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NANTES : Formation des cadres – L’IA et les sof…

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NANTES : Formation des cadres – L’IA et les soft skills au cœur des nouvelles stratégies d’entreprise

Une étude Audencia et IFOP révèle que les cadres privilégient des formations courtes, alliant IA et compétences humaines pour un impact immédiat.

Dans un environnement professionnel en mutation constante, la formation continue s’impose comme un levier stratégique pour la compétitivité des entreprises. Une nouvelle étude menée par Audencia et l’IFOP auprès de 500 cadres et 401 dirigeants du secteur privé révèle une transformation profonde des attentes : les formations doivent être plus courtes, ciblées, et leur retour sur investissement mesurable. L’intelligence artificielle (IA) et les compétences humaines, ou *soft skills*, deviennent les deux piliers de cette nouvelle dynamique.

L’IA, nouvelle priorité sans détrôner les compétences humaines

L’étude met en lumière une prise de conscience massive de l’importance de l’intelligence artificielle. Ainsi, 66 % des cadres souhaitent développer leurs compétences en matière de data et d’IA dans les deux prochaines années. Un chiffre qui révèle un décalage notable avec les dirigeants, qui ne sont que 33 % à partager cette priorité.

Cependant, cette montée en puissance technologique ne se fait pas au détriment des qualités humaines, qui restent plébiscitées. Les compétences managériales sont citées comme une priorité par 46 % des cadres (et même 61 % des moins de 40 ans) et 47 % des dirigeants. La communication et la capacité à mener la transformation organisationnelle suivent de près. Cette tendance se confirme dans les processus de recrutement, où les compétences de communication et relationnelles (78 %) ainsi que les capacités d’adaptation (77 %) sont jugées bien plus importantes que les compétences purement techniques (45 %).

Des formats plus courts et une exigence d’utilité immédiate

Fini le temps des formations longues et théoriques. L’étude montre un alignement croissant des attentes des cadres sur celles de leurs dirigeants, avec une nette préférence pour l’efficacité et l’applicabilité immédiate. Cette évolution se traduit par une forte progression des formats courts : 40 % des cadres plébiscitent désormais les formations d’une journée, et 27 % celles de quelques heures, tandis que les formats longs accusent un recul de 12 points.

La principale raison de ce changement est une contrainte opérationnelle majeure : le manque de temps, cité comme le premier frein par un tiers des cadres interrogés. La formation doit donc s’intégrer de manière fluide dans le quotidien professionnel, sans le perturber. En conséquence, 76 % des cadres et 88 % des dirigeants privilégient des contenus spécifiquement conçus pour les besoins de leur entreprise.

Autonomie revendiquée mais accompagnement plébiscité

Si les cadres montrent une appétence pour l’autonomie, avec 77 % se sentant capables de se former seuls sur certains sujets, ils restent très attachés à l’accompagnement humain. La présence d’un formateur est jugée essentielle par 89 % des sondés, qui valorisent les échanges, les retours d’expérience et les mises en situation concrètes. L’auto-formation est perçue comme un gage de flexibilité (86 %), mais 91 % des cadres estiment qu’elle limite les interactions, essentielles pour l’apprentissage de sujets complexes.

Budgets stables, performance exigée

Face à un contexte économique incertain, les budgets de formation pour les cadres devraient rester stables pour trois dirigeants sur quatre en 2026. Moins d’un sur six prévoit une augmentation, tandis que 9 % anticipent une baisse. Cette stabilité budgétaire cache une exigence de performance accrue. Les entreprises cherchent à maximiser l’impact de chaque euro investi.

Pour ce faire, 39 % des dirigeants optent pour des formations personnalisées, 38 % misent sur leurs propres managers pour diffuser les compétences en interne, et 35 % développent le mentorat et les communautés de pratique. La mesure de l’efficacité est devenue incontournable : 96 % des dirigeants suivent ou envisagent de suivre des indicateurs de performance, avec en tête la productivité ou le chiffre d’affaires (74 %), l’évaluation des compétences acquises (64 %) et la progression de carrière des collaborateurs formés (58 %).

« Cette étude confirme une transformation profonde des attentes : dans un environnement marqué par des tensions géopolitiques et des mutations technologiques rapides, les cadres veulent des formations plus courtes, plus ciblées et à impact immédiat. Chez Audencia Executive Education, nous adaptons en permanence notre offre pour répondre à ces besoins, en intégrant notamment les enjeux liés à l’essor de l’intelligence artificielle, et en proposant des formats directement mobilisables en entreprise, dont l’impact peut être rapidement mesuré », analyse Vincent Monfort, Directeur Offre et Solutions Entreprises d’Audencia.

L’étude complète est disponible en ligne (https://www.calameo.com/read/0001372062fd9dec5ffe0). Fondée en 1900, Audencia (www.audencia.com) se positionne parmi les meilleures écoles de management européennes, engagée dans la formation de managers responsables et innovants.