Passer au contenu principal

MARSEILLE : Gastronomie – Le Colombier, trésor sucré…

Partager :

MARSEILLE : Gastronomie – Le Colombier, trésor sucré pour célébrer la Pentecôte

Le Comité National pour la Promotion de l’Œuf dévoile la recette du Colombier, gâteau provençal aux amandes et fruits confits, pour célébrer la Pentecôte.

Alors que le calendrier égrène les semaines nous rapprochant du printemps, les amateurs de traditions culinaires et de patrimoine se préparent déjà à célébrer la Pentecôte. Cette fête, qui survient cinquante jours après Pâques, ne se résume pas uniquement à un long week-end de trois jours propice à l’évasion. Elle s’incarne également dans les assiettes, particulièrement dans le sud de la France, avec le retour d’une pâtisserie emblématique : le Colombier.

Le Comité National pour la Promotion de l’Œuf (CNPO), en collaboration avec le photographe et cuisinier-pâtissier Philippe Asset, remet en lumière ce dessert solaire. Plus qu’un simple gâteau, le Colombier est une véritable invitation au voyage immobile, une recette chargée d’histoire qui convoque l’imaginaire de la Provence, de ses artistes et de ses écrivains.

Un héritage culturel entre Pagnol et Picasso

Ce gâteau de voyage, robuste et parfumé, plonge ses racines dans l’identité culturelle du Midi. Il est difficile d’évoquer cette douceur sans penser aux personnages de Marcel Pagnol, qui auraient sans nul doute partagé ce mets avant ou après leur célèbre épopée vers le « Château de ma mère ». Il incarne cette cuisine de partage, familiale et généreuse, conçue pour être transportée lors des pique-niques dans la garrigue ou dégustée à l’ombre d’une tonnelle.

Au-delà de la littérature, le Colombier porte en lui une symbolique artistique forte. La colombe, qui donne son nom au gâteau et qui trône souvent en son centre sous forme de pâte d’amande, est une figure récurrente de l’art moderne en Provence. Elle rappelle les œuvres des grands maîtres qui ont trouvé refuge sous la lumière méditerranéenne : les esquisses de Pablo Picasso, les découpages d’Henri Matisse, les toiles oniriques de Marc Chagall ou encore les poésies graphiques de Jean Cocteau. Même Raymond Peynet, célèbre pour ses amoureux, a fait de cet oiseau de paix un élément central de son univers.

Une symphonie de saveurs provençales

Sur le plan gastronomique, le Colombier est un hymne aux produits du terroir. La recette, mise en image et en goût par Philippe Asset, fait la part belle aux ingrédients nobles. La base du gâteau repose sur une alliance de textures : le croquant des amandes torréfiées et le moelleux apporté par les œufs, ingrédient central et liant indispensable de cette préparation.

Les saveurs sont résolument tournées vers le soleil. Le melon confit, véritable or de la région d’Apt, s’associe aux écorces d’oranges confites pour apporter une complexité aromatique, à la fois sucrée et légèrement amère. L’ensemble est relevé par une note de Grand Marnier et la douceur d’une confiture d’abricot qui vient napper le gâteau après cuisson, lui conférant brillance et gourmandise.

Les secrets d’une préparation réussie

Pour ceux qui souhaitent réaliser ce dessert pour 4 à 6 personnes, la préparation, bien que sophistiquée en goût, reste accessible. Le secret réside dans le traitement des œufs de France, garants de la structure du gâteau. La recette préconise de séparer les blancs des jaunes : ces derniers sont blanchis avec du sucre glace et de la poudre d’amande, tandis que les blancs sont montés en neige ferme pour apporter de la légèreté à l’appareil, qui contient également de la farine et de la fécule.

La cuisson, d’environ 35 minutes à 180°, permet de développer les arômes des fruits confits incorporés à la pâte. La touche finale, celle qui signe l’identité du Colombier, intervient après refroidissement : le gâteau est enduit de confiture d’abricot mixée au Grand Marnier, puis recouvert d’amandes effilées torréfiées.

Un symbole de paix à partager

Au sommet de cet édifice gourmand se pose la traditionnelle colombe, découpée dans de la pâte d’amande ou de la pâte à sucre blanche. Ce détail n’est pas anodin. Dans la tradition chrétienne, la Pentecôte célèbre la venue de l’Esprit Saint sous l’apparence d’une colombe. Aujourd’hui, au-delà de la dimension spirituelle, ce gâteau incarne des valeurs universelles de paix, de solidarité et de retrouvailles familiales.

Alors que les jours rallongent et que la douceur printanière s’installe, le Colombier s’impose comme la recette incontournable pour rompre avec le quotidien et célébrer ce moment de pause.

Pour plus d’informations sur les œufs et les recettes associées, le site du CNPO reste la référence.