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MONTPELLIER : Manon PAGNUCCO : « PimpUp incarne une économi…

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MONTPELLIER : Manon PAGNUCCO : « PimpUp incarne une économie utile, sobre et déjà à l’œuvre »

Avec 740 tonnes de fruits et légumes sauvés en cinq ans, l’entreprise spécialisée dans la lutte contre le gaspillage alimentaire maintient son activité et son ambition sociale malgré son placement en redressement judiciaire.

C’est un paradoxe français qui a la vie dure : chaque année, le pays produit près de 4 millions de tonnes de déchets alimentaires encore comestibles, alors même que les consommateurs réclament plus de sens dans leur assiette. Depuis 2021, PimpUp s’attaque à ce gâchis monumental en revalorisant les produits rejetés des circuits classiques pour des raisons esthétiques. En ce mois de février 2026, l’entreprise dresse un bilan significatif : 150 000 paniers livrés et une chaîne de solidarité qui s’étend du producteur au consommateur.

Une résilience à l’épreuve de la réalité économique.

Si l’impact écologique est indéniable, le chemin vers la rentabilité reste exigeant pour les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Anaïs Lacombe et Manon Pagnucco, les deux ingénieures fondatrices, font face aujourd’hui à une étape cruciale. L’entreprise a été placée en redressement judiciaire, mais l’activité continue avec un objectif clair de continuité.

Loin des discours de crise, les dirigeantes défendent un modèle qui a fait ses preuves opérationnelles. « PimpUp incarne une économie utile, sobre, déjà à l’œuvre. Une économie qui a besoin d’un élan de solidarité pour franchir un cap, pas d’un sauvetage », explique Manon Pagnucco, co-fondatrice. L’entreprise reste ainsi pleinement opérationnelle et ouverte à des opportunités de reprise pour pérenniser cette boucle vertueuse.

Réconcilier l’esthétique et le goût.

Le concept repose sur le bon sens : proposer sous forme d’abonnement flexible des fruits et légumes « hors calibre », souvent écartés par la grande distribution mais gustativement intacts. Cette approche permet de rémunérer les producteurs pour des récoltes qui finissaient auparavant à la poubelle.

Pour les clients, c’est l’occasion de renouer avec des produits authentiques. Régine, une cliente fidèle, témoigne de cette redécouverte : « Des légumes et fruits de saison livrés à deux pas de chez moi ! Des vrais légumes, ceux où on retrouve un petit goût de notre enfance ».

Les paniers, préparés par du personnel en insertion professionnelle, deviennent ainsi un levier de réinsertion sociale autant qu’un geste écologique.

Un enjeu majeur pour 2026.

Au-delà de sa propre survie, PimpUp ambitionne de normaliser l’achat antigaspi pour en faire un réflexe quotidien, au même titre que le tri sélectif. Pour 2026, les priorités restent inchangées : étendre le réseau de producteurs partenaires et renforcer la pédagogie auprès des familles.

L’entreprise s’adresse également au monde professionnel en proposant des corbeilles de fruits pour les bureaux, permettant aux sociétés de matérialiser leur engagement RSE. « Anti-gaspi, mais jamais au détriment du goût : ultra frais, ultra bon, ultra simple », conclut l’équipe dirigeante.

Pour découvrir l’initiative ou les offres entreprises : https://www.pimpup-antigaspi.fr/