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MARSEILLE : Renaud MUSELIER a présenté sa feuille de rout…

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Gilles Carvoyeur
25 Jan 2024

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MARSEILLE : Renaud MUSELIER a présenté sa feuille de route 2024 « pour une région positive et du bonheur »

Aujourd’hui, jeudi 25 janvier, Renaud MUSELIER, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président délégué de Régions de France, a présenté ses vœux à la presse pour l’année 2024.

Au cours de cette cérémonie, le Président de Région a présenté sa feuille de route pour 2024, dans tous les domaines, pour être une région positive, la région du bonheur.

Discours de Renaud MUSELIER
Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur,
Président délégué de Régions de France
Cérémonie des Vœux à la Presse
Hôtel de Région, Marseille
Jeudi 25 janvier 2024

Quel plaisir de vous retrouver si nombreux !
Je mesure la chance, le bonheur que nous avons d’être réunis aujourd’hui, pour nous souhaiter une belle et heureuse année 2024.
Avec un mot particulier pour vous souhaiter une bonne santé !
C’est le bien le plus précieux, l’atout essentiel dans une vie.
Ayons bien sûr une pensée pour tous ceux qui font face à la maladie, et la combattent avec courage et dignité.
Je sais que dans la chaleur de vos foyers, dans l’intimité de vos vies,
Beaucoup y sont confrontés, dans leurs entourages, dans leurs familles, ou personnellement.
Prenez tous soin de vous, quel que soit votre état de santé.
Ne négligez jamais ceux qui vous aiment, écoutez-les, construisez avec eux.
Ecoutez ce que vous dit votre corps, faites attention à vous,
La vie est trop précieuse. Elle est tellement fantastique ! Mes chers amis,
Ces vœux étant souhaités, chacun étant installé : ça fait du bien de vous retrouver !
De tous vous revoir, réunis pour cette occasion, ici à l’Hôtel de Région.
On se retrouve au terme d’une année 2023 assez exceptionnelle pour la Région Sud.
On se projette au plus haut niveau vers l’avenir, en Europe, dans le monde, sans jamais oublier le terrain, le concret, la culture du résultat pour nos concitoyens.
Voilà ce que nous sommes et voilà ce qui nous rassemble :
A la résignation et au pessimisme, on oppose la détermination et l’action.
Au « déclinisme » et à l’angoisse, on oppose la joie de vivre et l’engagement !
A la division, à la fracture, on oppose le rassemblement et l’addition des forces…
Cet ADN du Sud permet de traverser toutes les tempêtes.
Mais il y a 7 ans, quand j’ai été élu Président de Région, ma fille m’a dit « Bravo Papa, c’est super, je suis très contente pour toi, mais la Région, ça sert à quoi ? » Cette phrase a été une révélation pour moi et pour toutes mes équipes.
La prise de conscience d’une forme d’éloignement de cette institution.
Eloignement par rapport à nos habitants, bien sûr, avec cette idée d’une tour d’ivoire marseillaise loin des préoccupations des territoires.
Eloignement par rapport à la vraie vie, avec la caricature d’une administration lointaine, pas joignable, pas disponible et des élus absents.
Mon cher Christian, en 2015, nous avions dit « ça va changer ! », et bien, ça a changé. Ça a changé parce que nous avons tout mis en perspective.
Au fil du temps, la Région était devenue le tiroir-caisse des autres collectivités, mais aussi de l’Etat et des associations : nous avons mis fin à cette logique.
Au fil du temps, la Région était devenue une mosaïque de saupoudrages, dans tous les domaines, pour être présente partout : nous avons mis fin à cette logique.
Au fil du temps, la Région avait ignoré des territoires entiers, devenus parias parce que trop loin de Marseille, trop éloignés politiquement : nous avons restauré la justice territoriale.
Mais tout ça ne s’est pas fait en un jour. Les mutations ont pris du temps.
On a organisé 5 conventions des maires, consulté tous les corps constitués, fait des maisons de la Région des outils de décentralisation régionale, écouté ce qu’on nous disait grâce à notre numéro vert ALLO REGIONS.
On a beaucoup écouté les attentes dans tous nos domaines de compétence. Et notre institution s’est adaptée à vous, à vos besoins et vos attentes.
Pendant la crise des gilets jaunes, auprès de nos forces de l’ordre, pendant le COVID avec les masques, les tests et l’aide aux entreprises, la Région a apporté des solutions dont personne n’était capable.
Idem, avec Bruno le Maire, on a aidé les entreprises tout au long de la crise sanitaire !
Aide aux boulangers en janvier, bâtie avec les artisans, aide aux commerçants après les émeutes de juillet, bâtie avec Martine VASSAL, Jean-Luc CHAUVIN et Bernard MARTY, coup de pouce énergie à l’automne avec l’Europe : en 2023, ces réflexes ont été la norme.
Ils vous permettent, et nous permettent, d’encaisser les chocs, de faire face ! Mais tout cela n’aurait aucun sens, si on n’avait pas fixé un cap très précis.
Ce cap, c’est la COP d’Avance, le Plan climat régional : 30 milliards d’€ d’ici 2028, directement engagés pour la transition écologique de notre territoire.
Nous avons fixé une méthode : une vision écologique de bâtisseurs, qui refuse la décroissance, et qui trouve des solutions plutôt que des taxes ou des injonctions.
Avec des moyens à la hauteur : 30 milliards d’€ d’investissement d’ici 2028, dont 10 milliards de fonds européens, 5 milliards de crédits de l’Etat, et 15 milliards de fonds régionaux.
Tout cela, avec la règle d’or : le 1er budget vert d’Europe, 100% dédié au climat.
C’est une forme d’écologie du Sud ! Pas d’injonctions, que des solutions.
Pas de taxes, que des axes simples : air, mer, terre, énergie, déchets.
Pas de lamentations, que des actions : elles font la différence sur le terrain.
Nous avions anticipé les conséquences visibles du dérèglement climatique.
En 2017, la Région lançait la COP d’Avance, avec 30 puis 40% de notre budget consacré au climat. Avec des politiques emblématiques, identifiables, claires dans l’esprit des gens.
1 million d’arbres (désormais, 5), la Guerre du Feu, Escales Zéro Fumée, 10 000 kilomètres de pistes cyclables…
Cela a fait de nous la Région-pilote de la planification écologique en France, en 2022, que nous avons mise en place avec la Première ministre Élisabeth BORNE. Je lui rends hommage aujourd’hui.
Au-delà de nos convictions politiques, de nos histoires respectives, nous avons le devoir de laisser à nos générations futures une Région préservée, prospère et engagée.
Avec cet optimisme de combat qui nous caractérise, et qui nous va si bien.
Avec 2 projets très concrets, un local, un international :
– La création de notre 10ème Parc Naturel Régional, celui des Maures et de l’Esterel.
C’est une force extraordinaire pour le territoire : 60% de notre territoire est protégé, des Alpilles au Mercantour, comme sur le front littoral et dans nos montagnes.
