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MONACO : Au Nouveau Musée National, une inépuisable source…

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MONACO : Au Nouveau Musée National, une inépuisable source d’inspiration

Les jardiniers n’étaient pas les seuls à voir dans ces plantes des formes inédites et structurantes. Les pionniers de la ruée vers l’or ont découvert dans l’Ouest américain des paysages ponctués de cactus gigantesques, projetant d’immenses ombres sur des terres arides et poussiéreuses, désormais indissociables de l’imaginaire des westerns.
Une esthétique propre aux cactus a fasciné de nombreux artistes et a véritablement traversé l’histoire des arts graphiques, dont la photographie et la peinture, mais aussi l’architecture et la décoration. La période de l’entre-deux guerres en Europe a été particulièrement importante pour la représentation des cactus. En Allemagne, une forte communauté de cactophiles amateurs s’est constituée, donnant lieu à une profusion de livres et de publications. Le mouvement de la Nouvelle Objectivité a témoigné également d’un intérêt croissant pour ces plantes qui sont entrées massivement dans les intérieurs et se sont banalisées, tandis que de nombreux photographes ont saisi leurs formes directement dans leur milieu naturel.

Dès la fin du XIXe siècle, cactus et plantes grasses se sont banalisés et sont entrés massivement dans les intérieurs. Les sociétés d’amateurs se sont multipliées et les artistes ont été plus souvent invités également dans les arts décoratifs. C’est en retranscrivant précisément la morphologie d’un Opuntia que Louis Majorelle a créé une lampe incarnant pleinement les principes de l’art nouveau. L’art déco, quant à lui, a multiplié les références aux architectures grasses et épineuses, comme le montrent la série d’objets en verre de René Lalique ou les objets en argent de la maison Buccellati, qui imitent dans le métal la perfection des tiges d’euphorbes et autres succulentes.

Image Une : Bernard Plossu

Source : Nouveau Musée National de Monaco.