD/DEdZV19HNZ6M).