– Le Congrès des Océans, à Nice, cher Christian. Nous l’avons obtenu ensemble auprès du Président de la République pour le recevoir ici, en région Sud, en 2025.
Comme nous avons obtenu auprès d’Édouard PHILIPPE, le Congrès mondial de la nature en 2021, de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. On s’est inscrit dans une politique environnementale mondialement reconnue !
– La Région est membre du R20, le réseau des régions en pointe sur le climat
– Nous avons passé un accord historique avec l’Etat du Costa Rica en février 2019 : 1er accord
climatique du monde entre un Etat et une région !
– Nous avons inauguré le 1er observatoire pour le climat de l’Afrique de l’Est à Djibouti.
C’est le fil rouge de la mandature, autour d’un objectif assumé et ambitieux : devenir la 1ère région d’Europe neutre en carbone, en 2040 plutôt qu’en 2050.
Je veux avoir un mot particulier pour nos agriculteurs.
Je souhaite tout d’abord que nous ayons tous une pensée pour cette agricultrice et sa fille tuée lors des manifestations mardi matin.
Mais disons aussi à nos agriculteurs qu’on les aime, et applaudissons-les ! Je comprends la colère de nos éleveurs, de nos exploitants agricoles, de nos paysans. Avec Bénédicte MARTIN, ma vice-présidente en charge du dossier, nous y sommes sensibles depuis longtemps.
Elle doit pouvoir s’exprimer dans un cadre républicain et respectueux de notre institution. Car il y a de quoi en avoir marre !
Marre des normes abusives, marre des sur contrôles drastiques, des retards de paiements, de ne pas pouvoir simplement vivre de leur métier.
Et pourtant ils nous nourrissent, ils aiment profondément ces terres, ces paysages qui font la beauté de notre pays et qu’ils façonnent.
Bien sûr qu’il faut leur simplifier la vie. Mais ce n’est pas un problème européen ! L’Europe, elle, engage 20% de la PAC soit 11 milliards d’€ pour la France !
Le Parlement français doit s’emparer du sujet de la surtransposition des normes européennes en France, qui créent une grave distorsion de concurrence. La France doit s’emparer de son propre problème, parce que nos règles sont bien supérieures en exigence, à ce que demande l’Europe !
Cela entraînera des conséquences : sur le bio, sur les entraves à la construction, sur les zones humides, sur les nitrates, sur le sur contrôle. Il faut bien mesurer cela.
Je remercie Karine LE MARCHAND pour son action et son engagement au quotidien auprès de la profession. Nous travaillerons en 2024 sur 4 nouvelles actions, ensemble :
– Militer sur la transparence des prix d’achat aux producteurs notamment dans la grande distribution.
C’est l’objectif du label 100% valeur Sud que nous avons annoncé fin 2023 : mettre en valeur les produits qui paient dignement les producteurs, nos agriculteurs.
– Valoriser ce métier en organisant une fois par an une remise des prix par Karine le Marchand aux producteurs vertueux de la Région
Ma chère Karine, tu as été élue 18ème personnalité préférée des Français, avec un bond de 14 places.
C’est la démonstration que tu connais les agriculteurs, et qu’ils te font confiance.
Merci d’avoir accepté d’être une ambassadrice de la Région.
– Création d’un fonds d’aide à la trésorerie de 5 millions d’€ pour les dossiers en souffrance dont les retards de paiement mettent en péril les exploitations
Une sorte de fonds « dernier recours », qui permet d’aider ceux qui en ont le plus besoin.
– Développer l’agritourisme en région Sud.
Avec un partenariat spécifique comprenant le Comité Régional du Tourisme.
Nous avons su construire une véritable filière oenotouristique, 8 territoires labellisés par Atout France « Vignobles et Découverte », 450 domaines viticoles et caves coopératives, des portes de Nice jusqu’à celles de la Camargue constituent notre route des vins tous engagés dans une démarche d’accueil de nos visiteurs.
La République française fonctionne avec des strates. Et nous avons de la chance de vivre dans cette démocratie organisée :
Europe, État, Région, département, intercommunalité, commune. Dans ce mille-feuilles, chacun doit faire son travail ! Chacun doit avancer selon sa place, son rôle, et éviter d’en sortir : qui veut tout faire, finit par ne rien faire.
En 2024, et dans le cadre de la mission menée par Eric WOERTH, j’ai proposé un acte de clarification et de simplification. Et il y a longtemps que je porte cette idée, depuis les Territoires Unis à Marseille en 2018, ou encore la contribution avec le président du Sénat des 3 grandes associations d’élus en 2020, quand j’étais Président de Régions de France.
Avec une question simple à laquelle chacun devrait pouvoir répondre : « Qui fait quoi ? »
Et des réponses tout aussi simples : quand une collectivité, quand une strate a une compétence, elle l’a jusqu’au bout, y compris sur le plan financier et réglementaire.
C’est le seul moyen de réconcilier les Français avec la vie politique !
C’est le seul moyen de remettre de la clarté, de la visibilité pour nos concitoyens.
C’est le seul moyen de donner un sens à l’action des institutions. Au niveau local, nous sommes les artisans du dernier kilomètre.
Sans nous, ce qui est décidé à Paris n’a aucune chance de se passer dans la vraie vie.
Au sein des élus locaux, on doit connaître, respecter ses compétences : ici, à la Région, on finance jusqu’à 80% des projets des communes à travers nos dispositifs « Nos communes d’abord », « Nos territoires d’abord ».
Voilà pourquoi la modification de la loi « PLM », voulue par le Président de la République, aura du sens si elle est accompagnée d’une remise en perspective complète.
Des compétences, des modes de scrutin et des échelons.
Seule, cette réforme électorale ne changera rien : à Marseille, les marseillais ont toujours élu directement leur maire !
Que ce soit DEFFERRE, VIGOUROUX, GAUDIN ou RUBIROLA, ils ont porté au pouvoir la personne dont le nom et le visage était sur l’affiche ! C’est la vie politique : un combat pour l’incarnation, pour l’efficacité et pour les idées.
C’est un entraînement permanent, comme un sportif de haut niveau, pour être réellement utile, pour toucher le cœur des gens, pour assumer le pouvoir, l’autorité et la force sans jamais se déconnecter de la vraie vie.
Ici, nous avons une administration solide, qui parvient à instruire 100 000 dossiers individuels d’aide en 2 mois, avec des fonds européens et dans l’urgence, pour le « coup de pouce énergie » ! Tout en montant un dossier de candidature aux JO, tout en signant un Contrat de plan mobilités d’1,5 milliard d’€ avec l’Etat, tout en organisant la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur !
Ce qu’on dit ici, on le fait, et on le met en place. Avec des équipes organisées et une culture du résultat au service des habitants de la région. En 2024, ce sera encore plus vrai.

