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NICE : Christian Estrosi : « Deux conseillers département…

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NICE : Christian Estrosi : « Deux conseillers départementaux utilisent l’épisode climatique de la Vésubie sans se soucier de ses habitants »

La réaction de Christian Estrosi, maire de Nice, président de la Métropole Nice Côte-d’Azur, président délégué de la Région Provence Alpes Côte-d’Azur.

« Dans un nouveau communiqué trempé dans le fiel, les conseillers départementaux Eric CIOTTI et Christelle D’INTORNI mettent à nouveau en cause la Métropole Nice Côte d’Azur pour sa gestion de la tempête Alex et des épisodes climatiques consécutifs. Leur indécence est sans limite et leur cupidité trouve chaque jour une nouvelle illustration.

Alors même que les équipes de la Métropole sont à pied d’œuvre, avec les entreprises mandatées, pour dégager les voies encombrées par les conséquences des fortes pluies associées à la fonte des neiges qui ont à nouveau transformé le Boréon en torrent destructeur, les deux conseillers départementaux font de cet épisode climatique une aubaine indécente pour alimenter leur fonds de commerce fondé sur la peur et le dénigrement, sans se soucier des habitants de la Vésubie.

N’ont-ils pas d’ailleurs régulièrement insisté, de manière répétée, pour que la desserte de sentiers de randonnée soit priorisée par rapport à la pérennisation de la desserte des habitations dans le bourg de Saint-Martin-Vésubie ?

Ils ont une mémoire aussi sélective que la fidélité à leurs valeurs : qu’ont-ils dit quand le passage à gué de Tende a également été emporté par la rivière Roya dans la nuit du 30 mars au 1er avril 2024 ? Rien, leur mauvaise foi est immense. Le bourg de Tende se trouve en amont de ce franchissement de la Roya, faisant de ce passage qui a été emporté au printemps une voie de circulation absolument stratégique pour un bassin de vie de plus de 2 000 habitants.

Dans la Vésubie, à Saint-Martin, les ponts provisoires de Venanson, de Maïssa et des Trois-ponts ont tenu, contrairement à ce qu’auraient espéré ces prophètes de malheur.

Les passages à gué qui demeurent, dans l’attente des solutions de franchissement définitives, ont été affectés par ces nouvelles crues torrentielles. Ils seront rétablis dans les prochaines heures pour celui de Deloutre et dans les prochains jours pour celui du Boréon.

Dans les deux cas, des cadres bétonnés viendront ensuite substituer les passages busés pour pérenniser les ouvrages et leur permettre de faire à face à des épisodes climatiques toujours plus virulents, à l’image de ceux qui ont touché notre territoire ou qui ont récemment frappé les Alpes du Nord, dans le secteur de L’Oisans en Isère ou de l’autoroute A43 en Savoie.

La Métropole attribuera, par ailleurs, dès ce jeudi 27 juin 2024 les marchés de réalisation des ponts définitifs de Venanson et de Maïssa pour près de 6 M€. Les chantiers en question débuteront dès la rentrée 2024.

Le Conseil de Métropole du 10 juillet prochain adoptera la procédure d’utilité publique permettant enfin de procéder à la maîtrise foncière des parcelles situées dans le faisceau GEMAPI de Saint-Martin-Vésubie et de Roquebillière mais également à la mise en compatibilité du plan local d’urbanisme métropolitain, incluant la suppression des espaces boisés classés. L’Etat pourra alors achever cette procédure par la déclaration d’utilité publique qui sera prononcée par le préfet des Alpes-Maritimes.

Jamais, au cours de ces mois, les deux candidats aux législatives, renégats des valeurs sur lesquelles ils se sont présentés devant les électeurs, n’ont formalisé la moindre proposition au Parlement pour adapter notre droit à la réalité du changement climatique et à l’exigence de mener des opérations d’urgence pour sauvegarder les ouvrages routiers et protéger les populations. Par leur inaction coupable, ils sont responsables d’une loi qui est incapable de protéger.

Pour reconstruire nos vallées, la Métropole agit directement mais également en délégant certaines de ses missions au SMIAGE. La Métropole ne peut que s’étonner de la mise en cause de ses équipes mais aussi de celles du SMIAGE, présidé par Charles-Ange GINESY, Président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, qui ont la charge des opérations de protection des berges et de gestion de l’écoulement des cours d’eau et qui sont elles aussi mobilisées.

Non, ces élections législatives inédites ne permettent pas de raconter n’importe quoi mais elles sont le triste révélateur des âmes les plus viles ».