| Vers le zéro émission. Le secteur maritime est le premier émetteur d’oxydes d’azote dans les Bouches-du-Rhône (33% des émissions) et à Marseille (53%).
A l’échelle régionale, il arrive juste derrière le trafic routier avec 21% des émissions. Les polluants du secteur sont donc au centre des mesures de notre Observatoire. Depuis le 15 juillet, nous sommes fiers de pouvoir renforcer notre dispositif de surveillance de la qualité de l’air dans le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) grâce à l’installation d’une nouvelle cabine de mesure : Marseille-Port Nord.
Placée de manière stratégique au Nord du port, à côté des terminaux de croisières, des porte-conteneurs et de la forme 10 de réparation (la plus grande en Méditerranée), la station traque les polluants clés du secteur : particules fines (PM2.5), particules ultra-fines (PUF) et leurs concentrations en Black Carbon, oxydes d’azote (NOx) et dioxyde de soufre (SO2). L’objectif : mieux comprendre les sources de pollution, mesurer les progrès réalisés par les acteurs portuaires et soutenir les actions vers un port plus propre. Les données de cette cabine sont accessibles à tous, en temps réel, depuis le site web AtmoSud.
Cette installation n’est pas une première. Elle vient compléter le large dispositif de surveillance mis en place entre 2023 et 2025 dans le GPMM : une cabine de référence implantée au Sud (Henri Verneuil), 13 capteurs, des mesures d’émissions individualisées des navires, des simulations numériques des panaches de fumées… Sans oublier les signalements citoyens recensés sur la plateforme SignalAir. Ce dispositif s’inscrit dans un plan ambitieux de réduction des émissions soutenu par l’Europe, la Région Sud et le Port Marseille Fos.« Les mesures de polluants atmosphériques permettent aussi de constater si les actions déployées par le secteur s’alignent sur les exigences européennes pour parvenir au zéro émission nette des navires en 2050 », commente Damien Piga, notre responsable innovation.
Source : Inspirons ! Le média d’AtmoSud. |