Parce qu’en 2024, nous allons nous appliquer la devise olympique de Pierre de Coubertin :

« Plus vite, plus haut, plus fort », et j’ajoute, tous ensemble.
Pour nos concitoyens et toujours au service de l’intérêt général.
Sans jamais renoncer à une idée cardinale : personne n’est laissé sur le bord du chemin.
2024 sera d’abord une année de transformation décisive dans les transports :
Nous irons plus vite en donnant les 1ers coups de pioche du chantier ferroviaire du siècle, la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur.
C’est du concret : Marseille-Nice en 1h20, un train toutes les 10 à 15 minutes, 150 kilomètres de voies nouvelles et la desserte de 70 gares en cours de route (dont 6 nouvelles).
Plus haut grâce à la nouvelle convention TER avec la SNCF, et grâce à l’ouverture à la concurrence qui permet de faire faire rouler plus de trains (dans l’intérêt des usagers) pour le même cout d’exploitation, sans aucune augmentation de tarif pour les abonnés.

Là aussi, du concret : nous avons été la 1ère région de France à ouvrir à la concurrence, ce qui permet d’avoir, dès la fin 2024 :

– Sur le lot SUD AZUR remporté par la SNCF, 1 train tous les ¼ heures, toute la journée entre Cannes, Nice et Monaco au même tarif,
– Dès le mois de juin 2025, sur le lot INTERMETROPOLES remporté par TRANSDEV, un train par heure entre Marseille, Toulon et Nice avec 16 allers retours quotidiens contre 8 allers retours aujourd’hui.

