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MARSEILLE : Qualité de l’air – AtmoSud alerte sur le risque sanitaire des fumées d’incendies
AtmoSud alerte sur l’impact sanitaire des fumées de feux de forêt, un risque grandissant qui se propage sur des milliers de kilomètres.
Alors que New York est placée en alerte rouge pour la qualité de l’air à cause d’un panache de fumée venu du Canada, à deux jours de la finale de la Coupe du Monde de football, cet événement rappelle une réalité de plus en plus prégnante en Europe. En juin 2025, des fumées issues d’incendies canadiens avaient déjà traversé l’Atlantique pour atteindre le sud-est de la France. L’organisme de surveillance de la qualité de l’air AtmoSud tire la sonnette d’alarme : au-delà de la destruction des écosystèmes, les feux de végétation représentent une menace sanitaire majeure et grandissante.
Des feux plus intenses et une saison à haut risque
Le changement climatique, avec son cortège de canicules et de sécheresses, modifie profondément la nature des incendies. Ils sont désormais plus précoces, plus longs et plus intenses. Bien que la région Sud ait été relativement épargnée par des feux de grande ampleur jusqu’à présent en 2026, la situation reste extrêmement tendue. Depuis la mi-juin, les six départements de la région ont connu de nombreuses journées où le risque d’incendie était classé « très sévère » ou « extrême », conduisant à des fermetures préventives des massifs forestiers. Selon les experts, la saison 2026 s’annonce comme l’une des plus critiques jamais observées.
La composition toxique des fumées, un danger invisible
Le danger principal pour la santé humaine réside dans la composition même des fumées. Celles-ci transportent un cocktail de polluants sur de très longues distances. On y retrouve des particules fines (PM2.5), particulièrement nocives car elles pénètrent profondément dans le système respiratoire, mais aussi du carbone suie, du monoxyde de carbone, des oxydes d’azote et de nombreux composés organiques volatils (COV) et semi-volatils (SCOV) irritants.
L’impact de ces panaches n’est pas théorique. Le récent incendie qui a débuté dans la nuit du 2 au 3 juillet sur les hauteurs de Die, dans la Drôme, a eu des conséquences directes sur la qualité de l’air en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les vents ont poussé les fumées vers le sud, provoquant des pics de pollution significatifs dans le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence, avec des concentrations de particules fines pouvant atteindre 80 µg/m³ par heure à plusieurs centaines de kilomètres de l’incendie.
Surveillance et connaissance : la réponse scientifique
Face à cet enjeu de santé publique, la surveillance et la recherche s’organisent. Les ingénieurs d’AtmoSud ont activement participé à un groupe de travail national d’Atmo France, qui a abouti à la publication début juillet 2026 d’une note bibliographique intitulée « Incendies de végétation : un état des connaissances sur la qualité de l’air ». Ce document synthétise les connaissances scientifiques sur les émissions polluantes, le transport atmosphérique des fumées et leurs effets sur la santé.
La conclusion est claire : les feux de végétation ne sont plus un simple risque environnemental localisé, mais un facteur majeur de dégradation de la qualité de l’air à grande échelle. Leur intégration dans les politiques climatiques, sanitaires et de surveillance de l’air est devenue indispensable.
Comment s’informer et se protéger ?
Pour les citoyens, il est possible de suivre en temps réel l’évolution des panaches de fumées sur le territoire grâce à la plateforme OpenAirMap, mise à disposition par AtmoSud. En cas d’incendie, l’organisme publie également des bulletins d’information sur son site internet.
En cas d’exposition aux fumées ou de perception d’odeurs, les autorités sanitaires recommandent à toute la population de réduire les activités physiques intenses. Pour les personnes vulnérables (femmes enceintes, enfants, personnes âgées ou souffrant de pathologies respiratoires ou cardiovasculaires), il est conseillé de reporter les activités physiques et de privilégier des sorties brèves.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

