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NANTES : Économie circulaire – Sylvie-René transforme…

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NANTES : Économie circulaire – Sylvie-René transforme les meubles anciens en matière première stratégique

Face au 1,5 million de tonnes de meubles jetées chaque année en France, la jeune marque Sylvie-René lance un modèle de re-manufacture industrielle.

Alors que le marché de l’ameublement reste dépendant de produits importés à la durée de vie limitée, près de 1,5 million de tonnes de meubles sont jetées chaque année en France. Une part significative de ce gisement, composée de buffets et d’armoires des années 1970 et 1980 en bois massif français, est pourtant parfaitement fonctionnelle. C’est sur ce paradoxe que se fonde l’ambition de Sylvie-René, une nouvelle marque basée en Pays de la Loire qui entend faire du meuble ancien une ressource d’avenir.

Porté par un duo complémentaire, Marie, ébéniste, et Agnieszka Simon-Lewitowicz, spécialiste du marketing, le projet s’est officiellement lancé début juin 2026 avec une campagne de préventes sur la plateforme Ulule.

De la re-manufacture, pas du relooking

Le positionnement de Sylvie-René se distingue radicalement de la restauration ou du simple relooking. La marque revendique une approche de « re-manufacture », un procédé qui consiste à ré-usiner intégralement la matière première d’origine. Les meubles anciens sont entièrement démontés, le bois est découpé, recomposé et retravaillé pour créer des pièces au design contemporain, adaptées aux usages actuels.

Ce processus permet une optimisation de la matière : un seul vaisselier peut ainsi être transformé en plusieurs éléments distincts comme un buffet bas, une console et un miroir. Cette logique de transformation structurelle, classée au niveau R6 de la hiérarchie des « 9R » de l’économie circulaire, vise à prolonger la durée de vie du matériau tout en évitant la production de mobilier neuf. Pour ancrer cette démarche dans une histoire, chaque création est gravée avec le nom du meuble d’origine et le prénom de son ancien propriétaire.

Une aventure née d’un constat personnel

L’idée a germé d’une expérience vécue par Marie lors du décès de sa grand-mère. Confrontée à l’impossibilité de donner ou de vendre les meubles familiaux, pourtant en excellent état mais à l’esthétique jugée datée, elle a dû se résoudre à les voir finir à la déchetterie. Ce déclic l’a convaincue que le problème n’était pas la qualité du bois, mais le design.

Le projet a pris une dimension entrepreneuriale en novembre 2025, lors du Startup Weekend de Nantes. Marie y a rencontré Agnieszka Simon-Lewitowicz et leur concept, alors baptisé « On The Wood Again », a remporté le premier prix du jury ainsi que celui du public. Cette double validation a confirmé le potentiel de leur vision, ensuite structurée au sein du programme d’accompagnement « La Base ».

« Et maintenant, si vous non plus vous ne voulez pas voir ces meubles partir à la benne, votez “On The Wood Again”, et sauvez avec nous les meubles de mamie ! »

Un modèle économique pour structurer la filière

La campagne de financement participatif lancée le 1er juin 2026 doit permettre à l’entreprise de franchir une première étape de croissance. Les fonds collectés serviront à équiper et agrandir l’atelier de production et à organiser la collecte de meubles via des partenariats avec des sociétés de débarras en Pays de la Loire.

Sylvie-René cible deux profils de clients : une clientèle de plus de 50 ans, attachée à la qualité, à la durabilité et au « made in France », ainsi qu’une génération plus jeune et urbaine, déjà sensible aux marques engagées. Pour s’adresser à différents budgets, une gamme d’accessoires (lampes, miroirs, étagères) a également été développée. L’entreprise se fixe un objectif ambitieux d’un million d’euros de chiffre d’affaires cumulé d’ici 2028.

Vers une filière française du « re-made in France »

Au-delà de son propre développement, Sylvie-René aspire à prouver la viabilité d’un modèle économique circulaire à plus grande échelle. L’objectif à long terme est de sauver 1 000 tonnes de meubles par an et de contribuer à l’émergence d’une véritable filière française du réemploi et de la transformation du bois. À moyen terme, la marque envisage de déployer un réseau de collecte national et de développer une offre BtoB pour l’hôtellerie et la restauration.

L’univers de la marque et sa première gamme sont à découvrir sur son site officiel :

https://www.sylvie-rene.fr/

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).