Plus forts et plus audacieux en intensifiant la décarbonation de nos transports régionaux : nos 1 700 cars ZOU d’ici 2030, mais aussi nos trains régionaux avec par exemple l’acquisition de 16 rames neuves électriques OMNEO SUD, l’achat de 8 rames hybrides pour les Chemins de fer de Provence (150 millions d’€ d’investissements au total), le déploiement de solutions bio-carburant pour nos TER entre Nice et Breil, ou l’expérimentation programmée de trains à batterie.
D’ores et déjà, 100% de notre flotte autocar des Alpes-Maritimes est décarbonée !
Nous poursuivrons la mise en accessibilité des 40 gares inscrites à notre Schéma Directeur d’Accessibilité – plus de 35 gares sont déjà traitées et nous achèverons en 2024-2025 la mise en accessibilité des 5 gares restantes – Et nous allons avancer sur les RER métropolitains dans nos quatre zones métropolitaines.
Et tous ensemble, en n’oubliant jamais nos territoires alpins, puisque nous allons investir massivement avec l’Etat et les départements pour les nœuds ferroviaires et routiers de ces départements ruraux.
Merci à Christian ESTROSI, Jean-Pierre SERRUS, Philippe TABAROT et Jean-Marc ZULESI pour leur aide dans ces dossiers très importants.
2024 sera une année importante pour l’économie régionale.
Avant de vous en parler, un court regard sur ce que nous sommes, ce que nous pesons, avec ce quatrième film de la soirée.
Nous irons plus vite : grâce à France 2030. Je veux rendre hommage à Bruno BONNELL, Secrétaire général pour l’investissement, qui pilote ce dispositif de 54 milliards d’€. Sur les 21,5 milliards déjà engagés, nous avons obtenu 737,3 millions d’€, ce qui nous place à la 3ème place française, avec l’aide du préfet de Région Christophe MIRMAND.
Nous sommes Région-pilote pour la régionalisation de ce plan, et nous avançons ensemble.
Nous sommes devenus la 3ème région de France en montants de fonds levés, avec une augmentation de 37% par rapport à 2022, pour 375 millions d’€ levés par nos sociétés, là où le reste de la France perd 30% ! Notamment sur l’énergie, la santé et la sécurité. Je veux rappeler que nous sommes une grande terre de tourisme, aussi, la 1ère destination en France après Paris, qui est elle-même la 1ère destination au monde !
Je veux d’ailleurs saluer Vaison-la-Romaine et son maire Jean-François PERILHOU, puisque Vaison a été désignée hier ville la plus accueillante de France par Booking.com !
2023 a dépassé de 8% 2019, année de référence avec 21,6 Milliards d’€ de retombées économiques, c’est notre 1ère industrie.
Les vacances de Noël qui se terminent enregistrent une hausse de fréquentation de 14 points, et les périodes à venir présentent toute une dynamique haussière.
Bravo au Président du Comité Régional de Tourisme, cher François de CANSON, pour son action déterminée et porteuse de résultats.
Et je veux remercier M. BARABASCHI, Directeur général d’ITER, ce projet-monde de fusion nucléaire sur notre territoire, pour lequel nous avons déjà contribué à hauteur de 152 millions d’€ depuis 2006.
J’étais avec le président CHIRAC quand nous avons obtenu ce fleuron de l’énergie, pour la France.
Par ailleurs, puisque nous sommes le creuset de toutes les énergies, nous accueillerons aussi en région le pipe-line hydrogène BARMAR, de la Catalogne à Marseille, voulu et poussé par le président de la République !
Nous irons plus haut, aussi : je rappelle que nous engageons déjà 100 millions d’€ chaque année pour l’économie, avec un objectif de 50 000 entreprises aidées d’ici 2028, de toutes les tailles, de toutes les dimensions, avec un service sur-mesure pour chacun.
Nous allons lancer une nouvelle feuille de route de l’économie sociale et solidaire, avec le président de la Chambre régionale Denis Philippe, pour ce secteur fondamental, à part entière. Nous engageons déjà 1,1 millions d’€ par an pour votre économie !
Je reviens du CES de Las Vegas et du forum de Davos, convaincu que nos entreprises savent mettre
leur génie technologique au service des mutations de notre société. De la dépollution de l’eau à la production d’énergie décarbonée jusqu’à la restauration de la
biodiversité. Nos entreprises incarnent le génie français.
Je souhaite que nos réflexions sur l’intelligence artificielle se poursuivent, sans avoir peur, mais en optimisant nos usages. Soyons plus forts grâce à ce nouvel atout !
Nous serons toujours plus forts dans notre stratégie de réindustrialisation de cette Terre d’industrie avec ce tournant désormais acquis de tous : la réindustrialisation verte.
Cette année, nous avons obtenu l’implantation de CARBON, 3000 emplois directs, 1,5 milliard d’€ d’investissements.
Et on reste ensemble, avec tous nos outils, accessible à tous et adaptés à vos besoins :
On continue avec les programmes SUD ENTREPRISES, SUD DEVELOPPEMENT, SUD INDUSTRIE
CARBONE. Ils ont été bâtis avec les chambres consulaires, avec l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie, pour la transition écologique des entreprises, le financement de projets à enjeux, le développement, la modernisation industrielle : 50 millions d’€ par an adaptés à tous les types et formats d’entreprise.
En parallèle, 100% des territoires de la région seront connectés au Très haut débit en 2025 !
Et dans cette métropole, pour la capitale régionale et ses communes, merci à Jean-Luc CHAUVIN, à Philippe KORCIA, à Bernard MARTY, Corinne INESTI, Alain GARGANI, André BENDANO, Yannick MAZETTE, pour le travail que nous menons ensemble.
2024 sera une année marquée par notre politique de sécurité, autour du plan « Région Sud, la région sûre » et ses 10 millions d’€ par an.
Nous irons plus vite : en mettant en place dès le 1er semestre 10 bornes d’appel d’urgence devant les lycées et les gares, en prenant exemple sur ce qui se fait à Nice, cher Christian.
Tu as la 1ère police municipale de France – certains veulent t’imiter, te doubler, après t’avoir si longtemps critiqué.
Nous irons plus haut : En expérimentant la reconnaissance faciale pour sécuriser nos lycées – en tout cas, c’est un combat que je continuerai de porter !
Nous serons plus fort : En généralisant la formation sur la détection des phénomènes de radicalisation : 2000 lycéens et 6000 agents concernés et en développant les TIG « jeunes » afin que chaque délit fasse l’objet d’une sanction, y compris pour les mineurs.

