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MARSEILLE : Mémoire des Harkis – La Région Sud et l’ONaCVG renforcent leur partenariat
La Région Sud et l’ONaCVG ont signé une convention pour renforcer leur soutien aux familles harkies, axé sur l’emploi et la mémoire.
La Région Sud et l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONaCVG) ont officialisé le renforcement de leur collaboration par la signature d’une nouvelle convention de partenariat, ce mercredi 29 avril 2026. L’accord a été paraphé par Sylvaine DI CARO, Conseillère régionale déléguée à la mémoire des rapatriés d’Afrique du Nord et des harkis, et Marie-Christine VERDIER-JOUCLAS, Directrice générale de l’ONaCVG. Prévue pour une durée de cinq ans, cette convention vise à intensifier et à mieux coordonner les actions menées en faveur de la communauté harkie et de ses descendants sur le territoire régional.
Un double objectif : emploi et mémoire
Ce partenariat s’articule autour de deux ambitions principales, destinées à répondre concrètement aux attentes des familles. Le premier volet concerne l’insertion professionnelle des descendants. La convention entend faciliter l’accès aux emplois réservés pour les enfants de Harkis qui sont titulaires d’un passeport professionnel délivré par l’ONaCVG. Pour ce faire, le dispositif sera désormais étendu à l’ensemble des services de la Région Sud, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de carrière au sein de l’administration régionale.
Le second volet est d’ordre mémoriel. Il a pour but de renforcer la coordination des différentes initiatives et de donner une plus grande lisibilité aux actions de mémoire menées sur le territoire. L’objectif est de créer une synergie entre les acteurs institutionnels et associatifs pour que l’histoire des Harkis soit transmise de manière plus cohérente et visible auprès du grand public.
Trois axes stratégiques pour l’avenir
Pour concrétiser cet engagement renouvelé, la Région Sud a défini trois axes d’intervention majeurs pour les années à venir. Premièrement, un travail sera engagé en collaboration avec les services de l’État pour obtenir la protection patrimoniale de plusieurs anciens hameaux de forestage. Ces lieux, où furent logées de nombreuses familles à leur arrivée en France, constituent un patrimoine historique et humain d’une grande importance.
Deuxièmement, la Région lancera un appel à projets destiné à soutenir financièrement les communes qui souhaitent aménager ou enrichir des sites mémoriels dédiés aux Harkis. Cette aide permettra de créer de nouveaux lieux de recueillement ou de valoriser ceux qui existent déjà.
Enfin, un vaste programme de collecte et de valorisation des témoignages de la communauté harki sera mis en place conjointement avec l’ONaCVG. Cette initiative cruciale vise à préserver la mémoire vivante de cette histoire, en recueillant les récits des premiers concernés et de leurs descendants pour les transmettre aux générations futures.
La continuité d’un engagement régional majeur
Cette convention s’inscrit dans le prolongement d’une politique mémorielle active menée par la Région Sud depuis 2016. Plusieurs actions significatives ont déjà été réalisées, démontrant un soutien constant à la reconnaissance de l’histoire des Harkis. Parmi celles-ci figure la réalisation d’un inventaire régional complet des hameaux de forestage, qui a permis de recenser 32 sites sur le territoire. La transmission de cette histoire passe également par des initiatives culturelles d’envergure, comme la création d’une exposition itinérante ou le soutien à des projets documentaires et cinématographiques, à l’image du film *Filles de harkis*. La Région apporte par ailleurs un accompagnement pérenne à la Maison d’Histoire et de Mémoire d’Ongles, située dans les Alpes-de-Haute-Provence, un lieu unique en France dédié à cette mémoire. Cet engagement se traduit enfin par des résultats concrets en matière d’emploi, avec plus de 40 recrutements d’ayants droit harkis déjà effectués au sein des lycées régionaux.
via Press Agence – Photo Région Sud.

