Passer au contenu principal

MARSEILLE : Renaud Muselier : « Le raz-de-marée de l’extrême droite n’a pas eu lieu »

Au lendemain du second tour des municipales, le président de la Région Sud analyse des résultats marqués par la stabilité et un échec de l’extrême droite.

Au lendemain du second tour des élections municipales 2026, Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a livré une analyse détaillée des résultats, saluant une forte participation et une victoire pour le « bloc central ». Avec un taux de participation de 57 %, en hausse de 15 points par rapport à 2020, ce sont 2,85 millions d’habitants qui se sont exprimés. Le président régional souligne avant tout un vote en faveur de la continuité.

« À l’issue des deux tours, 605 maires sortants ont été réélus, les habitants de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ont donc massivement voté pour la stabilité », a déclaré Renaud Muselier. Il a également félicité l’ensemble des candidats pour leur engagement démocratique.

Stabilité et prime aux maires sortants

Le scrutin a confirmé une tendance de fond à la reconduction des équipes en place. Dès le premier tour, 87 % des maires de la région, soit 837 sur 946, avaient déjà été élus. Renaud Muselier y voit une validation de l’action menée, notant que 29 des 30 conseillers régionaux têtes de listes ont été réélus. « Ces chiffres incontestables démontrent l’efficacité du soutien de la Région aux projets portés par les maires et leurs équipes », a-t-il ajouté.

Un « raz-de-marée » de l’extrême droite endigué

Le principal enseignement politique, selon le président de Région, est l’échec de la percée annoncée de l’extrême droite. « Depuis les élections européennes et les élections législatives de 2024, un raz-de-marée de l’extrême droite était annoncé dans la région. On nous promettait une trentaine de communes gagnées par l’extrême droite, voire plus », rappelle-t-il. Finalement, le bilan est bien plus modeste : l’extrême droite ne détient que 15 communes de plus de 9 000 habitants et moins de 2,5 % du total des 946 communes régionales.

Les résultats dans les grandes métropoles confirment cette tendance. À Toulon et Marseille, la reconduction des maires sortants est qualifiée d’« échec cuisant pour le RN », tout comme la perte d’Avignon par la gauche au profit d’un candidat de la société civile. À Nice, si la ville est conquise par l’extrême droite (UDR), ce n’est pas par le Rassemblement National, dans un contexte de scrutin jugé « violent et fratricide ».

Une analyse département par département

Le communiqué détaille la situation dans chaque département :

– Dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes, ni le Rassemblement National ni La France Insoumise ne remportent la moindre mairie, un « grand chelem » qui valide l’adhésion au projet des Jeux Olympiques d’hiver 2030.

– Dans les Alpes-Maritimes, la droite et le centre confirment leur ancrage avec 155 maires sur 163. L’extrême droite (RN-UDR) remporte quatre villes : Nice, Cagnes-sur-Mer, Menton et Peymeinade.

– Dans les Bouches-du-Rhône, la droite et le centre obtiennent 93 des 119 mairies. La gauche perd des bastions historiques comme Fos-sur-Mer et Istres. L’extrême droite ne bascule que deux communes, le président estimant que « le camouflage du RN sous le sigle du RPR n’a en aucun cas trompé les électeurs ».

– Dans le Var, malgré une progression territoriale, les députés RN échouent à transformer leur implantation nationale en victoires municipales, à l’exception de Six-Fours-les-Plages. L’unité a permis la victoire à Toulon, tandis que « la désunion et les logiques personnelles font perdre », comme à La Seyne-sur-Mer.

– En Vaucluse, le RN ne dispose que de huit communes (moins de 6 % du total), un échec au regard de ses ambitions. La gauche y perd également ses derniers bastions comme Avignon et Carpentras.

Le rejet des « mariages contre-nature »

Renaud Muselier conclut son analyse en pointant l’échec des alliances jugées opportunistes. Selon lui, « les rares alliances entre des listes d’extrême droite et de droite (Carry-le-Rouet, Hyères, Pertuis, Mazan) ont toutes échoué ». De même, à gauche, « la fusion des listes du Parti socialiste et de La France Insoumise a été rejetée par les électeurs ».

Pour le président de Région, ces élections signent « une victoire probante du bloc central qui conserve trois des quatre grandes métropoles, 90 communes sur les 101 de plus de 9 000 habitants de la région, et 98 % des 946 communes de la région ».

via Press Agence.