Cela a été rendu possible grâce à la convention signée avec Gérald DARMANIN, qui nous a apporté depuis 2019 :

– brigades de gendarmerie (140 gendarmes),
– Une compagnie de CRS à Marseille (194 CRS) et 300 policiers nationaux supplémentaires en 3 ans pour Marseille,
– Des renforts pour les services de police et de gendarmerie, 257 dans le Var et 273 effectifs dans les Alpes-Maritimes,
– 60 douaniers et 155 policiers supplémentaires pour surveiller nos frontières de l’Italie,
– Le commissariat du 13/14, pour lequel nous investirons 1 million d’€, et l’Hôtel des polices de Nice.

Et tous ensemble : en répétant à nos forces de l’ordre, de sécurité civile, nos pompiers, nos magistrats et notre justice que nous les aimons, que nous avons de la chance de les avoir. Vous êtes l’incarnation de la République, chacun dans vos rôles et qualités.
Nous allons renforcer toutes nos gardes régionales, qui regroupent déjà 1 000 acteurs de la sécurité du quotidien, dans nos domaines de compétence : trains, lycées, forêt, lutte contre le harcèlement scolaire…
Nous allons avoir la Cité judiciaire, de Marseille, grâce au Garde des Sceaux Eric DUPOND MORETTI,
350 millions d’€ pour la ville que nous attendions depuis longtemps.
Et je suis particulièrement heureux d’avoir un mot pour le Bataillon des marins-pompiers de Marseille, fondé par mon grand-père l’Amiral Muselier il y a 85 ans. On m’a dit qu’une cérémonie avait eu lieu !
Je regrette de ne pas y avoir été invité.
2024 sera une grande année culturelle, d’excellence autant que de proximité !
Nous irons plus vite dans le champ du patrimoine pour étudier, préserver et restaurer nos sites remarquables, nos églises et nos cathédrales, nos villages tout comme nous le ferons pour le petit patrimoine rural.
Cela représente 200 dossiers par an et un budget de 5,8 millions d’€.
Qui viennent s’ajouter aux 60 millions d’€ d’investissement chaque année pour la culture, avec un budget sanctuarisé et augmenté de 10% en 2022, chère Sophie JOISSAINS, cher Michel BISSIERE !
Nous irons plus haut sur l’audiovisuel et le cinéma pour que notre région conforte cet écosystème unique de festivals, de réalisateurs, d’acteurs, de créateurs.
Nous le ferons avec les 7000 salariés permanents, les 500 entreprises et les quelques 1000 organismes liés au secteur. Je rappelle qu’en 2023, la Région est devenue la 1ère région de France en termes d’emplois culturels en général : 45 000 emplois.
Et demain, nous serons à Provence Studios, cher Olivier Marchetti, pour un comité de pilotage France 2030 aux côtés de Bruno Bonnell.
Je tiens à rendre hommage à Rima ABDUL-MALAK avec qui nous avons obtenu 55 millions d’€ de France 2030 spécifiquement sur la Grande Fabrique de l’image, autour de 10 projets labellisés. Et qui nous a apporté une Scène nationale à Château Arnoux, une première depuis 30 ans.
J’ai rencontré la nouvelle Ministre, mon amie Rachida DATI, qui m’a annoncé réserver l’un de ses 1ers déplacements à notre région Sud.
Nous serons plus forts dans le champ de la création et du spectacle vivant en soutenant la création, nos festivals, la danse, la musique, le théâtre, les arts visuels.
La Région est une grande Terre de culture, de dimension mondiale.
Notre région est attractive par son innovation artistique et culturelle, sa liberté, avec les Chorégies d’Orange, aux Olympiades Culturelles, au Théâtre Durance ou de Nice, à l’Opéra de Toulon, au Delta Festival. Nous sommes la 1ère terre de festivals de France.
Enfin, sur la culture, je veux dire que nous ne céderons pas aux sirènes du wokisme.
Ici, dans le Sud, on n’a rien à voir avec ceux qui insultent le remarquable Sylvain TESSON et veulent l’empêcher de présider un festival.
On n’a rien à voir avec ceux qui veulent rendre le français illisible avec l’écriture inclusive, qui exclut et qui abîme.
On n’a rien à voir avec les parents d’élèves qui lancent une fatwa contre un professeur, parce qu’il a montré un tableau italien du 16ème siècle représentant des corps !
On n’a rien à voir avec ceux qui empêchent de consulter des livres ou des films anciens parce qu’ils ne correspondent plus à l’air du temps !
Ceux qui « suppriment » des artistes parce qu’ils ne conviennent plus, ceux qui interdisent des conférences parce qu’elles ne disent pas ce qu’il faut.
La culture, c’est justement s’enrichir de tout ce que l’humanité a écrit, chanté, raconté, diffusé depuis des millénaires, pour apporter notre contribution du présent et fabriquer notre avenir.
Ce n’est pas convoquer chaque œuvre du passé devant le tribunal du présent, au nom de valeurs qu’on considère comme supérieures en tout. Je m’y refuse de toutes mes forces.
Ce n’est pas notre conception de la culture, et aucune place ne sera laissée à ceux qui militent au nom de ce mouvement : le wokisme et l’islamisme sont les deux faces de la même pièce.
Tous les élus de la majorité, avec ses 14 composantes, sont d’accord avec cela.

