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MARSEILLE : Fiscalité locale – Le grand écart des imp…

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MARSEILLE : Fiscalité locale – Le grand écart des impôts locaux entre Marseille, Nice et Toulon

Une étude de MoneyRadar révèle de profonds écarts de fiscalité locale entre Marseille, Nice et Toulon, malgré leur proximité géographique.

À quelques dizaines de kilomètres de distance sur le littoral méditerranéen, les trois plus grandes métropoles de la région présentent des réalités fiscales radicalement différentes. C’est le principal enseignement du classement 2026 des 20 plus grandes villes de France, publié par la plateforme d’information financière MoneyRadar. Marseille se hisse au 2e rang des villes les plus taxées, tandis que Toulon occupe une position intermédiaire (11e) et que Nice se classe parmi les plus modérées (18e).

Marseille, pénalisée par une TEOM record

La deuxième place de Marseille dans ce classement national ne s’explique pas par son taux de taxe foncière (47,43%), qui se situe dans la moyenne des villes étudiées. Le facteur déterminant est sa taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), fixée à 18,10%, soit le taux le plus élevé du panel. Pour un logement de référence avec une valeur locative de 3 000 euros, cette taxe représente à elle seule 543 euros par an, soit 38 % de la taxe foncière. La charge fiscale totale pour un propriétaire marseillais atteint ainsi 1 966 euros annuels, cumulant une forte pression fiscale avec un coût de la vie déjà classé 4e plus cher de France.

Nice, une pression fiscale étonnamment modérée

Le profil de Nice est diamétralement opposé. Bien qu’elle soit la 2e ville la plus chère de France en termes de coût de la vie, elle ne pointe qu’au 18e rang sur le plan fiscal. Avec un taux de taxe foncière de 41,70 % et une TEOM de 10,46 %, la charge annuelle s’élève à 1 565 euros, représentant 5,5 % du salaire net moyen local, l’un des ratios les plus bas du classement. Cette modération relative persiste malgré une hausse notable de son taux de taxe foncière, qui a progressé de 5,68 points entre 2022 et 2025.

Toulon, une situation intermédiaire et stable

Toulon se positionne au 11e rang, avec un indice fiscal de 2,40. Son taux de taxe foncière s’établit à 44,39 % et sa TEOM à 11,84 %, pour une charge totale de 1 687 euros par an. Contrairement à Nice, la municipalité toulonnaise a maintenu ses taux stables depuis 2022. La ville se distingue néanmoins par une TEOM élevée qui la place dans le top 5 national sur ce critère spécifique.

Résidences secondaires : des stratégies divergentes

Les trois métropoles se différencient également sur la majoration de la taxe d’habitation appliquée aux résidences secondaires. Marseille et Nice ont opté pour le taux maximal autorisé de 60 %, dans une logique de tension sur le marché immobilier. Toulon a fait le choix d’une politique nettement moins dissuasive, avec une majoration fixée à 20 %.

Un paradoxe national entre coût de la vie et fiscalité

L’étude de MoneyRadar met en lumière un paradoxe plus large : la carte de la fiscalité locale est souvent l’inverse de celle du coût de la vie. Des villes très chères comme Paris (20e), Lyon (19e) et Nice (18e) figurent parmi les moins taxées. À l’inverse, des villes jugées plus accessibles comme Grenoble (1ère) ou Le Havre (3e) subissent la plus forte pression fiscale du pays. Cette situation s’explique en partie par l’héritage des anciens taux départementaux de taxe foncière, transférés aux communes en 2021.

Le classement complet et la méthodologie détaillée de l’étude sont consultables sur le site de MoneyRadar (https://moneyradar.org/articles-economie-societe/quelle-est-la-ville-la-plus-taxee-de-france/).

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).