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MARSEILLE : Exposition des diplômés des Beaux-Arts de Marse…

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MARSEILLE : Exposition des diplômés des Beaux-Arts de Marseille 2025

L’exposition des diplômés des Beaux-Arts de Marseille 2025, intitulée « Entre deux eaux », se tiendra du 29 août au 28 septembre 2025 à la Friche la Belle de Mai.

Programme de la journée du vendredi 29 août 2025

• 16h30 : Vernissage public
• 18h : Remise des Prix François Bret & Région Sud
• Performances & activations d’œuvre tout au long de la journée

Pour la quatrième année consécutive, l’école des Beaux-Arts de Marseille présente l’exposition de ses diplômés. Conçue comme une œuvre collective, cet événement marque la fin du cursus des étudiants et leur offre un tremplin pour leur entrée dans le monde professionnel.

Succès des éditions précédentes

Après le succès des expositions « Habitacles » sous la direction de Jeanne Mercier, « DRIFT – Dérapage contrôlé » par Karin Schlageter, et « Campus Panic » avec Salma Mochtari, c’est au tour de Line Ajan d’accompagner les jeunes artistes et designers.

Thème de l’exposition

Intitulée « Entre deux eaux », l’exposition s’inspire du contexte local de Marseille, une ville bordée par la Méditerranée, et de la sensation de flottement qui accompagne la transition entre l’école et le monde professionnel. Les œuvres des 39 étudiants diplômés en art et design en 2025 abordent des questions écologiques, territoriales et sociopolitiques.

Contexte mondial et local

Un contexte mondial d’instabilité se dessine en filigrane de l’exposition, avec des politiques discriminatoires, des conséquences environnementales de la colonisation, des guerres impérialistes et des politiques néolibérales. Cette violence, auparavant lente et sourde, est devenue de plus en plus bruyante ces dernières années, avec des événements historiques comme les violences policières en France et les guerres contre la Palestine, le Liban, et le Congo.

Réalisations des œuvres

Réalisées pour la plupart entre 2023 et 2025, certaines des œuvres reflètent des inquiétudes liées à ce contexte, ainsi que des craintes plus situées liées au « vide de l’après école ». Cet entre deux eaux fait écho aux conditions ambivalentes des artistes récemment diplômés : des perspectives prometteuses, mais une réalité économique souvent précaire.

Transitions et flottement

Quitter l’école d’art pour entrer dans un monde marqué par une constellation de crises interconnectées – environnementales, économiques et sociopolitiques – soulève des questions tant matérielles qu’existentielles. Dans ce monde chancelant, certains étudiants choisissent de jouer de cette sensation de flottement, propre à diverses phases transitionnelles.

L’eau comme vecteur

D’autres pratiques s’attardent sur ce qui relie dans l’entre-deux, ou comment l’eau agit comme vecteur. Elles s’attachent aux transmissions d’histoires diasporiques, de mémoires familiales et culturelles, et de luttes intergénérationnelles. Si ces œuvres prennent pour points de départ des expériences intimes, elles résonnent néanmoins avec des réalités partagées et des futurs à réenchanter.

Citation de Line Ajan

Line Ajan, commissaire de l’exposition, déclare : « Intitulée Entre deux eaux, l’exposition des diplômés de l’école des Beaux-Arts de Marseille s’inspire à la fois du contexte local de Marseille – une ville bordée par la Méditerranée au sud et à l’ouest – et de la sensation troublante de flottement, entre deux réalités, qui accompagne le moment de transition qu’est la sortie de l’école d’art et de design. L’exposition s’appuie d’abord sur la prédominance des questions écologiques, territoriales et sociopolitiques dans les pratiques des 39 étudiants diplômés en art et design en 2025. Un contexte mondial d’instabilité s’inscrit en filigrane de l’exposition, tandis que l’on devine un paysage intranquille où une « violence lente » se déploie : politiques discriminatoires, conséquences environnementales de la colonisation, des guerres impérialistes et des politiques néolibérales, et autres extractivismes. A priori invisible et dispersée dans le temps et l’espace, cette violence, auparavant lente et sourde, est devenue de plus en plus bruyante ces dernières années : les violences policières en France et les guerres contre la Palestine, le Liban, et le Congo sont quelques-uns des événements historiques qui ont entouré la production de ces œuvres – et qui y sont parfois mentionnés. Réalisées pour la plupart entre 2023 et 2025, certaines des œuvres émanent d’inquiétudes vis-à-vis de ce contexte, ainsi que des craintes plus situées liées au « vide de l’après école ». Cet entre deux eaux fait écho aux conditions ambivalentes des artistes récemment diplômés : des perspectives que l’on espère prometteuses, mais une réalité économique souvent précaire. Quitter l’école d’art pour entrer dans un monde marqué par une constellation de crises interconnectées – environnementales, économiques et sociopolitiques – soulève des questions tant matérielles qu’existentielles. Dans ce monde chancelant, prêt à basculer à tout moment, certains étudiants choisissent de jouer de cette sensation de flottement, propre à diverses phases transitionnelles – allant du passage à l’adolescence jusqu’à la sortie de l’école d’art et de design. D’autres pratiques s’attardent sur ce qui relie dans l’entre-deux, ou comment l’eau agit comme vecteur. Elles s’attachent aux transmissions d’histoires diasporiques, de mémoires familiales et culturelles, et de luttes intergénérationnelles. Si ces œuvres prennent pour points de départ des expériences intimes, elles résonnent néanmoins avec des réalités partagées et des futurs à réenchanter. C’est ainsi que ces jeunes pratiques s’apparentent à « la mer [qui] comme un scandale de bleu, un fracas du désir / accentue le monde » qui nous entoure ».

Informations pratiques

Beaux-Arts de Marseille
Campus art Méditerranée
184 avenue de Luminy – 13009 Marseille
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