2024 ramènera notre santé au plus proche des habitants :

Nous irons plus vite pour la ruralité, dans la lutte contre la désertification médicale, en doublant le nombre de création de maisons de santé par an. Cela portera leur nombre à 130 en Région Sud. Il y en avait 35 quand nous sommes arrivés en 2015.
Nous irons plus vite, pour les femmes victimes de violences et leurs enfants, en doublant le nombre de maisons régionales des femmes pour atteindre 10 maisons régionales des femmes, et au moins une dans chaque département. C’est une grande cause régionale et nous y restons fidèles – on accélère !

Nous irons plus haut, dans la formation paramédicale :

Nous formons chaque année 19 000 étudiants du sanitaire et du social. Chaque année depuis le plan de relance, nous créons 500 places d’infirmiers supplémentaires, soit 2 000 infirmiers formés depuis 2021. On monte en puissance dans tous les domaines, avec par exemple notre école de manipulateurs radio à Toulon ouverte en 2023, et on va en former 90 dans toute la région en 2024.
Nous serons plus forts, dans la lutte contre le cancer et son dépistage.
Après le succès de la 1ère édition du Bus rose de dépistage du cancer du sein, le futur bus d’Octobre rose de la Région sera doté d’un mammographe mobile, et proposera dans tous les territoires un dépistage complet du cancer du sein.
Merci à François CREMIEUX, Directeur général de l’APHM, et au Professeur JOUVE, président de la Commission médicale d’établissement qui démontre notre travail avec l’Assistance publique. Je veux également saluer le Professeur Dominique Rossi, Président de la Commission Médicale d’Etablissement du Groupement hospitalier de territoire et Pierre GAROSI, Président de la Ligue contre le Cancer des Bouches du Rhône.
En 2025, nous inaugurerons ensemble le SAMU neuf pour Marseille et la Région, pour lequel nous avons engagé 6 millions d’€, soit 70% du financement.
Merci à Josy CHAMBON, Bertrand MAS FRAISSINET, Georges LEONETTI qui suivent ces dossiers au sein de ma majorité.
2024 sera une année ou l’éducation sera au cœur des enjeux – avec nos valeurs !
Nous irons plus vite en investissant 293 millions d’€ pour nos lycées. Cela peut ressembler à un grand chiffre abstrait, mais c’est du très concret, lycée par lycée, classe par classe, une chaudière à remplacer après l’autre…
Nous irons plus haut en expérimentant la tenue unique dans la région à la demande du Premier ministre Gabriel ATTAL dans 2 lycées de la région.
Je présenterai bientôt les modèles « Sud » de cette tenue unique, dès ce trimestre.
Nous serons plus forts en continuant sans relâche à défendre les savoirs et les valeurs Républicaines.
Sur le service national universel, nous avions anticipé.
Avec le Gouverneur militaire, le Général LAVAL, nous avons avancé puisque nous déjà accueilli 3 300 jeunes au sein de nos lycées depuis 2021, pour leur service national universel en région Sud.
Et je me suis prononcé, le 17 décembre prochain, pour sa généralisation. Nous sommes prêts à être territoire-pilote, le Président de la République, toujours ensemble, en mettant nos lycées, CREPS, internats, dortoirs à disposition. Car l’enjeu foncier est énorme.
Et c’est bien sûr l’année de la Cité Scolaire Internationale Jacques CHIRAC, que nous inaugurerons en septembre prochain, pour laquelle la Région est le principal financeur et le maître d’ouvrage. Quand on le dit, on le fait !
Et nos jeunes candidats du concours des WORLDSKILLS représente cette jeunesse qui travaille, qui se bat, qui vise l’excellence autour de métiers du concret, de la vraie vie.
Une jeunesse qu’on aime, et qu’on ne vous montre pas assez.
Et ces jeunes qui sont fantastiques, qui sont bien formés, ils vont trouver un emploi : voilà pourquoi on a mis en place, avec le Président de la CMAR Yannick MAZETTE, un dispositif de 100 millions d’€ pour l’artisanat en Région Sud.

2024 sera une année forte pour nos armées, et pour notre Défense en région Sud :

Seule région en France à avoir conventionné avec le ministère des Armées ;
Nous irons plus vite, grâce aux 4 milliards d’€ d’investissements dans les infrastructures obtenus en 2023 ! Dans le cadre de la loi de programmation militaire, et je veux remercier les députés Lionel ROYER PERREAUT et Yannick CHENEVARD qui ont été au rendez-vous auprès du Ministre Sébastien LECORNU.
Nous irons plus haut, et je vous rappelle que nous avons ici le Roissy militaire français, avec la base aérienne d’Istres. Nous avons célébré les 70 ans de la patrouille de France à Salon, et nous célèbrerons cette année les 90 ans de l’armée de l’Air et de l’Espace, avec le meeting de l’air spécial que nous soutiendrons en septembre à Istres.
Nous serons plus forts, en nous souvenant de nos héros du Débarquement de Provence, et à l’occasion de son 80ème anniversaire : toute la région, du littoral aux Alpes, est concernée – et de cette libération la France entière, l’Europe entière, libres du joug nazi.
Et nous finirons l’année tous ensemble, autour d’un autre souvenir : les 30 ans de l’intervention du GIGN sur le tarmac de Marignane du 26 décembre 1994, grand moment d’héroïsme et de courage, et nous leur rendrons un hommage mérité.

