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NICE : Bilan de la pêche française à l’UNOC

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NICE : Bilan de la pêche française à l’UNOC

Le Comité National des Pêches Maritimes et des Élevages Marins (CNPMEM) a présenté un bilan détaillé de la pêche française lors de l’UNOC, mettant en avant les défis environnementaux et les avancées réalisées.

Lors de l’UNOC, le CNPMEM a porté la voix des marins-pêcheurs au cœur des décisions internationales, en équilibrant les exigences environnementales et scientifiques avec les réalités humaines. La France a montré une ambition forte auprès de l’ONU pour la préservation de la biodiversité marine, la gouvernance durable de la Haute-Mer et la lutte contre la pollution plastique.

Ambitions et Engagements Internationaux

La France a porté une ambition forte auprès de l’ONU pour la préservation de la biodiversité marine, la gouvernance durable de la Haute-Mer et la lutte contre la pollution plastique. Le CNPMEM, représentant 12 400 marins-pêcheurs français de la métropole et des DOM, s’est pleinement impliqué dans ces initiatives. Olivier Le Nezet, Président du CNPMEM, a déclaré :

« Entre les avancées sur la ratification du traité sur la Haute Mer, les initiatives contre la pollution plastique et la pêche INN, cette semaine à Nice a posé les bases d’une gestion plus durable des océans, combinant préservation des écosystèmes marins et sécurité alimentaire ».

Gestion des Aires Marines Protégées

Le CNPMEM salue l’approche différenciée annoncée à Nice pour la gestion des aires marines protégées (AMP). La gestion des activités humaines autorisées dans les AMP doit être rigoureuse, concertée et globale, en prenant en compte l’ensemble des pressions sur les écosystèmes marins et pas seulement celle de la pêche. Les pêcheurs participeront à la bonne application de ces mesures de gestion, aux côtés des scientifiques, autorités environnementales et autres acteurs du littoral.

97% des AMP disposent déjà de documents de gestion.
• Au global, les engins de fond sont absents dans 97% des eaux territoriales de la France.
• En métropole, moins de 30% de la superficie fait l’objet d’une exploitation par le chalutage de fond et les engins mobiles de fond.

Durabilité et Innovation

Le CNPMEM soutient la transformation active vers une pêche plus sélective, sobre et respectueuse des écosystèmes marins. Parmi les initiatives soutenues :

• Des chaluts innovants intégrant l’IA, testés en conditions réelles, pour limiter les captures non désirées et glisser sur le fond.
• La participation active des professionnels aux programmes scientifiques d’estimations des stocks ou d’observations embarquées comme le programme ObsMer ou le programme PELGAS.
• Des actions de repeuplement, comme les 8 millions de civelles relâchées en 2024, qui seront pérennisées.

Lutte contre la Pêche Illégale

Le CNPMEM soutient l’appel de l’ONU à renforcer les contrôles, la traçabilité et la coopération internationale dans la lutte contre la pêche INN (illégale, non déclarée et non réglementée). Ce fléau affecte particulièrement certains territoires français comme la Guyane, où les marins-pêcheurs sont confrontés à une pression constante exercée par des navires étrangers illégaux.

Pollution Plastique

Le CNPMEM se mobilise pour que les professionnels de la mer soient pleinement associés à l’élaboration du futur traité mondial sur la pollution plastique. Les pêcheurs sont aux avant-postes des évolutions des océans et les pollutions plastiques visibles ne sont pas en voie de régression.

Pour en savoir plus, consultez le sondage IPSOS sur l’image des pêcheurs.