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MARSEILLE : Renaud MUSELIER au 9ème Forum de l’Union Régi…

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Gilles Carvoyeur
9 Avr 2024

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MARSEILLE : Renaud MUSELIER au 9ème Forum de l’Union Régionale des Professionnels de Santé

Ce mardi 9 avril, Renaud MUSELIER, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, était aux côtés de Christophe BARCELO, Président de l’Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) infirmière Provence-Alpes-Côte d’Azur et Denis ROBIN, Directeur général de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour l’ouverture du 9ème Forum de l’Union Régionale des Professionnels de Santé.

A cette occasion, Renaud MUSELIER a annoncé le lancement d’une première expérimentation, à hauteur de plus 40 000 €, pour le déploiement de matériel et stéthoscopes connectés. Il a également rappelé l’engagement régional dans le déploiement de la télémédecine et de la e-santé. Entre 2021 et 2027, 6 millions d’€ seront investis grâce aux Fond européens (Feder).

Discours de Renaud MUSELIER
Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur,
Président délégué de Régions de France
9ème Forum de l’Union Régionale des Professionnels de Santé
Parc Chanot, Marseille
Mardi 9 avril 2024

Merci à vous, infirmiers, pour votre action centrale dans le système de soins.
La Région est à vos côtés !
Je suis très heureux d’être parmi vous pour ouvrir votre forum et je remercie le Président de votre l’URPS, mon ami, Christophe Barcelo pour son invitation.
Ce forum régional se tient deux jours après la journée mondiale de la santé.
Je ne sais pas si c’est un hasard mais ça tombe bien : vous êtes, les infirmiers, des acteurs primordiaux de la santé des Français et de notre système de soins !

Je suis doublement bien placé pour le savoir et pour en avoir la conviction :

D’abord, je suis médecin : je sais, je vois combien vous faites un métier important, combien vous êtes indispensables aux médecins, aux patients, et combien votre rôle n’est amené qu’à grandir.
Mais vous êtes surtout indispensables, et je le sais aussi car la Région que je préside, a la compétence des formations sanitaires et sociales et donc celle de vous former.
18 500 élèves étudient chaque année dans nos instituts, dont 8 577 infirmiers, avec 500 places ouvertes depuis 3 ans. Ça représente 115 millions d’€ par an !
Nous ne faisons pas que financer le fonctionnement des instituts : nous soutenons aussi directement les étudiants avec des aides individuelles : près de 9 000 étudiants bénéficient d’aides financières ou matérielles de la Région.
Nous vous formons aussi aux outils de demain : en 2023, 43 projets portés par 20 établissements ont été financés sur le territoire pour un montant de 2,7 millions d’€, notamment pour développer l’apprentissage par simulation.
Je suis fier de pouvoir améliorer vos conditions d’études ! Sachez que la Région se tient à vos côtés, dès vos études et au-delà dans votre activité.
La Région mène une action globale et déterminée pour améliorer vos conditions d’exercice.
Vous êtes aujourd’hui 13 000 infirmiers libéraux en Région Sud, vous pratiquez un métier en tension, pour lequel nos concitoyens ont de plus en plus de besoin et de plus en plus d’attente. Et je ne parle pas que des délais de prise en charge…
Ma casquette de médecin me donne une vision d’ensemble, que j’applique dans la stratégie de la Région pour améliorer l’accès aux soins de nos citoyens et l’organisation du système de santé, pour tous ses professionnels.
Alors j’agis : on construit des Maisons régionales de santé, pluridisciplinaires, pour accueillir et soigner les habitants des zones sous-dotées.
Il y en a actuellement 115 labellisées en Région, on en comptera 150 d’ici 2027.
Le développement de l’exercice coordonné, c’est l’avenir du système de soins, c’est votre avenir dans lequel vous pouvez prendre toute votre place et même gagner en proximité, en efficacité et en visibilité, en bonne intelligence avec les médecins.
Mais l’humain ne fait pas tout et ne peut pas tout.
Particulièrement en santé, la technologie, le numérique peuvent nous aider considérablement dans notre pratique.
C’est le sujet de vos travaux aujourd’hui, mais dès mars 2020, votre URPS et nous, étions partenaires dans le déploiement de mallettes de télémédecines dans les Alpes-de-Haute-Provence, en partenariat avec le SAMU et le SDIS.
En Région Sud, on investit dans la recherche et on mise sur le numérique, pour fluidifier, simplifier, gagner du temps, aller au plus près des patients des zones les plus reculées, tout en favorisant la coopération entre les professionnels de la chaîne de soin.
Engagés avec vous dans le déploiement du numérique : vous offrir les meilleurs outils, pour une pratique apaisée et une place réaffirmée.
Votre profession a compris depuis plusieurs années déjà que le numérique est un atout et une chance de développement.
La Région est à vos côtés dans le déploiement de la télémédecine, de téléconsultations, de la téléexpertise, de la télésurveillance et téléassistance médicale.
Grâce aux Fonds européens, le Feder, ce sont 6 millions d’€ qui vont être directement attribués à la e-santé et la télémédecine entre 2021 et 2027.
Chaque année, nous consacrons plus d’1 million d’€ par an du budget régional pour la e-santé et la formation numérique des futurs professionnels, dont 100 000 € pour le Centre d’Innovation et d’Usages en Santé (CIUS), présidé le Président de l’URPS Médecins libéraux, Laurent Saccomano.

C’est avec ce centre ressource, et accompagnés par l’ARS, que nos institutions travaillent depuis plusieurs semaines au lancement d’une expérimentation qui répond aux besoins exprimés par les infirmières et à un principe qui guide notre action :

– promouvoir des solutions pratiques, concrètes et immédiatement utilisables,
– mettre toutes nos forces dans les zones rurales, urbaines sous-dotées,
– offrir des solutions pour l’attractivité des territoires, en lien avec les élus locaux,
– réduire le recours aux urgences hospitalières, en s’appuyant sur vos compétences.

En 2024, je vous annonce que nous allons ainsi déployer et acheter des matériels et des stéthoscopes connectés, en soutenant leur acquisition pour une première expérimentation à hauteur de 40 000€ minimum. Ce type de stéthoscope se connecte avec un logiciel sur un appareil mobile pour visualiser, enregistrer et partager les données des malades et permettre le maintien à domicile et un suivi des pathologies.
Chers infirmières et infirmiers, je vous souhaite de bons travaux autour des progrès immenses que nous permettent le numérique pour continuer à sauver des vies dans les meilleures conditions possibles.