2024 sera aussi une année européenne et internationale de premier plan :

Plus vite, c’est ce que je dis à mes équipes au quotidien, pour aller chercher ces 10 milliards d’€ de financements très concrets pour les projets de notre territoire.
Plus haut, avec des combats majeurs, comme le sauvetage de la lavande cette année au Parlement européen, et bientôt la macro-région méditerranéenne pour laquelle nous avons bâti un réseau de régions, partout sur le bassin méditerranéen !
Plus fort bien sûr, avec une échéance électorale en juin prochain : la façon dont nous composerons le Parlement européen déterminera aussi le destin de notre pays.
Les guerres d’Ukraine et d’Arménie, les pogroms abominables perpétrés par le Hamas en Israël le 7 octobre, nous rappellent l’instabilité du monde.
Le Hamas, comme la Russie et comme l’Azerbaïdjan, ne se contentent pas de violer le droit international, il s’en réjouit, il s’en félicite. Ils le prennent en photo, en vidéo, et l’exposent comme une preuve !
Quant au conflit du Proche-Orient, rien ne peut être réglé tant que 139 otages israéliens seront détenus par le Hamas.
Le système international de valeurs basculerait si les ennemis de la démocratie avaient les mains libres !
Tous les régimes autocratiques sont des alliés de circonstance – même s’ils ont des idéologies différentes.
Leurs ennemis du moment sont les mêmes : nous.
Face à ce nouveau schéma, l’Europe et la France ont une puissance et une responsabilité.
En tant qu’ancien ministre des Affaires étrangères du Président CHIRAC, j’engage la Région dans le sens de la démocratie, de la paix, avec nos partenaires en Méditerranée.
Avec le programme Méditerranée du Futur, qui en est à sa 6ème édition, et qui réunit autour des sujets communs l’ensemble des régions, wilaya, gouvernorats et unions de municipalité de tout le bassin.
2024 sera bien sûr une année sportive, à tous les niveaux !
Plus vite, avec l’arrivée du Tour de France 2024 à Nice, et la tenue de 5 étapes en région Sud, un record historique et jamais vu !
La Région Sud, Terre de rugby sera l’hôte de la finale du Top 14 où je l’espère, le Racing Club Toulonnais soulèvera son 5ème bouclier de Brennus.
Plus haut, avec la nécessité de protéger nos enfants et leur pratique sportive des intrusions islamistes, ou des actes de harcèlement : je lancerai en 2024 un grand audit de nos subventions au monde sportif pour éviter toute dérive, conformément aux enseignements du rapport parlementaire paru hier.
Plus fort, avec un budget dédié au sport, de 15,2 millions d’€ cette année, pour aider nos sportifs licenciés, Et tous ensemble bien sûr, puisque nous lancerons un grand projet de réforme de nos Centres de ressources, d’expertise et de performance sportive, nos CREPS de compétence régionale. Nous avons besoin d’un second souffle, pour notre jeunesse et pour la pratique sportive dès le plus jeune âge.
En termes de licenciés sportifs avec 1,1 million de licences en 2023, nous nous affirmons comme l’une des régions les plus sportives de France. Au total, un habitant de la région sur 5 est licencié, et 65% des habitants de la région ont une pratique sportive régulière.
Je remercie très chaleureusement Pablo LONGORIA et Bernard LEMAITRE, Présidents de l’Olympique de Marseille et du Racing Club Toulonnais.
Mais 2024 sera évidemment – et surtout – une année olympique !
2024 sera une année sportive exceptionnelle et la Région Sud sera au rendez-vous.
Nous accueillerons dans le cadre des Jeux Olympiques, les épreuves de voile et des matches de football à Marseille et à Nice. Nous serons au cœur du Tour de France avec 5 étapes et une arrivée historique à Nice.
Pour avoir la voile à Marseille, je me suis battu et j’étais à Lima en 2017 lors de l’annonce du choix du Comité International Olympique (CIO) pour Paris 2024, avec l’aide du maire de Marseille. Dès le lendemain, j’ai lancé un Plan voile et nautisme ambitieux.
Ce plan a changé la pratique de la voile dans la Région, il a donné des moyens !
Entre 2018 et 2023, près de 28,5 millions d’€ investis, 851 bateaux achetés, 1 200 élèves initiés, 12 athlètes olympiques accompagnés et une marina dernier cri, pour notre pôle France.
2024 sera aussi l’année de la confirmation pour nos Jeux d’hiver.
Il y a 2 ans lors des vœux à la presse, j’exprimais l’intention de la Région Sud, de candidater pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver.
Beaucoup jugeaient cette idée comme étant folle et irréaliste ! Pourtant le 29 novembre 2023, la commission exécutive du CIO a déclaré officiellement l’entrée de la candidature des Alpes françaises en dialogue ciblé, en faisant ainsi le seul « hôte pressenti » pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030.
Nous allons finaliser avec beaucoup d’humilité et de sérieux pour aboutir au résultat final et en juillet, le CIO nous désignera officiellement l’hôte des Jeux Olympiques et Paralympiques 2030. Avec Laurent WAUQUIEZ, David LAPPARTIENT et Marie-Amélie LE FUR, nous avons remporté cette victoire.
Nous les avons voulus, nous sommes allés les chercher et tous ensemble, nous allons faire quelque chose de grand.
Nous venons même de passer un partenariat avec l’Utah, organisateur des Jeux de 2002 et bientôt de 2034, pour nous coordonner et profiter de leur expérience.
Et si nous y sommes arrivés, c’est grâce à une politique de montagne ambitieuse : 100 millions d’€ pour nos vallées, 100 millions d’€ pour nos stations : 200 millions d’€ au total.
La réussite de ces Jeux 2024, comme 2030, sera celle de l’État et des collectivités.
Et nous allons tous les vivre : c’est la 1ère fois qu’un pays, et qu’une région – la nôtre – accueille des Jeux d’été et d’hiver dans la même décennie !
Nous serons toutes et tous au rendez-vous, comme nous l’avons été d’ailleurs pour la Coupe du monde du rugby. Et nous pouvons être très fiers de ce que nous avons su faire il y a quelques mois en France.
On a plusieurs défis, nous le savons, pour l’organisation.
Le 1er, c’est celui de la sécurité. La menace terroriste est là, présente toujours sur le sol français.
Le 2ème défi, c’est celui de l’amélioration des transports. Assurer une desserte de 100% des sites pour 100% des spectateurs en transport en commun ou propres, en prenant pleinement en compte les besoins des usagers quotidiens du réseau. Permettre à tous de pouvoir pleinement anticiper, bénéficier de recommandations jour par jour sur la fluidité des transports publics et des conditions
d’entrée sur les différents périmètres de sécurité.
Le 3ème défi pour que l’organisation soit irréprochable, c’est l’accessibilité des sites pour les personnes en situation de handicap. Dans le cadre de la Conférence nationale du handicap, le président de la République a annoncé des crédits conséquents pour mettre en accessibilité nos petits commerces, en
particulier dans les villes hôtes des sites olympiques. Ce qui vaut pour les Jeux d’été vaudra pour les Jeux d’hiver.
Des Jeux plus verts et totalement alignés sur l’accord de Paris, avec une réduction par 2 de leur impact carbone.
Il y aura des mesures exemplaires de lutte contre la pollution plastique et une déclinaison de la planification écologique pour ces Jeux. J’en ai pris l’engagement auprès du CIO, comme des forces politiques qui nous soutiennent dans cette démarche.
Élément d’organisation aussi important, le budget devra être pleinement maîtrisé.
À Londres 2012, c’était 200% d’augmentation du budget. A Paris, c’est évalué à 13%.
Nous visons pour nos Jeux d’hiver un budget d’1,5 milliard d’€, le moins cher de l’histoire des Jeux, dans une approche durable et respectueuse de nos chalets, de nos paysages, de notre neige, sans aucune augmentation d’impôt !
Passer de la folie de Sotchi à la raison de Lillehammer.
Le 4ème objectif, faire de cet hiver dans les Alpes françaises, une saison de fête et de fierté.
Cette fête sera nationale, elle sera populaire, ancrée dans chacun des territoires, dans toute la région.
Des clubs 2030 seront déployés pour suivre en famille ou entre amis les exploits de nos champions. Ce sont aussi des animations sportives qui seront proposées, en particulier dans nos quartiers.
Ces Jeux doivent être utiles. Depuis le début, nous avons une obsession que l’on appelle l’héritage.
C’est à dire que ces Jeux restent, que ces Jeux nous apportent quelque chose d’utile. Ce rendez-vous ne doit pas durer juste 2 semaines, il doit aller bien au-delà et nous apporter ce que nous n’avons pas, notamment sur les volets ferroviaires et routiers.
Ces aménagements inscrivent ces Jeux dans une grande tradition française. Nous avons, à l’occasion des Expositions universelles et ses grands rendez-vous, construit des structures qui sont ensuite restées dans notre histoire et nos paysages.
Et puis l’autre héritage, c’est celui même d’une région sportive, d’une région de montagne.
Ce que nous allons faire, c’est remettre le sport au cœur de la vie de la région. C’est véritablement se donner l’objectif d’augmenter la pratique sportive partout dans le Sud parce que c’est un objectif de santé publique.

