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MARSEILLE : Florian FIQUET : « Le rôle des créateurs de con…

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MARSEILLE : Florian FIQUET : « Le rôle des créateurs de contenus est déterminant pour préserver la nature »

L’influenceur Florian Fiquet traverse les Parcs des Calanques et de Port-Cros pour sensibiliser à la protection de ces espaces naturels fragiles.

À l’heure où les réseaux sociaux sont devenus une source d’information quotidienne pour 44 % des Français, selon une étude de l’ARCOM de février 2026, l’influence numérique s’affirme comme un levier puissant de sensibilisation environnementale. C’est dans ce contexte que Florian Fiquet, aventurier et créateur de contenu connu sous le pseudonyme @flo_climatrek, lance avec le soutien de Sport Planète MAIF un projet d’envergure dédié à la préservation des Parcs Nationaux français. Fort de ses 131 000 abonnés, il entame son périple par une traversée du Parc National des Calanques et du Parc National de Port-Cros, du 30 mars au 10 avril prochains.

Des sanctuaires naturels sous pression

Le choix des Calanques comme point de départ n’est pas anodin. Ces dernières années, ce territoire emblématique, qui constitue l’un des onze Parcs Nationaux français, a subi les conséquences d’une surfréquentation touristique massive. Ce phénomène a engendré un piétinement destructeur du couvert végétal, une érosion accélérée des sols et une augmentation significative du risque d’incendie dans une région déjà considérée comme la plus aride de France. Face à cette dégradation, les autorités du parc ont dû prendre des mesures drastiques, comme l’instauration en 2022 d’un quota limitant l’accès à la calanque de Sugiton à 400 visiteurs par jour en été, ou la fermeture complète des accès durant 19 jours au cours de l’été dernier pour des raisons de sécurité.

À cette pression humaine s’ajoute l’impact du changement climatique. La mer Méditerranée, qui se réchauffe 20 % plus vite que la moyenne mondiale, voit ses écosystèmes marins profondément altérés, avec des épisodes de nécrose des gorgones rouges. Sur terre, la sécheresse met à rude épreuve une flore pourtant adaptée, comme en témoigne l’état critique du romarin en 2023.

Une traversée pour éduquer et mobiliser

Du 30 mars au 10 avril, Florian Fiquet sillonnera ce territoire pour mettre en lumière les enjeux et les solutions. Son programme est jalonné de rencontres avec les acteurs locaux de la préservation. Il participera notamment à une projection avec l’association 1 déchet par jour (31 mars), partira en expédition sur l’archipel du Frioul avec Sauvage Méditerranée (1er avril) et explorera le parc avec l’écogarde Anaëlle Marot (2 avril). Son parcours le mènera ensuite à La Ciotat pour une rencontre avec le CPIE Atelier Bleu (3 avril), avant une exploration sous-marine avec Karim Saari (4 avril) et une grande randonnée reliant Marseille à La Ciotat (5 avril). Après une transition vers Hyères le lundi de Pâques, il participera à une journée de sensibilisation avec Recyclop Var (7 avril), avant de conclure son aventure par deux jours d’exploration sur les îles de Port-Cros ou de Porquerolles en compagnie des écogardes du parc national (9 et 10 avril).

La parole d’un influenceur engagé

Pour le principal intéressé, cette initiative vise à transformer le regard du public sur ces espaces protégés. « Le rôle des créateurs de contenus peut être déterminant pour promouvoir un usage plus respectueux de la nature. La sensibilisation et l’éducation sont essentielles pour passer de la consommation des espaces à leur préservation. Les Parcs Nationaux montrent qu’une transition écologique réussie est possible, et l’engagement citoyen autour de Marseille et du Parc des Calanques en est un exemple. C’est ce que je souhaite partager avec le grand public à travers ce projet », souligne Florian Fiquet.

Un projet national soutenu par MAIF

Cette première étape dans les Calanques n’est que le début d’un projet plus vaste. Florian Fiquet prévoit de se rendre dans le Parc National de la Vanoise du 8 au 22 juin, puis dans celui des Cévennes au début du mois de septembre. L’objectif n’est pas de faire la promotion touristique de ces lieux, mais bien de valoriser les initiatives concrètes qui y sont menées pour un usage plus durable et respectueux des écosystèmes. Ce projet est porté par le mouvement Sport Planète de MAIF, qui, depuis 2019, œuvre pour inscrire la transition écologique au cœur des pratiques sportives. L’assureur, qui couvre 30 fédérations et 25 000 associations sportives, a d’ailleurs intégré en 2025 une éco-conditionnalité à ses contrats de sponsoring, exigeant de ses partenaires un engagement mesurable dans la réduction de leur impact environnemental.