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MARSEILLE : Mobilité – Une large majorité d’habitants du Sud-Est souhaite la fin des ZFE

Une enquête Aramisauto révèle que 74 % des habitants du Sud-Est approuvent la suppression des Zones à Faibles Émissions avant les élections de mars.

À quelques semaines des élections municipales de 2026, la question de la mobilité s’impose comme un sujet brûlant dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et plus largement dans le Sud-Est. Entre impératifs écologiques et réalité économique des ménages, l’équation semble de plus en plus difficile à résoudre pour les automobilistes. Une nouvelle étude menée par OpinionWay pour Aramisauto dresse un état des lieux sans concession des attentes locales : les habitants réclament du pragmatisme et du pouvoir d’achat.

Un rejet marqué des restrictions de circulation

Le constat est particulièrement net dans le quart Sud-Est de la France. Alors que le débat sur les Zones à Faibles Émissions (ZFE) continue de diviser la classe politique, les citoyens ont tranché. Selon l’enquête réalisée fin 2025, 74 % des habitants du Sud-Est approuvent la potentielle suppression des ZFE. Ce chiffre, supérieur à la moyenne nationale (72 %), témoigne d’une exaspération croissante face à des mesures perçues comme punitives ou déconnectées des réalités quotidiennes.

Cette réticence s’explique en grande partie par un contexte économique tendu. Le budget mensuel moyen consacré à l’achat d’une voiture a chuté au niveau national, atteignant son plus bas niveau depuis 2022 (238 euros). Face à l’inflation et à la baisse du pouvoir d’achat, la transition forcée vers des véhicules récents, souvent onéreux, passe mal auprès de la population.

Une demande d’aide financière accrue

La mobilité reste une nécessité absolue dans une région où les zones périurbaines et rurales sont nombreuses. Pour continuer à se déplacer, les habitants du Sud-Est n’hésitent plus à se tourner vers la puissance publique. L’étude révèle que 64 % d’entre eux se disent prêts à solliciter des aides de l’État pour financer leur mobilité, un score là encore supérieur à la moyenne nationale (61 %).

Cependant, le système actuel d’aides à l’achat (bonus écologique, prime à la conversion, leasing social) est jugé trop complexe. Au niveau national, 80 % des automobilistes avouent être perdus face aux multiples changements de dispositifs. « Cette étude révèle des attentes claires des Français face aux aides et mesures perçues comme complexes », analyse Romain Boscher, directeur général d’Aramisauto.

Des priorités claires pour les futurs maires

À l’approche du scrutin municipal, le message envoyé aux candidats est sans équivoque : 94 % des résidents du Sud-Est estiment que leur futur maire doit intégrer une priorité « mobilité » dans son programme. Mais quelles sont les mesures concrètes attendues sur le terrain ?

Contrairement aux idées reçues qui opposeraient systématiquement voiture et transports en commun, les attentes sont mixtes mais pragmatiques. L’amélioration du stationnement arrive en tête des préoccupations locales (41 %), suivie de près par le développement de l’offre de transports en commun (38 %). L’aide à l’achat automobile est également citée par 35 % des sondés comme une mesure municipale prioritaire. La fluidification de la circulation (24 %) et l’aide à l’achat de véhicules d’occasion ou reconditionnés (23 %) complètent ce tableau des revendications.

Le véhicule reconditionné comme alternative

Face aux prix élevés du neuf, le marché de l’occasion et particulièrement du reconditionné apparaît comme une solution de repli stratégique pour les ménages. Si 17 % des habitants du Sud-Est envisagent l’achat d’un véhicule 100 % électrique (soit la même proportion que la moyenne nationale), beaucoup se tournent vers des modèles plus accessibles.

« La voiture d’occasion reconditionnée, avec son modèle fiable et transparent, répond à cette demande croissante pour une mobilité plus abordable et durable », précise Romain Boscher. D’après l’étude, une large majorité de Français (80 %) souhaiterait d’ailleurs que les aides publiques soient élargies aux véhicules d’occasion thermiques récents et peu polluants, et non plus réservées quasi exclusivement au neuf ou à l’électrique.

Le rapport complet de l’étude, incluant les données régionales spécifiques, est consultable en ligne (https://rumeur-publique.fr/c6.php?ec=2&l=h354rnquc2pnj5Vl&i=ZGRpnWOTZm1r&t=ZA&e=pZmaxZPXmqahcNWkldWlnMObyp%2BWyGGa1g&u=m6iq1KOdYGaXos6olZCZptGb0ZZhxqKhk8qeo5xjx5FklYm9gMx1saGJunWSzJGLraO5YYGtZmWo3HZkqGfWyYRjrM2V2g&v=10).

Aramisauto (https://www.aramisauto.com), commanditaire de ce sondage, est une entreprise spécialisée dans la vente en ligne de voitures d’occasion reconditionnées et neuves.