On va relancer les classes de neige, la formation des champions, diversifier l’offre touristique :

J’annoncerai en mars un plan « Région Sud 2030 », pour préparer les Jeux dans les Alpes françaises.
Le sport est aussi un formidable instrument de partage, d’échange et de confiance en soi.
Une vision simple et cohérente de rééquilibrer le rapport au sport dans les consciences d’un pays qui souvent a cultivé la domination de l’esprit sur le sport. D’une région qui a rapporté à la France tant de succès, tant de champions.
Le sport va aider à transformer nos vies.
Il va nous rendre fier, nous ramener des médailles.
Il va aussi nous permettre de changer la vie de beaucoup de monde et, je l’espère, enclencher une dynamique, qui va nous permettre d’avoir de très grands Jeux pour les Alpes du Sud, mais au-delà de
cela, d’avoir un héritage et dans la durée, un changement unique de la place du sport dans la vie de notre région.
La plus belle région d’Europe,
Celle des Alpins, des Azuréens et des Provençaux.
Pas celle des « PACAIENS », mais celle du Sud, cette bannière qui nous rassemble et nous rend invincibles.
J’ai d’ailleurs demandé à mes équipes que tout courrier faisant mention de « PACA » soit renvoyé, et jamais traité.
Aujourd’hui, j’ai voulu vous montrer qu’au-delà de ses multiples facettes, le diamant Région Sud a un sens, porte une vision, avec une stratégie de territoire.
Chaque facette du diamant rayonne, mais seule l’image globale fait la différence.
Voilà ce que je voulais partager avec vous.
Voilà ce que vous attendez d’une grande collectivité comme la nôtre,
Voilà une vision optimiste et lucide de notre région du bonheur,
De la France, notre pays exceptionnel, de l’Europe, notre continent en paix,
Voilà ce qui permet de donner un sens à notre action.
Merci pour votre présence, merci pour votre amitié, et encore une fois : bonne année !